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Critique du Roman : L'Autobus de minuit
L'Autobus de minuit >

Critique du Roman : L'Autobus de minuit

Avis critique rédigé par David M. le dimanche 7 juin 2009 à 1629

C'est dangereux une ville la nuit

Caroline Daumier n'a pas eu une enfance facile, très tôt, elle perd son père, routier. Sa mère, plus pour éviter la solitude que par amour, se met en ménage avec un homme terne que la petite Caroline devra accepter comme beau-père.

Des années plus tard, à l'aube de sa majorité, Caro ne rêve que de quitter ce milieu familial oppressant pour vivre avec Jeannot, son petit ami...

Jean-Edouard Duplessy est un fils de bonne famille. Il a tout pour être heureux : argent, voitures, femmes. Mais son truc à lui, c'est tuer, nettoyer la ville de ce qu'elle a de plus immonde et abject, les clodos.

Tous ces destins vont être bouleversés par leur rencontre avec l'Autobus de Minuit.

Dés les premières lignes du prologue, Patrick Eris nous annonce la couleur, c'est de légende urbaine qu'il s'agit. Toutes les villes ont leurs légendes et Paris ne fait pas exception à la règle.

Celle qui nous est livrée ici est particulièrement sombre et à l'origine lointaine. Derrière le lustre des belles avenues, derrière le vernis fragile des apparences, se cache une autre ville, plus inquiétante, plus dangereuse dont le citoyen lambda n'a pas conscience sauf lorsque des routes improbables se croisent.

L'autobus de minuit est un livre noir, nocturne comme le laisse deviner son titre. Bien sur, il y a la ville la nuit, mais il y aussi les personnages au passé douloureux, aux vies brisées. Il y a bien peu de lumière et d'espoir dans ce roman.

Cependant, tout cela ne rend pas le récit illisible, bien au contraire, on est en présence d'un texte fantastique intéressant basé sur une idée prometteuse.

Le bémol principal se situe dans la longueur du récit. On oscille entre le roman et la novella, voire la longue nouvelle. 131 pages de chapitres courts, l'ouvrage se lit en quelques heures. Cela plaira à certains, mais risque aussi de laisser un amer goût de trop peu au lecteur amateur de fantastique dont je suis. L'intrigue était suffisamment riche que pour être plus amplement développée. Le récit aurait gagné en puissance si les personnages avaient eu plus de profondeur et si la ville était devenue partie intégrante de l'histoire.

On regrettera également l'explication donnée par l'auteur autour de la « naissance » de l'autobus de minuit, elle était superflue. Parfois il est bon de garder un voile de mystère sur les choses.

La conclusion de

Ce roman a été nominé au Prix Masterton et on peut facilement comprendre pourquoi, on nage dans un fantastique que Masterton lui-même ne renierait pas. La déception majeure se situe dans son manque d’épaisseur, le récit méritait un traitement plus en longueur afin de gagner en puissance. Un roman qui donne envie de découvrir les autres textes de cet auteur et les autres productions des éditions Malpertuis.

Que faut-il en retenir ?

  • Un potentiel très fort
  • Du fantastique urbain
  • Lecture rapide

Que faut-il oublier ?

  • Un goût de trop peu
  • Une explication du « mal » superflue

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