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Critique du Film : Humains
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Critique du Film : Humains

Avis critique rédigé par Vincent L. le vendredi 17 avril 2009 à 1247

Attack of the prehistoric monsters of Swizerland...

La différence entre slasher et survival est relativement ténue ; dirons-nous simplement que si le but du premier est d'amener ses personnages à mourir – si possible lentement et dans d'atroces souffrances – celui du second consiste à appuyer sa narration sur la survie des différents protagonistes. La différence visible se situe en général dans le nombre d'interprètes : nombreux dans un slasher, pour avoir un rythme de tuerie conséquent et éviter les chutes de rythme, il se révèle être bien moindre dans un survival ou il n'est pas forcément intéressant de voir tout le monde mourir très vite. La nature du danger n'est en soit pas forcément représentatif, un même élément pouvant se trouver dans ces deux sous-genres. Humains, quant à lui, se situe donc dans cette seconde veine : six personnages, perdus, confrontés à un danger potentiellement mortel et qui vont devoir survivre.

Passons sur la stupidité même du point de départ du film – il existe encore des lieux inexplorés en plein coeur de l'Europe ! - qui demande, à l'instar de survival plus réussis, de laisser sa logique de côté (le script de The Descent est-il foncièrement plus crédible ?) pour se laisser embarquer dans cette expédition vers les lointaines et inexplorées contrées suisses, à la recherche du fameux chaînon manquant de l'évolution humaine. C'est ainsi qu'alors qu'ils se trouvent sur la route d'un obscur petit patelin non référencé sur les cartes, deux groupes, paléontologues et randonneurs, vont avoir un petit accident de voiture sans gravité – pensez-vous, une chute de quelques centaines de mètres n'a jamais tué personne, ça se saurait ! - qui va les amener sur le territoire d'hommes aussi méchants que néandertaliens.

Passé cette grotesque incohérence de départ, nous allons donc suivre le parcours de ces six personnages, coincés au fin fond d'un énorme canyon suisse. C'est ici, après quinze minutes de films, que Humains grille une à une toutes ses munitions, et ce y compris pour un public assez tolérant. La première partie nous amène donc à assister, littéralement parlant, à une bête randonnée où l'ont suivrait un groupe de castors junior parti en stage de survie. Ici, l'unique élément stressant ne vient malheureusement que des jeux poussifs et horripilants de Lorànt Deutsch et de Sara Forestier.

Passablement endormi par cette première partie sans intérêt, le spectateur voit alors démarrer un début de commencement d'actions, alors que les fameux hommes préhistoriques passent à l'attaque. Bourrée d'incohérences en tout genre, cette seconde partie est au final être une vaste blague bien potache, alors que cette tribu s'avère être composée de Ron Perlman disposant d'une intelligence bien inférieure à la moyenne animale. On a donc papa Ron Perlman, maman Ron Perlman et l'ado Ron Perlman, tous grimés avec des masques que l'on croirait avoir été moulés sur le visage de cet acteurs.

Sur ce scénario tiré par les cheveux – quitte à avoir poussé le bouchon jusqu'à dire que des hommes préhistoriques vivaient à côté de chez nous, pourquoi leur avoir donné des motivations ? - d'énormes erreurs de script et de casting viennent enfoncer le clou. C'est ainsi que Philippe Nahon, qui apportait son physique et son charisme à un personnage assez intéressant, disparaît au bout de vingt minutes, que Sara Forestier se contente de mettre des lunettes en cul de bouteille pour faire comprendre que son personnage est intelligent et que Lorànt Deutsch tente de se la jouer Indiana Jones. Au final, seul Dominique Pinon, par son jeu solide – mais clairement pas original – arrive à surnager de cette débâcle totale.

Laissons néanmoins le bénéfice du doute aux réalisateurs – dont c'est ici le premier long-métrage – dont les quelques maladresses sont tout de même compensées par un sens du rythme bien propos. Considérant qu'il ne se passe quasiment rien dans Humains, et que, les rares fois où l'action avance, il en résulte une énormité scénaristique, force est de reconnaître qu'on ne s'ennuie pas trop pendant le film. A noter tout de même que les quelques morts qui émaillent le film sont assez réussies – notamment celle de Lorànt Deutsch – et ce malgré une absence évidente de violence graphique probablement destinée à faire un film tout public.

La conclusion de

Ce n'est pas Humains qui ramènera le survival à la mode dans les productions françaises. Malgré un certain sens du rythme, les deux réalisateurs n'ont en effet malheureusement pas réussi à compenser les énormes lacunes du scénario et de l'histoire, et encore moins à diriger deux acteurs principaux totalement en roue-libre, horripilants et mauvais du début à la fin.

Que faut-il en retenir ?

  • Du rythme,
  • De beaux paysages bien mis en valeur,
  • Quelques morts.

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario alignant les incohérences,
  • Des maquillages très moyens,
  • Une première partie sans intérêt,
  • Une violence graphique légère,
  • Des personnages pas attachants,
  • Laurent Deutch et Sara Forestier, nuls.

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