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Critique du Manga : Nabari
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Critique du Manga : Nabari

Avis critique rédigé par Lionel B. le mardi 24 février 2009 à 2206

Shinobi malgré lui

Si les shinobis ont une existence bien réelle, nombreux sont les mangas qui leur donnent un aspect fantastique. Le plus célèbre d'entre eux est sans conteste Naruto, manga qui a su trouver son public aux quatre coins du monde. Nous pouvons également citer Basilisk, adaptation d'un roman très réputé dans son pays, qui fut une conception plus mature de la vie de ninja. Bien d'autres titres ont vu le jour mais, aujourd'hui, nous parlerons plus particulièrement de Nabari de Yuhki Kamatani dont la publication débuta en 2004 chez Square Enix.


Alors qu'il se promène dans la forêt, Miharu Rokujô, un collégien sans histoire, assiste à une altercation entre Kôichi, un camarade de classe, et des Kairoshû, ninjas issus du très ancien clan Iga. Ces derniers, découvrant que le jeune collégien possède en lui les écrits du "Shinrabanshô", la plus puissante technique jamais mise au point par les ninjas du monde secret de Nabari, tentent de l'enlever. Mais leur projet fini par échouer grâce à l'aide des membres du club de nindô que sont Kôichi et le professeur Kumohira. Miharu va alors tenter de découvrir comment se débarrasser de ce qui est en lui...


Voici donc venir un nouveau shônen qui s'annonce, après lecture de ce premier tome, assez proche d'un Naruto tant par le thème abordé qu'est celui des ninjas, que par l'utilisation très surnaturelle du ninjutsu, ou bien encore par le fait que notre jeune héro renferme en lui une force qu'il ne peut contrôler. Cependant la ressemblance semble s'arrêter là puisque l'univers est quant à lui bien différent, tout comme la trame de l'histoire ainsi que le caractère de son personnage principal.

Contrairement à Naruto dans lequel Masashi Kishimoto a imaginé un univers totalement imaginaire dans lequel l'héroïc fantasy rencontre la culture nippone, Yuhki Kamatani fait le choix de retranscrire ses personnages dans un Japon contemporain, similaire à celui que nous connaissons. Ce choix oblige ses ninjas à dissimuler leur identité dans la vie quotidienne. Ainsi, la mangaka exploite à fond la spécialité des shinobis qu'est la furtivité.

Dans Nabari, il n'est pas question pour notre jeune héros de devenir le plus fort des ninjas, mais plutôt de se débarrasser de cette force qui est en lui. Dans un sens, Miharu Rokujô se rapproche plus d'un Shinji Ikaru, le héros de la série Evangelion, car tout deux ont pour point commun de chercher à fuir les responsabilités. Mais le principal protagoniste de Nabari se différencie de la plupart des héros de shônen dans son attitude qui exprime aussi bien la gentillesse que l'indifférence.

Deux thèmes semblent se dessiner à la lecture du premier volume de Nabari. Tout d'abord, l'écologie semble avoir une place prépondérante au vu du pouvoir de Rokujô qui fait pousser des arbres lorsque les écrits se dessinent sur son corps. L'autre thème, plus prononcé, a déjà été évoqué plus haut. Il s'agit d'affronter ses responsabilités. Un message récurent dans les mangas destinés à un public constitué essentiellement d'adolescents.

Nabari parvient à s'émanciper tant bien que mal des autres mangas du même genre. Cependant, même si la lecture s'avère agréable, l'auteur ne parvient pas à créer un engouement. Sûrement à cause du manque d'imprécision quant à l'intégration des shinobis dans notre monde, ou bien encore le peu de charisme que possèdent les différents personnages.


Hormis quelques légers problèmes de perspectives, ce titre apparaît graphiquement réussit. Le trait de Yuhki Kamatani fait preuve d'une grande finesse et l'ensemble se montre très détaillé tant au niveau des décors que des personnages. A noter également qu'un grand soin est apporté sur les tenues vestimentaires.

 

La conclusion de

Ni bon, ni mauvais, ce premier tome de Nabari ne parvient pas à rester dans les esprits mais garantie un bon moment de lecture. La suite sera t-elle créée cet engouement qui manque à ce premier volume ? Je n'en suis pas certain...

Que faut-il en retenir ?

  • Graphiquement assez joli
  • L'idée d'intégrer des ninjas dans une société contemporaine

Que faut-il oublier ?

  • Les personnages principaux qui manquent de profondeur
  • Certains éléments de l'histoire trop classique
  • L'histoire n'arrive pas à créer un engouement

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