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Critique du roman : La Lune seule le sait #1 [2000], par Manu B.

Avis critique rédigé par Manu B. le mardi 17 février 2009 à 16h48

Jules l'anarchiste

"Ceci est l'histoire d'un siècle fou. L'histoire de la plus belle rencontre qui se puisse rêver entre des espèces que tout sépare. Egalement, l'histoire d'une grande catastrophe..."

le 31 octobre 1889, un grand bouleversement a mis sens dessus dessous les rapports de force entre Louis-Napoléon et le reste du monde: une nef extra-terrestre atterrit à la clôture de l'exposition universelle. Les Ishkiss étaient venus en France et Napoléon III en a profité pour faire de lui le seul porte-parole de l'humanité. Les gains technologiques ont été considérables. Pendant dix ans, la France et l'Europe ont prospéré en adaptant la maîtrise biologique des extra-terrestres au savoir-faire mécanique des humains. Des vaisseaux hybrides ont été construits et la lune a déjà été foulée. Une base s'y est développée, abritant en sus un pénitentiaire qui fournit la main d'oeuvre pour construire les futurs engins qui iront coloniser les autres mondes. Louis Napoléon voit grand et cela inquiète...

En 2000, La Lune seule le sait paraissait. Ecrit par un jeune auteur, il reçoit le Prix Rosny Ainé 2001, l'estime des critiques et du public. Neuf ans plus tard, Johan Heliot a déjà vingt quatre ouvrages a son palmarès (dont Faerie Hackers), les Prix Bob Morane pour la nouvelle Obsidio et pour le roman La lune n'est pas pour nous, le prix Materton pour le roman Pandémonium et le Grand Prix de l'imaginaire pour le roman Bloodsilver. Les années ont passé et l'écrivain français n'a fait que confirmer le talent qu'il avait déjà au moment de La Lune seule le sait.

Johan Heliot apporte sa contribution à l'uchronie (genre difficile s'il en est) en décrivant un point de divergence historique en 1870: Louis-Napoléon n'a pas perdu contre la Prusse dans la célèbre bataille de Sedan. Lui et Otto Von Bismarck ne s'entretiendront pas à Donchery. Il ne signera pas l'acte de reddition au château de Bellevue et il ne mourra pas en 1873. Mais le sort s'acharne contre lui et un attentat le prive en 1871 de l'impératrice Eugénie et de son fils Eugène, alors âgé de quinze ans. La tristesse l'enferme sur lui-même et il gouverne dès lors en reclus. Dix sept ans plus tard, l'arrivée des Ishkiss change la donne et lui offre l'opportunité de recouvrer la splendeur de l'ancien empire. Cette année-là, Jules Verne a soixante et un ans, et il est déjà l'auteur de nombreux succès littéraires: cinq semaines en ballon, voyage au centre de la Terre, de la Terre à la lune, vingt mille lieues sous les mers, autour de la lune, le tour du monde en quatre-vingt jours, l'île mystérieuse, Michel Strogoff, les tribulations d'un chinois en Chine... La nouvelle situation le rend amer: lui le créateur de futurs est rattrapé par ses visions. Il est même dépassé par les possibilités que les Ishkiss proposent. Mais ce n'est pas dans cette perspective qu'il est l'acteur improvisé de Johan Heliot; il est là pour prêter main forte à la vague révolutionnaire qui sévit sur la lune. Ainsi l'histoire contient son créateur, et lui qui avait imaginé l'homme sur la lune, va s'envoler vers l'astre et rencontrer les nouveaux sélénites pour les libérer.
Johan Heliot prend soin d'être cohérent et de mêler, dans cette uchronie, Jules Verne et ses proches connaissances. Ce n'est donc pas un hasard si l'on y rencontre le fameux Hetzel. Et dans les rangs des anarchistes se trouve inévitablement l'une des figures de la Commune de Paris: Louise Michel.

Au final, ce roman se lit avec grand plaisir même si le dénouement est un peu trop évident et utopique. On aurait aimé que l'assentiment de l'écrivain pour cette autre voie historique transparaisse un peu moins clairement.
Par contre, le jonglage avec les personnages historiques est déjà bien maîtrisé. L'uchronie est un exercice difficile qui demande de nombreuses recherches. Pour un premier roman, c'est donc réussi.

La conclusion de à propos du Roman : La Lune seule le sait #1 [2000]

Manu B.
80

A mi chemin entre l'uchronie et le steampunk, La Lune seule le sait est aussi une utopie politique pleine d'imagination. Johan Heliot fait partie de la génération des auteurs talentueux que sont Thomas Day et Xavier Mauméjean.

Prix Rosny Ainé 2001.

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