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Critique du jeu de société : Metropolys [2008], par Vincent L.

Avis critique rédigé par Vincent L. le lundi 2 février 2009 à 07h34

Promoteur à Metropolys, un métier d'avenir...

Si ce n'est son pitch de départ ainsi que son nom – légèrement retouché comme l'auront déjà remarqué les puristes – renvoyant clairement au film de Fritz Lang, Metropolys n'a absolument rien de fantastique. Au contraire même, il est un jeu bassement terre-à-terre en ce que l'objectif de chaque joueur – ici des constructeurs immobiliers – est de faire fortune en écrasant ses adversaires. Nous sommes donc en présence d'une sorte de Monopoly où chaque participant doit prendre le contrôle de quartiers en y construisant un immeuble de sa couleur. Mais à Metropolys, point de billets, de dés, de prisons ou de cases départ, mais simplement une série d'immeubles numérotés de un à treize destinés à ce que les joueurs enchérissent ; celui qui aura posé l'immeuble avec la plus haute valeur sera le meilleur enchérisseur et pourra construire pour prendre le contrôle du quartier. Les autres, et bien, ils n'auront plus que leurs yeux pour pleurer.

Le principe, loin d'être inconnu, n'est jusqu'ici pas d'une folle originalité ; il apparaît d'ailleurs de prime abord comme potentiellement ennuyeux et, nécessairement, quelque peu rebutant. Mais l'originalité de Metropolys réside dans le fait que les enchères et les placements se font en même temps. Ainsi, lorsqu'un joueur enchérit sur un quartier, son adversaire ne pourra surenchérir que sur un quartier différent et adjacent. Un mécanisme à la fois simple et astucieux, mais suffisamment solide pour promettre la mise en place de belles stratégies destinées à choisir au mieux quelle position de départ permettra plus aisément d'arriver au quartier souhaité.

Pour ce faire et s'avérer efficace, il faudra de plus savoir lire dans le jeu des autres : chaque joueur possédant un ou deux objectifs secrets déterminant dans quelles conditions il gagne des points. Ainsi, par rapport au placement des immeubles adverses, il est possible – et même aisé – de découvrir les objectifs de chaque adversaire, la difficulté principale résidant plutôt dans le fait de les découvrir le rapidement possible. Entre les quartiers que l'on vise et ceux que l'on ne souhaite pas voir acquérir par l'adversaire, les parties ne se font généralement pas dans climat de pure déconne, mais, au contraire, sous tension, avec du calcul et des stratégies chiadées.

Le principal défaut des jeux d'enchères se trouvant généralement dans la routine – on finit par toujours faire les mêmes parties lorsque l'on joue avec les mêmes personnes – les concepteurs de Metropolys ont par ailleurs su compenser cette lacune en proposant un positionnement aléatoire, sur le plateau de jeu, de pions qui peuvent apporter des points (construire dans des quartiers chics) ou, au contraire, en retirer (construire sur des sites archéologiques). La combinaison objectifs secrets des joueurs/placement des pions sur le plateau fait au final suffisamment varier les parties pour qu'aucune ne se ressemble vraiment.

Le petit plus, enfin, de Metropolys, de trouve dans ses règles simples, faciles à expliquer, sans points de règles obscurs, et comportant plusieurs niveaux de difficulté. Sont ainsi proposées une version "famille" (où les joueurs ont un objectif) et une version "expert" (où les joueurs ont deux objectifs) qui permettent de s'adapter au public visé (débutant/confirmé, famille/gamers). Cerise sur le gâteau, enfin, le jeu à deux joueurs est réellement intéressant, voire un chouïa plus stratégique que celui à quatre (parce qu'il est plus facile de prévoir les réactions d'un joueur que celles combinées de quatre) ; Pour une fois que ce n'est pas qu'un argument commercial, on ne va pas s'en plaindre !

Reste que le matériel de jeu proposé, en plus d'être assez cheap, est plutôt vilain. Visuellement parlant, du plateau de jeu aux cartes d'objectif, on ne peut en effet pas dire que Metropolys casse des briques ; néanmoins, force est de reconnaitre qu'il est plutôt fonctionnel et permet une assimilation rapide des règles en ce que l'on est pas distrait par la beauté du tout. Niveau règles, on pourra également avoir à redire sur quelques objectifs difficiles et inintéressants, qu'il vaut peut-être mieux retirer du jeu sous peine de déséquilibrer les parties.

La conclusion de à propos du Jeu de société : Metropolys [2008]

Vincent L.
85

Laissez vous tenter, car Metropolys est un jeu d'enchères très réussi ! Possédant des règles à la fois simples et complètes réduisant la part de hasard au strict minimum, il permet aux joueurs d'élaborer et de mettre en place de vraies stratégies réfléchies. Certes, le matériel proposé est vraiment très laid, mais la fluidité des règles compense largement ce petit défaut.

Que faut-il en retenir ?

  • Des règles simples, facilement assimilables,
  • Une part de hasard réduite,
  • Plusieurs versions du jeu proposées,
  • Intéressant à deux.

Que faut-il oublier ?

  • Du matériel vraiment moche,
  • Quelques objectifs déséquilibrés.

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