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Succubus Blues >

Critique du Roman : Succubus Blues

Avis critique rédigé par Lucie M. le mardi 27 janvier 2009 à 13:04

Le blues du Succube

"Du temps des puritains, un succube ne rencontrait aucune difficulté pour corrompre les âmes, puisque presque rien de ce qui touchait de près ou de loin au sexe et au plaisir ne trouvait rien à redire au sexe avant le mariage, aucun péché n’est donc commis. Ces dernières années, les succubes ont dû faire preuve de plus en plus d’imagination afin d’obtenir leur dose d’énergie et de corrompre quelques âmes."

Qu’est-ce qu’un succube ? Un succube est un démon de sexe féminin qui a pour, ainsi dire, mission de voler le fluide vital des hommes en leur faisant l’amour durant leur sommeil. Les succubes sont les filles de Lilith et elles sont à la fois redoutées et désirées. Leur équivalent masculin se nomme l’Incube et ils sont également nés des entrailles de Lilith. Qu’est-ce que le blues du succube ? Et bien ne pas pouvoir aimer un homme simplement ; sans lui voler peu à peu toute sa vitalité en l’embrassant ou en faisant l’amour avec lui. C’est pour cela que Georgina Kincaid s’applique avec sérieux à ne pas faire l’amour avec des hommes qu’elle pourrait aimer tendrement, mais plutôt en s’envoyer en l’air avec des hommes peu scrupuleux. Ce qui lui complique énormément la vie puisqu’un succube a un potentiel sexuel assez prononcé et notamment éprouve le besoin de s’envoyer en l’air souvent pour garder son énergie intacte pour ne pas dépérir. Puis la séduction chez un succube est comme une seconde nature donc Georgina n’est pas une femme à passée inaperçue et bien malgré elle. Un succube a également grand besoin de cette énergie, car elle peut facilement changer de forme pour assouvir les désirs de tout un chacun. Mais Georgina évite de le faire trop souvent et depuis quelque temps elle ne fait même plus sa part du boulot de succube dans la ville de Seattle. Etant le succube de la communauté surnaturelle de Seattle, elle doit corrompre quand même quelques âmes! Et bien non ! Et son supérieur Jérôme, un archidémon de haut rang qui a pris l’apparence de John Cusak, en a plus qu’assez. Mais bon ce n’est pas cela le plus important pour Georgina puisque bientôt elle va pouvoir rencontrer l’un de ses auteurs favoris, le séduisant Seth Mortensen. Et là elle va devoir se retenir de toutes ses forces pour ne pas tout tenter pour séduire cet homme. Georgina à la chance d’être libraire, elle aime boire du moka blanc, lire, dansez et essayez d’oublier qu’elle est en fait un succube. Ce qui n’est pas une mince affaire puisque depuis quelque temps des meurtres inexpliqués se produisent dans la communauté surnaturelle de Seattle et Georgina reçoit de la part de ce mystérieux tueur des petits mots énigmatiques.

Certains diront encore un titre de bit-lit – un sous-genre de fantasy urbaine écrit par des femmes pour les femmes avec pas mal de sexe - dans la collection de l’Ombre de Bragelonne. Et oui encore une histoire à « l’eau de rose » avec une héroïne complètement perturbée par sa vie amoureuse, une vie soit dit en passant pas très normale et qui lui attire pas mal de problèmes. Que vous voulez le genre a l'air de fonctionner très bien et je peux vous dire qu’il n’y a pas que des femmes qui aiment se lire un roman de bit-lit de temps en temps pour s’aérer la tête. Et ces gens-là ont bien raison ! La lecture est également faite pour se détendre et non pas pour des pseudo-intellos qui aiment lire pour se prendre la tête. Pourquoi dire cela ? Parce que c’est fatigant de se justifier à chaque fois qu'on lit de la littérature dite populairement de « gare ». Pourtant, certaines personnes devraient essayer d’en lire un peu plus ça pourrait sûrement les rendre plus détendus et donc plus enclins à l’amabilité ! Puis, pas mal de ces romans sont loin d’être « gnian-gnian » et Succubus blues le prouve lui aussi ; sauf que pour celui-ci il sera plus pour la gente féminine. Prenez également Morsure de Kelley Armstrong et L'Appel de la Lune de Patricia Briggs qui sont pour moi les meilleurs des parutions bit-lit de Bragelonne et de son label Milady qui ne sont pas fleur bleue pour un sous.

Donc oui encore un titre de bit-lit au catalogue des éditions Bragelonne. Celui-ci sort d’ailleurs un peu de l’ordinaire puisque son auteure Richelle Mead utilise des créatures bibliques comme des anges, des démons et même des nephilim avec bien évidemment au milieu un succube, des vampires et des libraires ! Oui cela est bénéfique au roman ce côté très proche du métier du livre et de tout ce qui s’y approche. On devine aisément que l’auteure affectionne les romans, on le ressent, et comme beaucoup de lecteurs, qui le sont aussi, cette particularité tisse un lien étroit avec cette série, qui compte déjà à son actif trois histoires, dont une qui sera publiée cette année. Richelle Mead sait mettre à l’aise le lecteur avec des situations cocasses, avec un récit comportant beaucoup de dialogues qui donnent un rythme effréné à l’histoire, avec des flashs blacks très intéressants nous révélant la vie passée de l’héroïne et bien évidemment en rendant les personnages de l’histoire vraiment attachants. Georgina est vraiment attachante. Forte en gueule, elle n’est jamais la dernière à se mettre dans l’embarra et elle détient bien évidemment un sex-appeal tellement décuplé qu’elle ne peut laisser de glace. Oui son côté succube fait même chavirer le lecteur ! Seulement un petit bémol pointe à l’horizon. C’est au niveau de l’intrigue que pèche un peu l’auteure. L’intrigue principale se devine très vite. Oui on se doute dès le départ de qui est le grand méchant, mais bon ce n’est en réalité pas très dramatique parce qu’avec tous les bons côtés que je vous ai cités plus haut ; Succubus blues reste un roman très distrayant et plein de fantaisie. De plus, il faut remarquer le travail exceptionnel de la couverture réalisée par l'un des meilleurs illustrateur de Dark Fantasy du moment Jean-Sébastien Rossbach.

75

Succubus Blues est un rayon de détente pour l'âme d'un lecteur en peine de distraction. Richelle Mead utilise avec humour des créatures très peu usitées dans le domaine et s'en sort avec une histoire bien rythmée, une héroïne qui a du répondant, du sex-appeal et qui bosse dans le milieu du livre. Seul bémol une intrigue pas très recherchée, mais qui ne gâche absolument pas la lecture du roman.

 

 

Critique de publiée le 27 janvier 2009.

Que faut-il en retenir ?

  • Histoire rythmée
  • Créatures fantastiques peu usitées
  • Dialogues
  • La métier de Georgina: Libraire
  • Georgina Kincaid
  • L'illustration de couverture de Jean-Sébastien Rossbach

Que faut-il oublier ?

  • Manque d'intrigue
  •  

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