75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°7 : Reconfigurez votre Adblock d'un coup de baguette magique. Harry P. l'a fait et n'a pas eu de séquelles.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique du Roman : Les Noctivores
Les Noctivores >

Critique du Roman : Les Noctivores

Avis critique rédigé par Manu B. le vendredi 16 janvier 2009 à 1143

Nous sommes tous des expériences ratées

"- Prenez place, dit Claire, entrez dans le cercle... Faites silence, maintenant, l'histoire va commence... Chargement frontal. Routines mécaniques contraintes. Péniblement, le levier de réception soulève l'épais bouclier opaque. En écho à ses grincements laborieux, deux pointes s'enfoncent sèchement au voisinage des bobines pour débloquer leur verrou. Cliquetis usé. Latence..."
Huit années ont passé depuis que Teitomo est mort. Après que la première souche de Chromozone a infesté tous les réseaux, réduit les appareils électroniques en objets d'ornement inutiles, et complètement paralysé la planète, le chaos a vite fait le ménage dans toutes les villes. Ce fut la première apocalypse. Mais des embryons de sociétés émergèrent, dirigées par des hommes qui refusèrent la barbarie. Alors que la civilisation renaissait, un autre type de communication fut créée entre les villes: la phéromunication. Mais Peter, le génie de Karmax, a voulu jouer avec le diable en isolant le Chromozone. Il ne pensait pas que Zentech essaierait de plomber Karmax. De la folie de cet acte apparut une souche mutante de Chromozone qui infesta les phéromones et tous ceux qui les respiraient. Le virus numérique était passé du virtuel au réel. Les hommes devinrent fous, des bêtes cruelles capables de tuer père et mère. Ils étaient comme des zombies, ivres du sang des autres. Tout était à refaire. Huit années ont passé depuis que Teitomo est mort à cause de cette folie, pour sauver Justine, Gemini et les autres de la Tribu, sur une île au large de Brest. Et c'est dans la ville de Lourdes que retentissent les chants d'un espoir: Cendre, le garçon frêle et malingre, est capable d'apporter le Feu Divin sur les porteurs du virus...
Stéphane Beauverger a fait fort avec son premier roman Chromozone, un futur sombre et désespéré digne des romans de Thierry Di Rollo. Son roman a marqué les esprits, mais l'auteur semble n'en avoir pas terminé puisque, aux éditions La Volte, il fait son retour. Le plus difficile quand on écrit un bon premier roman, c'est de confirmer dans la suite. Voyons voir ce qu'il va apporter.
On reprend les survivants et on recommence. L'intrigue tourne principalement autour de trois personnages: Lucie, l'un des membres de la tribu (dont c'est aussi la plus jeune) et qui s'opposait aux Keltiks, Justine qui est l'ex-femme de Peter le génie de Karmax, maintenant à la tête des Keltiks qu'elle a pris sous sa coupe, et Cendre le jeune prodige capable de miracles. Ajoutons à cela trois forces dont l'une est dirigée par Peter, l'autre dirigée par Khaleel, et la dernière dirigée par Justine et Gemini. Mais ce qu'ignorent Cendre, Lucie et Justine, c'est que les deux premières factions, les plus puissantes aussi, se sont réorganisées de manière spectaculaire.
Si Chromozone avait séduit les lecteurs par son côté sombre, par sa violence et son idée de phéromunication, Les Noctivores brille par son manque d'idées neuves. Cela n'empêche pas sa lecture d'être aussi captivante, car ce monde post-apocalyptique a de nombreux atouts pour enthousiasmer n'importe quel lecteur, parce qu'il nous réserve quelques belles plongées abyssales dans la conscience terrifiante de Justine, et parce que Stéphane Beauverger nous réserve toujours le meilleur de l'action pour la fin. Non, ce qui risque de décevoir, c'est d'avoir le sentiment que ce roman n'est qu'un intermède scénaristique dans la saga. On avance dans la trame de l'histoire, mais pas assez vite.

La conclusion de

Les Noctivores est une suite presque réussie de Chromozone. Stéphane Beauverger, malgré la mort de son héros Teitomo à la fin de son précédent roman, relance l'intérêt avec une intrigue bien maîtrisée. On lui reprochera, par contre, la fin trop ouverte, béante, qui appelle la suite de toutes ses forces: La Cité nymphale. En espérant qu'elle tiendra ses promesses.

Acheter Les Noctivores en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Les Noctivores sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+

Les autres critiques de Chromozone

En savoir plus sur l'oeuvre Chromozone