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Critique du Roman : le Petit cabaret des morts
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Critique du Roman : le Petit cabaret des morts

Avis critique rédigé par Manu B. le dimanche 30 novembre 2008 à 1602

Tragédie en trois actes

"Viervy, antique station des Alpes, fière de ses neuf cents mètres d'altitude, se mire dans un lac vert sombre comme un regard de naïade. Si la vie s'y partage entre les plaisirs de l'eau (l'été) et ceux de la neige (l'hiver), les autres saisons y ont aussi leurs attraits. Son mois de mai, en particulier, est si doux qu'on n'imagine pas que l'on puisse y mourir. L'on y meurt, cependant, comme ailleurs et partout... Même s'il arrive que l'âme, une fois séparée du corps, y suive un destin inhabituel..."
A Viervy en 1988, Romain et Yorenn, neveu et nièce des frères Maxime et Ivan Algeiba, n'ont pas la vie qu'ils avaient rêvée. Leur relation fusionnelle érige des barrières entre le frère et la sœur et le reste du monde. Ils se produisent dans un numéro d'acrobates pour survivre. La jalousie de Romain, sa folie aura raison de ce ménage incestueux mais platonique lorsqu'il découvrira le rapprochement entre sa soeur le tombeur local, Alvar Cuervos. De rage, il prend cachets et drogues et meurt d'une overdose. Le suicide terrasse Yorenn qui se réfugie peu à peu dans les bras d'Alvar qui travaille entre autre pour un médecin un peu spécial: il a la secrète capacité de retenir les âmes des défunts dans son laboratoire souterrain. Romain, fraîchement suicidé se retrouve rapidement entre ses griffes pour d'abominables expériences. Pendant ce temps, Alvar attend son heure auprès du docteur fou ; il a des capacités thanatologiques hors du commun. Il n'est autre que le fils de Bran Hadès, le maître déchu d'Hadès Palace...
Onzième roman de Francis Berthelot, le petit cabaret des morts est aussi le septième volet de la fresque le rêve du Démiurge, après l'ombre d'un soldat, le jongleur interrompu, Mélusath, le jeu du Cormoran, Nuit de colère et Hadès Palace. Ce dernier roman est de nouveau publié aux éditions Le Belial'.
Pour ceux qui ont lu les autres romans du rêve du Démiurge, ils pourront retrouver deux des personnages phares des précédents roman -Ivan qu'on avait suivi dans le jeu du Cormoran et Maxime, héros d'Hadès Palace- ainsi que quelques autres personnages secondaires. Mais les tenants et aboutissants sont brièvement et suffisamment résumés pour que tout soit clair dès le début du livre; un résumé suffisant et nécessaire puisque l'une des idées tourne autour de la brouille qui a séparé les deux frères. Francis Berthelot écrit son roman comme une tragédie grecque. Tous les ingrédients y sont présents: les choeurs, les thèmes conflictuels, les coups de théâtre et même la construction du texte (il consent même à écrire en alexandrins, à pousser la rime et les chants lyriques antiques dans plusieurs chapitres) sont directement inspirés par la littérature classique grecque. Après la moderne adaptation de la divine comédie de Dante et le mythe d'Orphée (qui décidément inspire les auteurs de transfiction) dans Hadès Palace, l'écrivain français semble revisiter d'autres mythes et d'autres personnages liés à Hadès. On pourra faire le rapprochement avec Antigone, Polynice et Etéocle, Cerbère, le Tartare... et plus si divinité. Il replace aussi le monde artistique (et spécialement les arts du cirque) au centre du roman et l'idée que se fait l'artiste vis à vis de son art. Faut-il pour l'exercer se faire l'esclave d'un monstre ? Faut-il se damner pour connaître la gloire ? On pourra regretter qu'Alvar n'ait pas la stature et le charisme de son père, les quatre autres personnages lui volant aisément la vedette. L'atmosphère aurait gagné à être encore plus pesante et étouffante. Malgré tout, l'écriture de Francis Berthelot pallie ce léger bémol en insufflant au récit une force remarquable.

La conclusion de

Au final, le petit cabaret des morts apporte une pierre de plus à l'édifice du rêve du Démiurge, une fresque tragique et marquante de la science fiction française.

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