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Critique du Jeu de rôle : R.O.B.O:T. 2ème édition
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Critique du Jeu de rôle : R.O.B.O:T. 2ème édition

Avis critique rédigé par Vincent L. le jeudi 27 novembre 2008 à 0734

Qui veut jouer un grille-pain transformers ?

Fort d’une première édition sortie en PDF en 2006 sous l’étendard des Studios Mammouth, Réforme des Organisme Biologique Obsolète : Terminée, ou R.O.B.O:T , revient en cette fin d’année sous un format papier plus traditionnel publié par les Éditions Icare. R.O.B.O:T, jeu SF futuriste, propose aux joueurs, comme son nom l’indique, d’incarner les machines qui ont purement et simplement anéantit tous les organismes biologiques terriens pour les remplacer par leurs équivalents robotiques. Des masses de métal, du transformers au T800 en passant par le tractopelle ou le grille-pain, qui vont alors se découvrir certains vices typiques de leurs prédécesseurs humains.

Si le concept du jeu pouvait légitimement en effrayer plus d’un – y a-t-il un réel intérêt à jouer une bête machine ? - R.O.B.O:T donne le ton dès ses premières pages ; nous ne sommes en effet pas ici en présence d’un jeu sérieux, dark ou glauque, mais bien d’un univers fun et décomplexé destiné à des parties endiablées clairement placées sous le signe de la déconne. Et si l’on est pas ici en présence d’un jeu potache à la Brain soda, l’univers et les thèmes qu’il peut proposer permettent cependant de mettre en place des scénarios construits dans lequel les principales formes d’humour viendront bel et bien des réactions des personnages et, de fait, de l’interprétation des joueurs.

Dans l’univers défini par le background de R.O.B.O:T, les possibilités de jeux sont très nombreuses. Si force est de constater que le système de jeu s’oriente énormément vers l’action, il est envisageable de mettre en place des histoires policières, des scénarios politiques ou des modules d’aventures très pulp. Le maître mot est en effet d’inclure dans les différentes histoires autant de travers humains que possible, tout en les transposant sur des robots. Meurtre, religion, orgueil, avarice pimentent un univers qui devrait normalement être carré et qui ne devrait se composer que de zéro et de un. La quête identitaire des robots reste ainsi l’idée forte du jeu en ce que chaque personnage pourra s’écarter des stéréotypes de son modèle d’origine (est-ce possible, par exemple, qu’un robot laborantin puisse avoir des envies de meurtres ?). Nous sommes ici en présence d’un background sympathique et, chose rare, totalement complet et prêt à être immédiatement utilisé (notamment grâce aux trois scénarios que contient le livre de base).

Ainsi, au départ, les personnages sont basés sur une série robotique bien particulière. À partir de ce modèle de base, les joueurs vont pouvoir littéralement construire leurs personnages en les customisant avec un nombre assez conséquent de périphériques et, ce faisant, les rendre uniques. Une phase amusante et intéressante en ce qu’elle permet d’assumer en toute liberté tous les fantasmes littéraires ou cinéphiles que l’on puisse avoir : Mégatron, le T800, Sony, Johnny 5, ED209, R2D2, Maria, j’en passe et des meilleurs. Toute source d’inspiration est ici bonne à prendre et l’on se fait en général plaisir en construisant son personnage pièce par pièce.

Le système de jeu est à la fois simple et efficace, agrémentée de très bonnes idées, notamment le principe de la gestion d’énergie ; le personnage dispose ainsi d’une réserve d’énergie – l’équivalent de points d’actions – qui lui permettront de lancer des dès. Plus il lancera de dés, plus il aura de chance de réussir, mais plus il perdra d'énergie. Les combats prennent un petit côté tactique non négligeable et pas du tout désagréable en ce que le joueur devra au mieux gérer les actions de sa machine. C’est d’ailleurs à ce niveau que certains pourront trouver les limites du jeu en ce que son système est peut-être trop orienté action, et ce au détriment de tout ce qui peut-être psychologie ou roleplay. Le jeu se veut clairement être bourrin, et si son système n’exclut pas de scénarios subtils, disons simplement qu’il ne les favorise pas non plus.

Mais le principal défaut de R.O.B.O:T reste tout de même son inadéquation avec le jeu en campagne ; si ce n’est le plaisir de customiser un petit peu plus son personnage, ainsi que de pouvoir le rejouer, les trames scénaristiques permettant des campagnes de longues haleine semblent inexistantes. Si le jeu regorge pourtant d’énormément d’idées, aucune d’elle ne semble pouvoir tenir le choc sur plus d’un ou deux scénarios. C’est ici que l’on trouve le paradoxe principal du jeu – à l’instar de Maléfices – en ce que la création de personnage, aussi plaisante soit-elle, est trop longue pour être parfaitement adaptée au style de jeu one-shot.

La conclusion de

Fun et décomplexé, R.O.B.O:T est un petit jeu de rôle très sympathique qui joue la carte de l’action et de l’humour. Très référencé, permettant de multiples possibilités d’aventure, il s’avère idéal pour des parties one-shot courtes et rythmées. Dommage, cependant, que le background n’offre pas les possibilités de pouvoir jouer dans le cadre d’une longue campagne.

Que faut-il en retenir ?

  • Background fun,
  • Un jeu pluriel où plusieurs styles peuvent cohabiter,
  • Système de jeu simple et efficace,
  • Création de personnage intéressante,
  • Idéal en one-shot.

Que faut-il oublier ?

  • Concept limité pour des campagnes,
  • Trop orienté action,
  • De nombreuses fautes d’orthographes.

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