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Critique du roman : Sauvagerie [2008], par Manu B.

Avis critique rédigé par Manu B. le mardi 14 octobre 2008 à 17h00

Pangbourne Pang

"25 août 1988. Par où commencer ? On a déjà tant écrit sur le massacre de Pangbourne, ainsi qu'il est désormais connu dans les tabloïds du monde entier, que j'ai du mal à avoir une vision nette de ce tragique événement. Au cours des deux derniers mois, il y a eu tant d'émissions de télévision à propos des trente-deux habitants assassinés de cette luxueuse résidence à l'ouest de Londres, tant de spéculations concernant l'enlèvement de leurs treize enfants, qu'il ne reste guère de place pour une seule hypothèse nouvelle..."
25 juin 1988. Pangbourne. Trente deux morts. Treize enfants disparus. Un massacre. Un mystère. Le Dr Richard Greville, consultant psychiatre est envoyé pour appuyer la police locale qui ne sait où chercher le ou les assassins, le ou les kidnappeurs. Aucune rançon n'a été réclamée. Le mystère reste entier. A force d'interroger l'entourage des familles, le Dr Greville et l'un des policiers enquêteurs commencent à formuler une hypothèse complètement folle mais de plus en plus confirmée par les preuves. Hélas, elle irait à l'encontre de l'opinion publique...
Le massacre du 19 août 1987, dans le Berkshire, où Michael Robert Ryan tue seize personnes, semble avoir inspiré J. G. Ballard. L'écrivain anglais s'empare du sujet morbide pour monter une intrigue un peu plus complexe, même si la tuerie du Berkshire ne repose en rien sur des fondements psychologiques simples. Le sujet a toujours inspiré les auteurs, même en SF. Christopher Priest a écrit un roman extrêmement intéressant sur une tuerie similaire dans la petite ville de Bulverton (Devon): les extrêmes. C'est là qu'on réalise que les mots peuvent exprimer une violence inouïe. A l'instar de cet autre auteur, Ballard décrit avec moult détails cette zone résidentielle où un petit monde à part bouillonnait. Il y raconte l'organisation sans faille, la vie saine pour le corps et l'esprit, ce petit bout de paradis que chacun des habitants pouvait partager. Or, c'est dans ce coin bien précis que l'horreur a surgi sous la forme d'un massacre indescriptible.
Malgré les nombreuses questions surgies du mystère entourant la tuerie, le lecteur devine rapidement qui sont les responsables de cette boucherie. Mais l'auteur semble vite s'en moquer car les questions essentielles sont le comment et surtout le pourquoi. Pourquoi l'horreur dans cet endroit merveilleux? Comment en sont ils venus à ça ? Comme attendu, l'intrigue est bien construite. Ballard nous place pile à l'endroit où il voulait, dans la tête de ce psychiatre aux froides réflexions et analyses détachées mais lucides. Cet effet est d'autant plus accentué par un style froid et analytique, de façon à ne pas distraire le lecteur de l'essentiel. Une ambiance digne du meilleur des mondes. Mais pas seulement l'ambiance, pas seulement.

La conclusion de à propos du Roman : Sauvagerie [2008]

Manu B.
80

Court, concis et palpitant, sauvagerie est une enquête fictive palpitante. James Graham Ballard maîtrise son sujet de bout en bout en allant directement à l'essentiel pour poser les bonnes questions.

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