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La Science de Stephen King >

Critique du Livre : La Science de Stephen King

Avis critique rédigé par Manu B. le mardi 7 octobre 2008 à 14:20

De la science fiction à la science

"Certaines personnes sont nées pour écrire. C'est assurément le cas de Stephen King. Selon lui, tel que publié dans son site Web officiel (www.stephenking.com), « J'ai été fait pour écrire des histoires et j'adore écrire des histoires. C'est pourquoi je le fais. »..."
Si Stephen King est considéré comme le maître du fantastique et de l'horreur, il est assez évident que l'élément fantastique pourrait avoir une origine scientifique. Nous, lecteurs de science fiction savons combien l'inimaginable situation dans laquelle les personnages de fiction se trouvent, au comble de l'horreur, pourrait avoir une explication vraisemblable... si la technologie et la science nous le permettait. C'est dans cette optique que Loïs Gresh et Robert Weinberg ont voulu écrire ce livre.
Robert Weinberg est un écrivain qui est très peu connu en France (on ne lui connaît que deux parutions: en 2000, Le baiser de l'homme mort dans la défunte maison d'édition l'Oxymore et les superhéros et la science en 2004 aux éditions Flammarion). Loïs Gresh était son co-auteur pour les superhéros et la science et a écrit les mondes magiques d'Eragon. Ces deux-là ne se quittent plus puisque la science de Stephen King est leur septième collaboration après la science de... James Bond, des anime et des superméchants.
Si le concept peut être intéressant, il faut de la matière pour pouvoir discuter de la science, à partir d'un auteur plutôt orienté vers le fantastique. Aussi, les auteurs ont-ils décortiqué un certain nombre d'oeuvres pour placer et expliquer tel ou tel concept. A dire vrai, ils ont choisi Stephen King pour la grande richesse de ses oeuvres et pour la quantité phénoménale de romans qu'il a écrites, pour en tirer la substantifique moelle. Vu sous cet angle, il ne faut pas s'attendre à lire un livre qui explique les romans de Stephen King dans leur contexte. Les romans sur lesquels s'appuie le livre n'est au fond que source de digression, même s'ils prennent le temps d'en raconter l'intrigue. On aurait préféré qu'ils s'intéressent à la genèse des histoires, aux sources mêmes dans lesquelles l'auteur du Maine a puisé son inspiration.
C'est ainsi que de Carrie et Charlie, ils en viennent à parler des facultés paranormales et de l'existence hypothétique de ces dons, leur histoire et de leur validité. Ils en arrivent même à argumenter sur le concept de conscience, de l'âme dans la philosophie et dans l'histoire de la religion. Curieuse passerelle, même si le lien avec la mère de Carrie est évident. Avec "Truks", on en vient à discuter des intelligences artificielles, des robots et donc de l'horrible futur que se réserve l'humanité si jamais les IA prenaient le pouvoir. Curieusement, il n'y a pas aucune mention d'Alan Turing. En partant des Tommyknockers, Gresh et Weinberg réussissent de fil en aiguille à parler de l'existence des extra-terrestres, des planètes telluriques sur lesquelles la vie pourrait voir le jour. Ils montrent aussi grâce à des équations que la vie doit exister dans la galaxie et l'univers. On aurait aimé qu'ils citent aussi le principe de Fermi, juste une fois. Plus fort encore, c'est à partir de la Tour Sombre que les auteurs digressent jusque la mécanique quantique, la théorie du tout et la théorie des cordes. De la même manière, ils abordent d'autres sujets tels que les mondes parallèles, les pandémies et autres curiosités scientifiques.
(Allez, juste en passant, parce que ça devient énervant à force: on aurait aimé qu'ils citent au moins une fois dans le livre les noms d'auteurs de hard science tels que Stephen Baxter, Greg Bear, Gregory Benford, Vernor Vinge, Alastair Reynolds, Greg Egan ou Kim Stanley Robinson (il n'y a d'ailleurs aucune citation de roman écrit après 1990) et non certains auteurs de pulp ou de space opera de l'âge d'or. En SF, nous avons aussi des auteurs qui ont de solides bases scientifiques, des astrophysiciens, des mathématiciens et autres joyeusetés. Et si le lecteur de littérature générale prend pour argent comptant ce qu'il y a dans ce livre, il se confortera dans l'idée que la science fiction, c'est encore une littérature pour adolescents boutonneux.)
Au final, c'est plutôt dans la forme que ce livre est bancal. D'abord à cause du lien ténu entre King et la science. La difficulté des auteurs a dû être de trouver à partir de quel roman de Stephen King ils allaient pouvoir aborder la mécanique quantique ou bien la virologie. Ils n'avaient pourtant qu'à puiser dans les dernières parutions des auteurs de hard science du moment. Ensuite, on y dénote un flou artistique dans l'enchaînement des concepts et des idées. On a parfois l'impression d'assister à une énumération d'idées relatives à tel ou tel concept, sans véritable lien. La lecture s'en ressent fortement. Enfin, il manque la rigueur scientifique. Les explications ne sont parfois pas claires même pour le lecteur qui s'y connaît en tant soit peu, et les concepts scientifiques ne semblent pas maîtrisés. Soit le lecteur manque d'informations pour comprendre l'idée, soit il est noyé sous les informations, ce qui revient au même, en fin de compte. Sur le fond, on sent une énorme recherche sur les idées développées, avec le souci de faire un historique complet et la louable intention de faire comprendre un maximum de choses au néophyte (l'explication des suites géométriques et arithmétiques sur deux pages est assez savoureuse). Mais on en revient inévitablement à la forme qui gâche l'ensemble.

65

Bien documenté, Loïs Gresh et Robert Weinberg se prêtent au jeu du décodage scientifique dans l'oeuvre de Stephen King au travers de plusieurs de ses grands succès: Carrie, les Tommyknockers, Dreamcatcher, le Fléau, la Tour Sombre, Charlie et bien d'autres encore.

Critique de publiée le 7 octobre 2008.

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