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Critique du Roman : L'accroissement mathématique du plaisir
L'accroissement mathématique du plaisir >

Critique du Roman : L'accroissement mathématique du plaisir

Avis critique rédigé par Manu B. le mardi 23 septembre 2008 à 1648

La liste des sentiments autorisés

"A l'époque où Malo rencontra son premier vampire, il frôlait la dépression. Après deux ans de bons et loyaux services en tant que Life Time Value Manager chez Johnson & Johnson, une persistante absence de cravate doublée d'une regrettable propension à quitter le bureau en sifflotant sitôt le travail bouclé lui avait valu une mise au placard définitive..."
Pour ceux qui ne la connaîtraient pas encore, c'est l'auteur de Blanche-neige et les sept missiles, l'ivresse des providers, Merlin l'ange chanteur, l'immortalité moins six minutes, délires d'Orphée et le goût de l'immortalité. Les prix se sont succédé pour ces romans. La cerise sur le gâteau, ce serait que Catherine Dufour ait non seulement du talent sur le texte long, mais aussi sur le format court. Recevoir le Grand Prix de l'imaginaire 2008 pour sa nouvelle l'immaculée conception serait-il un signe ? C'est l'occasion pour nous, chers lecteurs, de faire le tour de la question en nous penchant sur l'accroissement mathématique du plaisir, Le recueil des vingt meilleures nouvelles de Catherine Dufour, depuis 2001 jusqu'à récemment (dont sept inédites) paru aux éditions du Belial'
Après coup, c'est à se demander si ça vaut le coup de faire un papier sur ce recueil quand, après avoir dévoré le recueil, vous vous apprêtez à lire la préface, la postface et l'interview de cet auteur par Brian Stableford et Richard Comballot. Tout y est. Les explications, le contexte, l'écriture, l'analyse des textes, tout y est. Tout. Il ne me reste plus qu'à plagier.
Plonger dans ce recueil, c'est se soumettre aux effets de marée, de style, de rythme et d'images aléatoires. Sur la forme, Catherine Dufour est capable d'écrire un Français de charretier tout comme de se mettre dans la peau d'un auteur du XVIIIe siècle. Essayeuse ou essayiste de style, elle donne pourtant l'impression de s'amuser comme une folle à singer un classique ou un slameur. Elle joue aussi dans les intervalles. C'est comme si elle se donnait des défis à chaque nouvelle. Il y a un jeu et une maîtrise sémantique indéniable dans chaque phrase, chaque mot. Sur le fond, elle écrit sur la mort, la musique, l'amour, l'art mais aussi et surtout sur l'art. L'art comme un des leitmotivs dans ses nouvelles. D'une manière ou d'une autre, elle y revient, que ce soit au travers de Kurt Cobain, ou bien de ce sculpteur qui crée l'oeuvre d'art capable de damner les hommes. Et cet art est lié à l'amour et/ou la mort, qui semblent des conséquences inéluctables. Pour dédramatiser les issues parfois tragiques, elle a recourt à l'humour (L'humour pour la mort et l'humeur en amour). Remarquez par exemple qu'il faut bien prendre les choses à la légère quand un monstre tombe amoureux d'une sirène. Idem pour une immaculée conception. Surtout quand elle a lieu pendant un régime. Mais parfois, l'humour n'y est pas, l'humeur non plus. Dans les textes de littérature générale, spécialement, dans les histoires où il est question d'un enfant malade, aux alentours d'une l'école, dans les récits plutôt autobiographiques, en Russie, aux Etats-Unis, le ton est plus grave, l'atmosphère se rafraîchit, la tristesse et la mélancolie pointent leur nez, l'image devient monochrome et la chute quasi inutile. On a l'impression de feuilleter un album de photos noir et blanc, jaunies par le temps. Tout est alors dans le symbolisme, le surréalisme. Tout est dans le ressenti. Enfin, il y a les nouvelles carrément fantastiques, qui tournent au cauchemar, encore plus intenses, encore plus marquantes. Là, dans ce registre, on trouve des points communs entre Catherine Dufour et Mélanie Fazi, et l'on se dit qu'on a de la chance d'avoir ces deux talents en France.
Et vous voilà, vous le lecteur, balloté comme un pantin dans les tourbillons littéraires de cet auteur hors normes.

La conclusion de

Au final, du très bon et du très très bon. L'accroissement mathématique du plaisir est un kaléidoscope de nouvelles, une psyché psychédélique de sensations, qui nous montre le talent d'un auteur aux facettes multiples. A ne pas manquer.

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