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Critique du Roman : La Pluie du siècle
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Critique du Roman : La Pluie du siècle

Avis critique rédigé par Manu B. le lundi 1 septembre 2008 à 1737

Objet Volumineux Anormal

"Une Seine d'octobre, grise et plate comme un vieux linoléum, coulait mollement sous le pont de la Concorde. Les autorités, qui avaient relancé la lutte contre la contrefaçon et multipliaient les opérations coup de poing, avaient installé un poste de contrôle éclair au bout du pont et le voitures étaient bloquées jusqu'à la rive droite..."
Bien des siècles se sont écoulés depuis 1959, à une époque où l'humanité est installée parmi les étoiles. La Terre est inhabitable, à la surface de laquelle pullulent quantité de machines qui ont la fâcheuse tendance d'éradiquer la vermine biologique. Depuis l'espace et en de rares occasions sur le terrain, Verity Auger exerce le métier d'archéologue, spécialisée dans le Paris du XXe siècle. C'est tout naturellement qu'elle est convoquée pour une mission qui a trait à cette période: une OVA renferme une Terre de 1959, où la deuxième guerre mondiale a tourné court...
Connu pour son cycle des Inhibiteurs (l'espace de la révélation, la cité du gouffre, le gouffre de l'absolution, l'arche de rédemption, plus le recueil diamond dogs turquoise days), Alastair Reynolds est l'un des auteurs anglais prometteurs de ce début de siècle, avec notamment Stephen Baxter. Mais hormis ce cycle, il n'est, en France du moins, pas d'autre roman qui n'ait été traduit à part cette pluie du siècle. Gageons que Pushing ice (2005) et House of suns (2008) le soient rapidement, pour découvrir ce que l'écrivain a à nous dire en dehors de son formidable univers. Le résultat est quelque peu mitigé.
Plantons un peu le décor. Nous sommes en 2300, à un point crucial: alors que l'humanité s'est scindé en deux groupes génétiquement différenciables, la question de la cohabitation est en balance. A notre gauche, nous avons les humains qui se méfient comme de la peste de la nanotechnologie, et à notre droite, nous avons les Slashers qui vivent la nanotechnologie au jour le jour. C'est bien simple, ces derniers sont entourés d'un nuage de nanomachines en permanence. On imagine bien, la scission tourne autour des petites machines, mais laissons le lecteur découvrir comment et pourquoi. Le résultat est préoccupant: les humains sont scindés en deux groupes, et la Terre, la planète mère de l'humanité est totalement inhabitable. A la découverte des OVAs (Objet Volumineux Anormal), la curiosité est de mise pour les uns et pour les autres, mais elle est aiguisée par le fait que l'un des OVA renferme un trésor: une Terre peuplée d'hommes et de femmes vivants bel et bien, par un étrange miracle, et où la guerre 1939-1945 n'a pas eu les conséquences dramatiques que l'on connaît. ça plaît à certains, beaucoup moins à d'autres. Voilà le début de l'intrigue. Du coup on alterne entre deux époques, celle d'un nouveau 1959 avec détective à la Borsalino, et de celle d'un futur technologiquement avancé mais bien peu optimiste.
Si l'enquête est plutôt bien amenée, avec rebondissements, mystères à gogo et descriptions historiques sans grosses fautes notes, si c'est plutôt bien construit, si c'est parfois un passionnant polar, si le dénouement comporte quelques scènes magnifiques et marquantes, le roman manque certainement d'un certain sense of wonder. Il manque l'étincelle pour enflammer le lecteur. Mon conseil pour l'aborder de la meilleure des manières: ne lisez pas son cycle avant ou bien faites en totale abstraction, et prenez ce roman sans aucun a priori. Sinon, on sort forcément déçu du roman, parce que l'univers décrit est moins consistant que son cycle, parce qu'il manque de background, parce que les personnages manquent de vécu. Vous voilà prévenus, la pluie du siècle n'est pas, ne peut pas être comparable à ce que l'auteur a écrit avant. C'était couru d'avance. Au final, ce n'est qu'un bon roman, et pas le roman du siècle. Pouet. La fin est ouverte et oserais-je dire qu'elle appellerait une suite ? Non, je n'ose pas.

La conclusion de

La pluie du siècle risque de décevoir les lecteurs du cycle des Inhibiteurs. C'était le risque après un tel succès. Et bien que l'enquête menée soit bien ficelée, la fin du roman aurait mérité d'être retravaillée. En attendant, une suite est possible, alors Alastair Reynolds saura-t-il rectifier le tir ?

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