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Critique du roman : La Rançon du temps #3 [2008], par Manu B.

Avis critique rédigé par Manu B. le lundi 9 juin 2008 à 15h17

La menace batave

"Le jour, Niaerdh folâtrait parmi les phoques, les baleines et les poissons qu'elle avait créés. Du bout des doigts jaillissaient des goélands et des embruns qui s'envolaient sur les vents. Ses filles sur les bords du monde dansaient au son de ses chants, qui invoquaient la pluie céleste ou faisaient frissonner les eaux sous la caresse du soleil..."
Troisième tome des aventures de la Patrouille du temps, la rançon du temps rassemble deux textes. Le premier, Stella Maris, est un court roman qui a trait à des évènements survenus au premier siècle après Jésus Christ, dans la région nord-est des Pays-Bas actuels, pas très loin de la frontière belge, là où les Bataves ont donné du fil à retordre à un empire romain sur le déclin. Comme dans toute la série de la Patrouille du temps, Poul Anderson s'intéresse à un point clé (point nodal) du passé où l'humanité d'aujourd'hui aurait changé de visage, si à ce point précis les évènements avaient tourné autrement. En effet, à cette époque, Rome est en pleine décadence et ses héritiers se disputent le gâteau. L'empire est sur le point d'être morcelé. Or, c'est à l'une des extrémités de sa vaste étendue que se joue la future chrétienté, du côté de Jérusalem où émerge une nouvelle religion. Pou une question d'attention, c'est à l'autre de ses extrémité qu'émerge tout à coup un nouveau culte voué à une déité jusque là mineure. En fin de compte, la vraie question est de savoir où les Romains vont concentrer leurs forces. D'où l'importance de cette décision, car cette nouvelle religion est véhiculée par Velada, autrement dit Edh, épaulée par Heidhin. Et le message est clair: Rome doit tomber. C'est là qu'interviennent les agents Janne Floris et Manse Everard. A ce point du texte, Tacite, Civilis et d'autres références historiques sont nombreuses. A dire vrai, pour qui est intéressé par cette période de l'histoire, ces nombreux détails rendront l'ensemble extrêmement intéressant, voire passionnant. Pour l'autre, celui qui n'y connaît rien ou que cela n'intéresse que moyennement, cela risque d'être parfois ennuyeux. Mais si l'aspect historique rebute celui-là, Poul Anderson a d'autres cartes dans sa manche, car Stella Maris est malgré tout magnifiquement écrit. L'histoire en elle-même est très réussie. Elle a le ton, le côté nostalgique, dramatique du chagrin d'Othon le Goth du Patrouilleur du temps (auquel il y fait parfois référence), un texte qui nous avait déjà marqué. Ainsi, il compense le détail historique par une bouleversante histoire: celle d'Edh.
Le deuxième texte, l'année de la rançon, est plus classique et a lieu au Pérou en 1533 à un autre moment clé de l'histoire: lorsque les Espagnols se disputent l'empire des Conquistadors. On revient dans l'une des aventures un peu plus traditionnelles de Manse Everard, avec le retour des Pirates du Temps. Même s'ils ne sont pas centraux ici. Il y a de nombreux allers et retours dans ce continuum spatio-temporel dans une ambiance bon enfant. On y retrouve le ton décalé des croisés du cosmos. Coïncidence ? Je vous laisse découvrir pourquoi.

La conclusion de à propos du Roman : La Rançon du temps #3 [2008]

Manu B.
75

Encore une fois, voilà un recueil composé de textes très intéressants. Notamment Stellar Maris, qui est un texte extrêmement fouillé. Peut-être trop, au détriment du rythme et de l'histoire.

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