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Contre l'infini >

Critique du Roman : Contre l'infini

Avis critique rédigé par Manu B. le jeudi 15 mai 2008 à 14:21

Chasse sur Ganymède

"Ils sortirent de Sidon par petits groupes crissant et cliquetant sur la plaine cramoisie tassée et comme usée. La glace, près de la station, avait à la chaleur des atterrissages des navettes orbitales et des gaz d'échappement des tracteurs, fondu, puis gelé et fondu de nouveau, si bien qu'elle était maintenant marbrée d'éclaboussures de toutes les couleurs et largement tachée d'impuretés..."
Ganymède est en passe d'être terraformée. Quelques colons y ont déjà vécu trop longtemps pour revenir sur les planètes de la Confédération, ou sur la Terre. Et pourtant la vie y est difficile, d'une part à cause du climat hivernal, l'ammoniaque serpente en rivières au travers d'immenses étendu glacées, l'oxygène encore rare, et d'autre part à cause de l'Aleph, une étrange et immense créature se repaissant indifféremment des blocs de rocher et de glace, comme le font les lombrics. Il y a aussi les animaux mutants qui infestent les vallées qu'il faut chasser, et puis extraire les minerais de la glace plus dure que l'acier. Manuel est le fils du colonel en charge de la station. Il apprend vite la signification de la mort...
En 1983, Gregory Benford est un "jeune" auteur de SF, puisque qu'il n'a écrit que trois ou quatre romans dont le premier volet du cycle du Centre Galactique (Dans l'océan de la nuit) et un paysage du temps (récompensé par un British Science Fiction, un John Campbell Jr Memorial et un Nébula en 1980). Et pourtant, ce dernier livre le classe dans la catégorie des grands espoirs de la SF, et en particulier des auteurs de hard science, parmi lesquels se trouvent David Brin (jusqu'au coeur du soleil en 1980 et marée stellaire en 1983) et un peu plus tard Greg Bear (Eon en 1985). Autant dire qu'il est attendu au tournant avec son roman contre l'infini. Mais Benford est scientifique avant tout et l'écriture n'est qu'un passe-temps comme un autre. Tant et si bien que contre l'infini n'est qu'une autre de ses réflexions personnelles et ses interrogations sur les liens entre le scientifique et le monde, entre l'homme et la nature, entre la science et la politique, entre l'homme et la machine, entre l'homme et la science.
Contre l'infini, c'est donc tout cela. Comment peut-on envisager de terraformer un monde sans tenir compte de l'équilibre qui s'y est tenu depuis des millénaires, voire des millions d'années ? Comment l'évolution de la société vers le socialisme ou bien le capitalisme a t-il un impact sur notre mode de vie ? Reste-ton humain lorsqu'on devient une "machine humaine" ? S'humanise-t-on si l'on devient un "animal mécanisé" ? Autant de questions extrêmement intéressantes sur fond de roman initiatique. Inexplicablement, que ce roman est long !

60

Contre l'infini est un roman au rythme lent, sur un endroit désolé et trop centré sur les états d'âme du personnage Manuel. Il semble étonnamment long et interminable malgré les 240 pages. Le résultat est décevant et cantonne ce roman dans les oeuvres mineures de l'auteur malgré un propos pertinent.

Critique de publiée le 15 mai 2008.

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