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Critique du Recueil de nouvelles : L'Homme qui parlait aux araignées
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Critique du Recueil de nouvelles : L'Homme qui parlait aux araignées

Avis critique rédigé par Manu B. le mercredi 7 mai 2008 à 1423

L'incommensurable légèreté de l'araignée

"Une masse molle et fumante glisse lentement entre les pans de sa capote. Cette dernière bée sur son ventre comme une seconde couche de chair grise, cartonneuse, imbibée de flotte et de boue. -Merde, il me manque deux boutons! se dit-il en essayant de sourire. Après avoir fourragé ses chairs, puis ses viscères, la pointe de la baïonnette est allée se planter dans la colonne vertébrale. Ses mains sont toujours refermées autour du canon du Lebel..."
Si Jacques Barbéri est décalé dans Narcose, l'un des romans les plus absurdement drôles de la SF française, c'est une tout autre histoire de pénétrer l'univers de ses nouvelles. Prenez deux doigts de sexe, d'érotisme ou de pornographie légère, un quart de manipulations génétiques, un quart de folie douce-amère, un quart de délires psychédéliques probablement dus aux drogues, le reste étant plein d'une authenticité touchante et sincère dissimulée derrière parodies, allitérations, métaplasmes et autres tropes. Pétrissez le tout mais pas trop et vous obtenez ce mélange indicible, cette fricassée d'humour, ce salmigondis littéraire. Bref, ça poutre trop, ce bouquin!
C'est un peu comme si Jacques Barbéri était un magicien des mots. Les nouvelles du recueil sont truffées de mots, de pensées ou d'expressions que l'on relève assez peu habituellement dans la littérature SF, que l'on peut élargir également à la littérature mainstream. La réaction est idiosyncratique, bien évidemment, un rejet provoqué par une telle olla-podrida de jeux de mots ou de tournures, ou bien un enchantement né d'une telle musicalité verbale. La nouvelle Alice en verres miroirs est la plus symptomatique, parodie croisée d'Alice au pays des cyberpunks. Un régal pour l'esprit. Plus démesurée encore, cette histoire d'Isanve, monde quasi onirique complétée par Cadences, où l'on découvre que l'être humain est un composé de trois formes distinctes, et où la folie mène à des univers parallèles. Remarquable également le contrepied dès la première nouvelle le seigneur de guerre, dont la dureté du propos accentue encore le malaise que le lecteur éprouve tout du long. Un éther glaçant similaire dans lequel on baigne également dans l'homme qui parlait aux araignées. Je ne reviendrai pas sur le fait que les insectoïdes sont un des thèmes essentiels de ce recueil, le titre du recueil est suffisamment évocateur.
Et même si dix-huit de ces nouvelles ont déjà été publiées (dont l'âme des sondeurs, In the court of the Lizard King et Les amants du paradis artificiel dans la Revue Bifrost respectivement n° 37 (2005), n° 44 (2006) et n° 47 (2007)), gageons que le reste de la production de Jacques Barbéri est du même niveau. Et dans ce cas, qu'une nouvelle charretée soit publiée, voire republiée, au plus vite. En attendant, retournez lire Kosmokrim.

La conclusion de

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