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Critique de la Bande Dessinée : Tattva

Avis critique rédigé par Richard B. le dimanche 6 avril 2008 à 16:39

La critique du staff

Après 5 ans de travail pour Paul Cauuet et Guillaume Clavery, voici venu pour eux l’heure de sonner la conclusion de leur série Aster.
La prophétie est sur le point de se réaliser. L’épreuve du Nijaï vient de s’accomplir et nos héros sont encore sur le choc : Gadriel était bel et bien un Shri'yads comme eux. Tous ce que en quoi croyait le maître Woo’Tan se révèle une tromperie : les dieux n’existent apparemment pas. D’autres sont peut-être à l’origine de cette légende. Pamu, Odan et Soyal vont devoir comprendre de quoi ils sont les objets et pourquoi ?
Delcourt à permis à Paul Cauuet et Guillaume Clavery de ne pas faire les choses à moitié puisqu’ils ont bénéficié ici de 64 pages pour terminer l’aventure. Un nombre de pages considérable, et en cela plus de travail pour les auteurs, mais plus de plaisir pour les lecteurs. Le défi du quatrième volet reposait surtout sur Guillaume Clavery, le scénariste, puisqu’ayant la lourde tâche de ne rien laisser au hasard et d’essayer de faire que la conclusion ne paraisse pas banale. Pour ce qui est de la conclusion, la mission est largement accomplie, non seulement elle n’est pas anodine, mais elle se trouve être finalement inattendue et originale. Le bémol se trouve plus dans un certain déséquilibre lors des révélations – tout arrive sur les 10 dernières pages – et sur quelques trous narratifs gênants. Ainsi, on se demande vraiment qu’elle était vraiment la fameuse importance de l’épreuve du Nijaï ? Pourquoi ce fut Gadriel qui reçut le plus de transformations et non un autre ? Parce qu’il est tout simplement plus méchant ? Quelques questions subsistent et hélas, elles ne trouveront pas de réponses. Il subsiste ainsi quelques regrets de ma part. Hormis cela, l’ensemble se lit très facilement et l’ambiance de plus en plus noire de l’histoire permet d’apporter un côté quelque peu tragique et émotionnel à cette saga.


Le dessin et la couleur sont toujours signés par Paul Cauuet qui avec le troisième tome avait déjà fait très fort. Globalement nous retrouvons ce trait qui lui convient si bien et dont il avait exprimé tout le potentiel dans le précédent volume. Par contre, le nombre de pages supplémentaires se ressent et il arrive que certaines cases semblent moins bien finalisées que d’autres, en particulier sur la fin. À l’issue de l’album, on retient quelques grandes séquences d’actions et d’émotions, en particulier avec le personnage de Soyal qui va devoir subir la colère de Gadriel. À cette occasion et en bien d’autres, on remarquera toute la noirceur de Gadriel et une mise en scène très habile de sa conduite vis-à-vis de Soyal.

80

Cet opus se résume en 64 pages de dessins de toute beauté conduites par une fin aussi inattendue qu’originale. Il y a bien quelques failles de-ci de-là qui viennent ternir la réussite globale de l’ouvrage, mais peu importe, le résultat est largement satisfaisant. Paul Cauuet et Guillaume Clavery ont réussi leur pari et on attend impatiemment l’après Aster.

Critique de publiée le 6 avril 2008.

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