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Critique du Roman : Bad monkeys
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Critique du Roman : Bad monkeys

Avis critique rédigé par Manu B. le lundi 31 mars 2008 à 0822

Bad monkeys

"C'est une salle qu'un auteur dramatique en manque d'inspiration aurait pu imaginer, les yeux rivés sur sa page blanche: des murs blancs. Un plafond blanc. Un sol blanc. Pas complètement dépouillée, mais assez pour que les rares éléments du décor laissent pressentir qu'ils tiendront un rôle crucial dans la pièce qui va se jouer..."
Jane Charlotte s'est fait attraper. Elle s'est fait prendre sur le lieu du crime qu'elle venait de commettre. Et pourtant elle ne se sent pas vraiment fautive car elle prétend rendre de grands services à l'humanité en éliminant le mal incarné: les criminels, les pervers, les malfaisants... Les Bad Monkeys. Elle n'est d'ailleurs pas seule en cause puisqu'elle fait partie d'une énorme et souterraine organisation qui a les moyens de voir et d'entendre tout ce qui se dit. Même ici. Tout a commencé quand elle était adolescente...
Après avoir étonné le public avec fool on the hill en 1988, Matt Ruff a tout de suite conquis son public. Mais ce n'est que neuf ans plus tard que sort son deuxième roman, un requin sous la lune, une réflexion intéressante sur le capitalisme, dans un univers débridé. Ont suivi, depuis, la proie des âmes, dont le thème est la personnalité multiple et récompensé par le James Tiptree Jr. Memorial en 2003, et bad monkeys en 2007, récemment traduit et publié aux éditions 10/18. On le dit un des héritiers de Thomas Pynchon. bad monkeys va vous étonner.
Si Matt Ruff flirte avec la Science Fiction depuis un requin sous la lune, il n'y reste qu'à la frontière. Le plus proche de cet écrivain sur la scène SF est certainement Philip K. Dick. Probable que l'héritage n'est pas des plus justes, mais nul doute que l'imbrication des réalités dans bad monkeys est aussi astucieuse que les meilleurs ouvrages du père d'Ubik. Le vertige en moins et à la différence près que Matt Ruff manie l'ironie et la parodie avec brio.
Toujours est-il que ce roman est construit autour de la vie de Jane Charlotte, cette fille un peu paumée au moment de son adolescence, et qui par la force des choses entre dans un système qu'elle ne comprend pas très bien. L'Organisation la recrute pour effectuer des tâches qu'elle mène avec zèle plus souvent qu'il n'en faut, en conséquence de quoi elle se met elle-même sur la corde raide. Mais l'accumulation des actions qu'elle énumère au médecin de la clinique psychiatrique contrebalance forcément la véracité de ses faits et gestes. Pourquoi est-elle dans un hôpital, d'ailleurs ? Du coup, le doute est présent dès les premières pages et plane tout au long du roman. Farce, délire ou bien réalité? C'est là que Matt Ruff emploie tout son talent pour entretenir le suspense jusqu'aux toutes dernières pages. On reprochera à Ruff de ne pas atteindre les sommets (difficile de rivaliser avec Dick sur ce terrain-là) et de ne pas nous faire tomber par terre par un renversement éblouissant, mais on prendra un très grand plaisir à lire ce délire de délire avec quelques passages croustillants sur l'Amérique d'aujourd'hui.

La conclusion de

Joli délire que ce bad monkeys, Matt Ruff semble avoir de la réserve sous la pédale pour nous produire enfin un vrai chef-d'oeuvre. Nul doute qu'il a le talent pour.

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