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Critique du Roman : Descendance
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Critique du Roman : Descendance

Avis critique rédigé par Lucie M. le mardi 11 mars 2008 à 1353

Descendance

Graham Masterton est un grand écrivain de littérature d’horreur et de fantastique devant l’Éternel. Chacune de ces traductions en français est attendue avec impatience par les amateurs du genre. Aussi prolifique que Stephen King, Graham Masterton est, hélas, pas énormément commercialisé dans notre contrée. Toutefois, c’est grâce à la collection de l’Ombre de Bragelonne que nous pouvons depuis 2006 lire de nouveau les romans de ce grand prêtre de l’horreur et il ne faut surtout pas nous en priver. Spécialement pour ce dernier, Descendance qui est ce que j’ai lu de meilleur venant du Maître depuis longtemps.
Avec un style toujours aussi efficace, Graham Masterton nous campe une histoire de vampires, ou plutôt de strigoï, qui débute dans les affres de la Seconde Guerre mondiale où les Allemands lâchent d’abominables strigoï pour défaire les rangs de la Résistance en France, en Belgique et aux Pays-Bas. Un homme, un seul, est à même de chasser et détruire ces créatures de la nuit. Il se nomme James Falcon, il est d’origine roumaine et il est super calé sur le sujet. C’est un genre de Van Helsing moderne et toujours prêt à leur régler leur compte très violemment. Il les surnomme d’ailleurs les strigoï avec une belle ironie : Les Screechers ; surnom survenu à cause d’un défaut de prononciation de l’un de ses instructeurs qui essayait de dire sans accent européen The Créatures.
Le récit ne se déroule pas que durant la Seconde Guerre mondiale. Les années passent et nous retrouvons James Falcon 14 ans après et il est de nouveau contacter par les services secrets américains et doit rejoindre le M-I6 à Londres et d’urgence. Là bas, il fera la connaissance de Jill, une maître chien, et avec elle, il devra endiguer l’épidémie de strigoï. Mais il devra surtout coincer et tuer l’un des pires, un strigoï morti, le terrible Dorin Duca. Oui comme nous l’apprendrons dans Descendance, il y a deux sortes d’état quand on mute en strigoï : vii et morti. Le strigoï vii est en phase de devenir un morti. Il n’es pas encore mort et il est en décomposition. Il a énormément besoin de son maître, le strigoï morti, pour devenir lui même un immortel encore plus fort et vous l’aurez compris un morti. Le strigoï morti est dont un vampire mort à l’aspect du plus bel effet qui a bien des pouvoirs surnaturels. Comme un peu Dracula en fait.
Graham Masterton s’était précédemment essayé à incorporer dans ses histoires des strigoï. Il en utilisait dans son quatrième opus du Manitou publié en 2007 par Bragelonne toujours dans sa collection de l’Ombre. Ces créatures de la nuit originaires du folklore roumain sont l’âme des morts qui sortent la nuit de leurs tombes pour hanter les vivants et au féminin strigoïca désigne une sorcière. Ces termes étaient, vous l’aurez compris, un terme générique pour définir toutes créatures surnaturelles maléfiques et depuis l’apparition des vampires dans les mythologies ou folklores roumains strigoï désigna inévitablement le vampire que l’on connaît : un suceur de sang. Néanmoins, ce vampire est un plus brutal que notre cher Comte Dracula et la passation du gène vampire est plus décrite comme étant un virus comme l'avait fait Dan Simmons dans Les Fils des Ténèbres.
Cette mythologie roumaine n’y coupe pas dans Descendance puisque le strigoï morti, Ducan Dori, vient de Valachie, province roumaine que l’on connaît bien puisqu’elle était le chef lieu de notre Prince valaque favori le cruel Vlad Tepes ; personnage historique qui inspira Bram Stoker pour son Comte Dracula. Toutefois, point de concordance dans le présent roman de Graham Masterton. Comme je le disais plus haut Dori Ducan n’est point un parent de Tepes, mais on y pense quand même. D’ailleurs, nous en apprenons bien peu sur les origines sanglantes de Ducan. Ce qui est quand même le point faible de Descendance puisqu’on aimerait bien en savoir un peu plus sur le grand méchant de l’histoire. Et surtout comment s’est-il transformé en strigoï ? Mais à la fin de notre lecture de Descendance, un espoir de suite fait son apparition. Oui on sent bien que Masterton n’en a pas terminé avec ce personnage.
Mais passons ce petit point faible, qui en fait n’en est pas vraiment un, et concentrons-nous sur le fond du roman. Masterton pendra soin de nous décrire avec nostalgie et tendresse la vie de Falcon et mettra nettement l’accent sur la vie familiale de celui-ci. Cela donnera une impression d’intimé, très forte, entre le lecteur et le personnage. Nous serons captivés par ces détails familiaux et ils serviront grandement la seconde intrigue du roman qui tournera autour d’une histoire d’amour très belle. Oui Graham Masterton glisse donc une belle histoire d’amour au milieu de scènes sanglantes et de scènes à l’érotisme torride. En fait, cette histoire d’amour, qui débute et qui liera très fortement Jill et Falcon durant leur chasse effrénée dans Londres, ne nous semblera au départ pas très importante. Nous serons plus concentrés par la poursuite des strigoï et surtout de la capture de leur chef : le cruel Dori Ducan. Et bien évidemment, nous serons captivés par la première intrigue de Descendance : la sombre histoire de vengeance qui lie Falcon et Ducan.
Oui ! Il aura bien deux intrigues principales qui s’avéreront être au fur et à mesure du récit liées l’une à l’autre. L’histoire nous sera contée par James Falcon, qui par moment nous tutoiera, et par le biais d’événements qu’il datera. Cette technique, presque épistolaire, donnera l’impression au lecteur de changer d’histoire. Cette construction sera excellente pour le rythme et nous serons comblés puisqu’il y aura des événements surprenants qui découleront souvent de ces changements de lieux, d’intrigues et d’époques. Bref, un bon roman comme sait si bien le faire Graham Masterton avec du surnaturel sous fond de réalisme, des vannes cyniques venant de James Falcon, un peu à la Harry Erskine d’ailleurs, du sexe et une bonne dose d’hémoglobine. On pourrait comparer bien évidemment Harry Erskine, de Manitou, à James Falcon même si ce dernier est nettement plus sérieux, plus cynique encore et surtout plus cruel que Erskine.

La conclusion de

Descendance est un très bon roman d’épouvante. Je l’ai trouvé un peu plus intime que les précédents romans de Graham Masterton. Présentement, il prend soin de décrire la vie familiale de ces personnages « vivants » et glisse avec subtilité une belle histoire d’amour au milieu de crimes sanglants, de scènes érotiques assez torrides et d’une chasse effrénée dans un Londres des années 50. La construction du roman sera rythmée puisque nous serons amenés à suivre cette histoire à travers diverses époques et lieux. Néanmoins, nous n’en saurons pas trop sur le méchant de l’histoire, Dori Ducan et cela nous laissera espérer une suite à Descendance où l’on pourra enfin savoir pourquoi et comment ce terrible personnage est devenu un strigoï morti.

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