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Critique de la Bande Dessinée : Ad Naturam
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Critique de la Bande Dessinée : Ad Naturam

Avis critique rédigé par Richard B. le dimanche 2 mars 2008 à 2034

Complots et mythologies

Véritable coup de cœur de fin d’année 2006, j’attendais avec grande impatience la suite des aventures d’Ambroise Paré. Cependant, après une telle réussite sur le premier album, la question qui pouvait se poser était, comment Mathieu Gabella & Anthony Jean allaient pouvoir conserver la même richesse scénaristique et graphique sans décevoir ?
Pour ceux qui ne connaissent pas encore cette série – à leur grand tort –, voici les grosses lignes de l’histoire, je dis bien "grosses lignes", car résumer une telle richesse d’écriture ne rend jamais hommage au travail fourni par le scénariste. L’action se situe en pleine période de la renaissance. En ces temps de grands bouleversements, Ambroise Paré semble avoir découvert un complot tournant autour de divers morceaux de tapisseries ayant un lien avec la mort des plus talentueux médecins de son époque. Ambroise Paré, au fur à mesure que progresse son enquête, lève le voile sur ce qui est appelé la Quintessence et les primordiaux. Il est alors amené à reconsidérer beaucoup de choses qu’il croyait certaines et s’apprête à découvrir de terribles secrets qui chambouleront à jamais la médecine.
À travers quelques pages de lecture - réservé à la 1ère édition - sur la genèse, Mathieu Gabella nous explique que son père était médecin et que c’est lors d’une visite avec ce dernier dans un musée de l’histoire de la médecine, qu’est née une certaine fascination à la fois pour la médecine, mais surtout pour l’histoire. En lisant les confidences du scénariste, on s’étonne donc un peu moins sur la richesse de cette bande dessinée et sur l’utilisation des termes techniques fleurissant dans l’intrigue. Des termes amenant une certaine crédibilité et qui se confondent à merveille avec d’autres créatures de l’histoire plus imaginaires, telles le Minotaure, les dragons ou encore le centaure.
Dans cette suite, toujours aussi incroyablement palpitante, Mathieu Gabella nous amène encore plus loin dans le complot, jusqu’à y faire apparaître le grand maître italien Leonard De Vinci. L’homme de Vitruve - l’une des plus célèbres créations de De Vinci - donnera ici une toute nouvelle interprétation aux yeux des lecteurs, et ce ne sera qu’une surprise parmi une multitude d’autres.
Mathieu Gabella s’il continue sur sa lancée et s’il clôture sa série avec autant de réussite qu’il l’a commencé, aura à mes yeux, signé l’un des albums les plus fascinants qu’il m’ait été donné de lire depuis UW1.


La Licorne n’expose pas seulement un scénario haut de gamme, mais bénéficie aussi du travail d’un dessinateur qui s’est révélé dès son premier album comme un atout, amplifiant la qualité de l’ensemble. Le coup de crayon d’Anthony Jean est d’une précision stupéfiante, mais surtout il exprime une grande personnalité. Mais Anthony Jean ne se distingue pas des autres que par son trait, mais aussi par sa mise en couleur, car celle-ci revêt une grande importance dans la réalisation de ses planches. D’ailleurs, comme pour le scénariste, Anthony Jean dans les 8 pages bonus de cette édition en dit un peu plus sur sa manière de procéder. Ainsi, l’on apprend qu’au préalable le dessinateur met en place une aquarelle pour mettre en évidence les valeurs de nuances claires ou obscures. Ainsi, il génère toute la lumière en Lavis (technique qui consiste à peindre avec une seule couleur) avant de reprendre les couleurs cette fois sur ordinateur, permettant de garder les coups de pinceaux. Tout simplement fascinant comme son dessin. Et si vous voulez en avoir plein les mirettes, je vous conseille de mater la page 26 (planche 24).

La conclusion de

La Licorne 2, Ad Naturam est parfaitement à la hauteur de mes attentes et s’inscrit dès à présent comme l’un des albums majeurs de cette année 2008. Comme pour le premier tome, la possession de cette suite est indispensable. Et si votre budget BD est restreint au minimum, la Licorne est certainement la série sur laquelle il faut miser.

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