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Les puissances de l'invisible >

Critique du Roman : Les puissances de l'invisible

Avis critique rédigé par Manu B. le mercredi 5 mars 2008 à 15:22

Espionnage et caetera

"Les mains gluantes de sang sur le volant de la jeep, le jeune homme recula prudemment en un virage serré, quittant le sentier creusé d'ornières pour un carré de neige régulier qui brillait au bord du précipice dans le clair de lune intermittent..."
Andrew Hale a sept ans quand il est initié. En 1929, il fait désormais partie d'une des branches des services secrets britanniques, de ce qui sera le futur SOE, le Special Operations Executive, ce qu’il ne sait encore pas. Et à sept ans, tout cela le dépasse complètement. Et puis plus rien pendant des années jusqu'à ce qu'il entre comme enseignant à Oxford. A l'aube de la guerre de 1939-1945, on le recontacte pour le former comme espion au service de Sa Majesté. Il est ensuite envoyé en France où il rencontre Elena, et là les choses vont commencer à sérieusement se compliquer...
On ne présente plus Tim Powers. Le grand ami de Philip K. Dick est un écrivain majeur de la science-fiction, l'auteur de romans comme les voies d'Anubis, le poids de son regard ou Poker d'âme. Toujours est-il que ses romans souvent riches en détails n'en sont pas moins ardus à lire. Les puissances de l'invisible ne déroge pas à la règle.
C'est dans la préface que l'auteur nous présente sa démarche pour construire son récit. On y apprend que l'histoire a pris naissance dans la biographie de Kim Philby. C'est à partir de cet agent double que tout a commencé. Le fils de St John Philby, également espion et mis en concurrence avec T. E. Lauwrence a suivi les traces de son père dans l'espionnage pour devenir l'un des plus célèbre espions ayant trahi son pays, faisant son trou à Cambridge, au MI6, au SOE, à Beyrouth et finalement sur la place rouge en compagnie de ses nouveaux amis du KGB. Et c'est pour combler les mystérieux manquants historiques de sa biographie que Tim Powers a écrit les puissances de l'invisible. Autant dire que ce roman repose sur de nombreux faits avérés. Même si quelques détails semblent erronés a posteriori. C'est donc en grande partie un roman d'espionnage, pratiquement un roman historique si ce n'est l'histoire des Djinns et de Andrew Hale qui sont bien évidemment montés de toutes pièces mais minutieusement insérés par Tim Powers, par un incroyable travail de fourmi. Le résultat est impressionnant. Le problème survient lorsque le livre passe entre les mains du lecteur lambda. Ou bêta, c’est selon. Comme moi, par exemple.
C'est long, c'est extrêmement long. Beaucoup trop long. Le sujet semble tellement maîtrisé que le lecteur moyen est noyé sous les informations qu'il est incapable de vérifier ou de recouper, à moins d'être féru en espionnage et en histoire, ou à moins de s'attaquer à la biographie de Kim Philby. C'est à se poser la question de l'utilité d'une telle démarche. On se sent d'ailleurs incapable de se souvenir du dixième du contenu du livre. Au jeu de la comparaison, si l'on prend un roman comme Cryptonomicon -qui grosso modo est aussi un thriller d'espionnage avec la touche SF-, on ne s'ennuie pas autant que dans les puissances de l'invisible. Il y a dans le roman de Tim Powers des personnages attachants (Andrew Hale et Elena), des scènes "fantastiques" impressionnantes. Ce fut pourtant la croix et la bannière pour terminer ce roman.
D'où la situation paradoxale: le sentiment d'avoir enduré la pénible expérience d'une lecture après coup magistrale. Et moi, ça m'énerve de ne pas accrocher à un grand roman. Je vous laisse juges.

70

Les puissances de l'invisible est un grand roman d'espionnage qui comblera les amateurs de la période de la guerre froide où agents doubles font partie du grand échiquier d'alors. Il faut juste aimer se faire du mal.

Critique de publiée le 5 mars 2008.

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