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K-Pax, l'homme qui vient de loin >

Critique du Film : K-Pax, l'homme qui vient de loin

Avis critique rédigé par Vincent L. le jeudi 7 février 2008 à 09:48

A mi chemin entre la sf et le mélo...

Certes, K-Pax pourrait être définit comme une sorte de film ovni, à mi-chemin entre la science-fiction pure et dure et le drame intimiste ; mais regardons les choses en face, K-Pax est avant tout un film prétexte à réunir deux légendes hollywoodiennes sur la même affiche : Jeff Bridges et Kevin Spacey.

C'est en effet dans les scènes confrontant le personnage de Prot (interprété par Kevin Spacey) à celui de son psychiatre (interprété par Jeff Bridges) que le film trouve sa quintessence. Véritable machine à oscar, K-pax offre à ses deux interprètes des rôles qui leur vont comme des gants. Et c'est malheureusement là où le bas blesse, car si ces deux interprètes élèvent le film vers un haut niveau de qualité, le scénario, plutôt médiocre, ne leur rend finalement pas hommage. Dialogues ringards, saynètes gratuites, personnages ultra-caricaturaux, on pourrait être ici, si ce n'était le talent des acteurs, en plein dans un téléfilm de milieu d'après-midi destiné à la ménagère de moins de cinquante ans. Écrit avec cette lourdeur caractéristique qu'ont les scénaristes hollywoodiens quand ils décident de vous faire pleurer coûte que coûte, le script, indigent sur de nombreux points, n'offrent à ces deux interprètes de génie que des rôles extrêmement bancals.

Des deux, c'est tout de même Kevin Spacey qui est le plus mal servit avec son personnage : Prot mange des bananes avec la peau, Prot pleure et rit dans la même scène, Prot porte des lunettes de soleil et parle par énigme. À côté, le docteur Powell, interprété par Jeff Bridges est beaucoup classique et, ce faisant, caricatural à souhait : le docteur Powell est un bourreau de travail, le docteur Powell délaisse sa femme, le docteur Powell ne s'entend pas avec son fils rebelle. Rien n'est donc épargné aux deux acteurs qui, étonnamment, interprètent leur rôle avec une justesse incroyable. Loin des excentricités faciles qui allaient de paire avec le script, Spacey livre une composition sobre de doux-dingue attachant, là où Bridges, tout en retrait et en simplicité, laisse la part belle à son camarade.

Dommage, car au delà des faiblesses du scénario, l'histoire prise en elle-même est assez sympathique, souhaitant habilement jouer avec le spectateur : Prot est-il un alien ou un simple désaxé ? De nombreux faisceaux de preuves tendent à alimenter les deux théories jusqu'à un final qui - ce n'est pas une grande surprise - alimente également les deux théories. Chaque spectateur choisissant sa version (en dépit des incohérences, car il y en a quelle que soit la version choisie), les possibilités de réflexions qu'ouvrent le film sont donc décuplées, et les discussions entre amis destinées à savoir qui à raison et qui à tort risquent de joyeusement fuser.

Derrière la caméra, Iain Softley est également capable du meilleur comme du pire. Du meilleur tout d'abord, en intallant son film dans une ambiance apaisante et relaxante grâce à un très bon travail sur les sons et à sur lumière ; du pire lorsque, trop académique, il saute de la comédie philosophique au drame larmoyant sans jamais réussir à allier les deux genres.

65

A mi chemin entre la fiction philosophique et l'enquête teinté de psychanalyse, K-pax, malgré un début accrocheur, révèle ses défauts au fur et à mesure d'un long-métrage de plus en plus inégal. Mais si d'un point de vue formel le film est boiteux à pratiquement tous les niveaux, force est de constater qu'il fonctionne particulièrement bien et qu'il est, au final, un film plaisant, reposant et émouvant. Difficile, donc, de rester sur une impression négative...

Critique de publiée le 7 février 2008.

Que faut-il en retenir ?

  • Un face à face réussit entre deux grands acteurs,
  • Histoire très sympathique,
  • Ambiance sonore et lumineuse réussie,
  • Apaisant et reposant,
  • Fin ouverte

Que faut-il oublier ?

  • Essoufflement au milieu du film,
  • Scénario indigent,
  • Réalisation trop académique,
  • Se prend parfois trop au sérieux,
  • Fin(s) de toute façon incohérente(s).

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