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Critique de la Bande Dessinée : La Voie du Setta

Avis critique rédigé par Richard B. le dimanche 7 octobre 2007 à 19:02

La voie d'une semi-déception

Sio est l’une des 357 planètes où vivent quelques millions de colons. Elle est encore l’une des rares planètes à ne pas avoir été encore ravagée par une gigantesque tempête d’Éther, nommée aussi la dévoreuse de monde. La tranquillité de la planète ne va pas durer et la menace s’apprête à arriver et elle commence avec une terrible épidémie ! Seul espoir à ce malheur, une jeune adolescente dénommée Gamith. Elle et son mentor vont tout faire pour trouver un moyen de sauver leur village.
Entre deux chroniques de Magon, l’équipe Nicolas Jarry, Guillaume Lapeyre nous propose une toute nouvelle aventure portant le nom assez étrange d’Éther. Cette aventure ne ressemble en rien à Magon, elle est beaucoup plus colorée et surtout beaucoup plus naïve. Voir un peu trop, car je dois avouer que j’ai connu Nicolas Jarry beaucoup plus inspiré. Ici Ether est une sorte de croisement entre de l'héroic fantasy, de la science-fiction et le genre Zombie.
En gros on se retrouve avec une jeune et jolie adolescente, pas loin de se découvrir des talents de Padawan Jedi. Il y a une approche écologique nous rappelant l’univers de Miyazaki. De même que nous retrouvons la quête de héros pour sauver leur village comme tout bon jeu vidéo d'héroic fantasy qui se respecte. Et enfin, une maladie qui transforme les personnes en sorte de Zombie nous rappelant de façon assez flagrante 28 jours plus tard. J’allais oublier le space opera, puisque la fin se termine sur de grands et beaux navires spatiaux. Cette mixité n’est pas forcément un défaut, beaucoup de scénaristes se sont servi de diverses références pour façonner une nouvelle histoire, mais là, par moment, le mélange de genres devient indigeste et trop facile, d’autant que le scénario est assez primaire. Heureusement, Nicolas Jarry est un bon conteur, de ce fait le lecteur ne s’ennuie pas, il suivra l’aventure avec un certain amusement et cela malgré le grand nombre de clichés.


Côté dessin, la première partie est très agréable et Guillaume Lapeyre garde beaucoup de son dynamisme, bien qu’il n’est déjà pas à la hauteur de son fabuleux travail sur les chroniques de Magon. Mais les premières pages restent grandement de qualité et au-dessus de ce qui se fait généralement en bande dessinée. Par contre, la deuxième partie de l’ouvrage semble beaucoup plus bâclé, comme si le dessinateur avait été pris par le temps et n’avait pas le temps de finaliser ses crayonnés.
C’est Diane Brants qui prend la relève de sa sœur Elsa pour cette aventure. Même si je lui préfère le travail de sa sœur, Diane Brants s’en sort plutôt bien. Si le travail sur la couleur ne sort jamais des sentiers battus et très balisés de l'héroic fantasy, la couleur demeure toujours séduisante et facilite la lecture de l’ensemble.

54

Après le plaisir ressenti sur "les chroniques de Magon", on ne peut qu’être déçu par "Ether", ouvrage qui est très loin de posséder toutes les qualités de son aîné. L’album est amusant et divertissant, assez pour que l’on soit curieux sur la suite, mais une fois finie il reste une impression que les auteurs sont capables de largement mieux. Surtout qu’ils nous l’ont prouvé.

Critique de publiée le 7 octobre 2007.

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