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Critique du Film : Return to Horror High
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Critique du Film : Return to Horror High

Avis critique rédigé par Vincent L. le jeudi 4 octobre 2007 à 1157

Retour? ah bon, il y avait un aller?

Return to Horror High aurait pu être un navet parmi des milliers d’autres, noyé au milieu des autres séries Z de qualités plus ou moins avouables. Seulement voilà, il est unique ne ce qu'il possède un atout de charme et de choc : Georges Clooney dans un premier rôle !
C’est en tout cas ce qu’essaie vainement de nous faire croire la vilaine jaquette du DVD, qui place le désormais célébrissime Docteur Ross en tête d’affiche. Un petit mensonge que l’on sent bien venir à des kilomètres, étant donné que Georgie n’apparaît pas sur le canon du DVD, c’est à dire sur le générique écrit en bas de l’affiche (en caractère 4, ce qui nécessite une loupe, voire une lunette astronomique, pour pouvoir le lire). Point de Clooney dans le rôle principal, mais en revanche toute une pléiade d’inconnus n’ayant pas réussit à percer depuis (ce qui, vous vous en doutez déjà, n'est guère étonnant).


L’histoire est évidemment d’une simplicité redoutable : lorsque la police est appelée, une nuit, à la Crippen high School, elle y découvre les cadavres de toute une équipe de tournage. Celle-ci était venue tourner un film dans ce lycée fermé depuis plusieurs années après une série de meurtres sanglants (jusque là, tout est normal). Le scénariste, unique survivant, raconte aux forces de l’ordre ce qui s’est passé. Et ce qui c’est vraiment passé, j’aurai bien du mal à vous le raconter tant l’histoire s’avère être totalement incompréhensible.
Dans la première partie, Bill Froehlich livre au spectateur une mise en abîme plutôt niaise mais assez sympathique, un film d’horreur dans le film d’horreur, avec le réalisateur qui a un vrai projet artistique, l’actrice principale qui pense trouver la le rôle de sa vie dans un film tout ce qu'il y a de plus sérieux, et un producteur très beauf qui veut (je cite) «du sang et du nichon». Et au milieu de ce petit monde, le scénariste que l’on fait tourner en bourrique en lui demandant sans cesse de réécrire les scènes suivants les volontés toujours divergentes du producteur ou du réalisateur (de là à dire qu’il y a un message - peu subtilement - caché dans ce film, il n’y a qu’un pas…).
Ces petites joutes verbales sont entrecoupées de scènes du film en train d’être tourné, mais non présentées comme telle, et volontairement placée dans la chronologie du film pour embrouiller le spectateur (l’acteur qui vient d’être tué, est ce pour de vrai ou pour de faux ? Est dans le film ou dans le film dans le film ?). D’une débilité assumée, mal interprété, alternant bouffonnerie et séquence de pur non-gore (il n’y a pas une goutte de sang dans le film), elle permet de passer un excellent moment, surtout s’il est accompagné de bières et de cacahuètes.

Après cette première partie très fun, le film a malheureusement la mauvaise idée de se prendre au sérieux et de commencer à mettre au point une histoire. Mauvaise idée, parce que toute sympathique que soit la première partie, elle ne s’élève jamais au delà du rang de nanar de qualité. Mais une fois les choses sérieuses entamée, on commence à s’ennuyer sévèrement… d’autant que plus l’histoire avance, moins elle est compréhensible, et ce jusqu’à la révélation du méchant, plus méchant que le méchant de San Ku Kaï!!! Une première fin qui peut faire penser à celle de Scream…
Une première fin, oui, parce que l’autre mauvaise idée du film est de multiplier les fins chocs, de sorte que le spectateur ne sache jamais quand le film se termine, et ce jusqu’à un twist final affligeant de débilité. Au bout du compte, le film ne marquera les mémoires que des plus Zédophile d'entre nous, pour les autres, l'ennui est assuré...
Et Georges Clooney dans tout ça, me direz vous ? Il était en tout premier au générique du film (qui fait défiler les noms d’acteurs dans l’ordre alphabétique) et joue le rôle d’un acteur interprétant un policier, mais qui quitte très vite le tournage pour faire carrière à la télé, «dans une série géniale»… signe précurseur ?

La conclusion de

Un nanar sympathique et amusant dans sa première partie, mais définitivement ennuyeux et confus par la suite. Les amateurs pourront y trouver leur compte (05/10), les autres s'ennuieront sévèrement (01/10)...

Que faut-il en retenir ?

  • Un début amusant,
  • Un nanar dans le nanar,
  • Des messages peu subtils et peu cachés,
  • L'apparition de Georges Clooney.

Que faut-il oublier ?

  • Une réalisation trop proprette,
  • Des non-acteurs,
  • Des effets normaux,
  • Une seconde partie soporifique,
  • Le twist final, complètement débile.

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