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Critique du Roman : Le Donjon Rouge
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Critique du Roman : Le Donjon Rouge

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 4 juin 2007 à 1550

Le trône de Sang

Au moment de s’engager sous la voûte, il se fourra deux doigts dans la bouche, siffla, et son loup vint ventre à terre à sa rencontre, jetant la panique parmi les bêtes des lanciers. Un étalon qui se cabra en hennissant, l’œil fou, manque même de désarçonner son maître dans un concert de cris et d’imprécations. A moins d’être accoutumé à l’odeur des fauves, les chevaux étaient tous pris de frénésie quand ils la flairaient mais, bah, ceux-ci se calmeraient comme les autres, une fois Eté disparu. « Au Bois Sacré » rappela-t-il à Hodor.
Deuxième volet de la saga du Trône de Fer, le Donjon Rouge reprend la trame narrative exactement au moment où le premier s’était clos. On retrouve donc cette même foule de protagonistes, tous bénéficiant d’un profil psychologique finement ciselé grâce au talent de George R.R. Martin, un auteur hanté par le souci du détail et du réalisme. Comme dans La Glace et le Feu, l’histoire se concentre sur les rivalités que séparent les grandes puissances des Sept Couronnes. Mais cette fois-ci, le roman se pare d’une couleur différente. De celle, grisâtre, de la manipulation et de la félonie, il vire à l’écarlate, celle de l’action guerrière et du meurtre. L’auteur durcit le ton, pourtant déjà très adulte. Les morts violentes les plus inattendues se produisent, les jeunes protagonistes de l’histoire mûrissent dans la douleur et dans la peine et ils deviennent malgré eux les acteurs principaux de ce drame imprégné de parfums Shakespeariens..
Au niveau de l’écriture, c’est la grande classe dans le style, très élégant, comme dans la forme, avec sa structure irréprochable. Ainsi, de la même manière que le premier tome, la narration est divisée en récits à tiroir qui mettent en forme les différents points de vue des personnages les plus marquants. Parmi eux, entre autres, Tyrion Lannister, le nain manipulateur, Jon Snow le bâtard, gardien du Mur du Nord, Robb Stark de Winterfell, jeune seigneur de 16 ans et Daenerys, princesse du peuple du Cheval. Il est d’ailleurs intéresser de noter que Martin s’attache à peupler son œuvre de femmes fortes, que cela soit la sage Catelyn, sa fille Sansa ou l’extraordinaire Daenerys (à mon goût, le personnage le plus puissant, dramatiquement parlant, de cet opus). En leur compagnie, le lecteur va découvrir un monde en mutation, un royaume faussement solide qui va s’écrouler en quelques heures, entraînant les Sept Couronnes dans une dramatique succession d’événements dramatiques et souvent imprévisibles.
Au fil de la lecture de ce Donjon Rouge, l’on assiste également à la prise d’importance de l’élément fantastique. Oh, cela n’est guère encore très criant, l’on est encore loin d’errer dans un univers de high fantasy, mais, par petites touches, l’auteur nous entraîne à croire que tous les récits qui sont racontées par les scaldes et les bardes au coin du feu ne sont pas forcément que des contes pour effrayer les enfants. Il semblerait même qu’au-delà du Mur, au cœur du Bois Hanté, des créatures s’apprêtent à marcher ver le Sud, profitant pour ce faire le retour de l’Hiver. Un Hiver dont l’on ne sait finalement pas grand-chose, et dont l’on arrive à craindre autant que les personnages son arrivée annoncée.

La conclusion de

Cela faisait des lustres que je n’avais pas autant accroché à une œuvre de fantasy. Des années, serais-je même tenté de dire. Grâce à ce Donjon Rouge, qui fait suite au déjà excellent La Glace et le Feu, je me suis enfin totalement réconcilié avec le genre. Le roman est brillamment écrit, avec un style très adulte et loin de tout manichéisme puéril, la trame est forte de multiples ramifications toutes aussi solides les unes que les autres et les personnages sont tous dotés d’une grande profondeur psychologique. Cet opus contient également plus d’élément fantastiques que le premier, avec la matérialisation de quelques phénomènes inexplicables et un extraordinaire et surprenant final. Mais attention, l’on reste toutefois dans le domaine de la low fantasy. Dans le Trône de Fer, vous ne verrez pas d’elfes, de nains ou d’épées magiques, juste des humains, avec leurs faiblesses et leurs forces. Des hommes et des femmes mis à nue, dévoilant sans fausse pudeur leurs ambitions, leurs haines et leurs peurs. Un chef d’œuvre à lire impérativement !

Que faut-il en retenir ?

  • Habile narration à tiroirs
  • Des personnages criants de vérité
  • Un style élégant et adulte
  • Un univers réaliste et saisissant

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