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Critique du Roman : L'Ensorceleuse
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Critique du Roman : L'Ensorceleuse

Avis critique rédigé par Manu B. le mardi 24 avril 2007 à 1359

L'ensorceleuse

"La lettre était rédigée en allemand. Learmont reconnut l'écriture du Dr Hoffman, médecin en chef de l'hôpital psychiatrique de Francfort -son ami et collègue, l'homme qui avait été son hôte trente ans plus tôt, en 1842..."
Daniel Rowland est un journaliste américain à l'avenir prometteur. Il décide de prendre une année sabbatique pour écrire un roman à partir d'un thème qui lui tient à coeur depuis quelques temps: l'histoire de Tristan et Iseult. Il séjourne pour cela chez Nick Rowland, rock star un peu déclinante et fait la connaissance de Larkin, une femme à l'étrange pouvoir de séduction, dont il s'éprend rapidement...
Elizabeth Hand est écrivain américain qui a étudié le théâtre, a évolué dans les sphères de la scène naissante du punk, pour ensuite travailler à la Commission des Arts du Maine, tout en écrivant des articles du Washington Post Book World. Elle a écrit une vingtaine de romans depuis 1989 et l'ensorceleuse est son deuxième roman traduit et publié par Denoël.
C'est dans un Londres d'aujourd'hui que commence le récit de Daniel. Londres avec ses habitants hétéroclites, comme il en a finalement toujours été, est une ville à la fois extraordinaire et mystérieuse. Et Daniel l'américain fraîchement débarqué, va être amené par l'intermédiaire de l'envoûtante Larkin à y découvrir des lieux anciens recelant des trésors oubliés. A cette période contemporaine se superposent dans le récit deux autre époques. L'une se situe vingt ou trente ans en arrière où Val et son frère Simon vivent dans cette maison dans laquelle se trouvent des tableaux fascinants. L'un de ces derniers est en fait l'une des clés du roman, car il va exercer sur Val une fascination dépassant l'entendement qui le poussera aux franges de la folie. L'autre se déroule environ un siècle plus tôt où Radstock, jeune peintre américain vient à Londres pour y puiser l'inspiration nécessaire à son oeuvre. Il y fera la rencontre du Dr Learmont, spécialisé dans la psychothérapie d'artistes devenus déments ou en devenir.
Le coeur du roman se situe donc dans la relation de tous ces personnages. Le point commun de ces derniers est l'art. Et plus particulièrement l'inspiration. La question se pose en ces termes: comment se conçoit LE chef d'oeuvre dans le travail d'un artiste ? Quelles sont les conditions sine qua non pour créer l'oeuvre qui se démarquera de toutes les autres ? Il est vrai que le plus souvent, les artistes, dans son sens le plus global, les plus reconnus et les plus cultes aujourd'hui ont souvent connu une existence tragique, parfois misérable, souvent compliquée: Baudelaire, Rimbaud, Van Vogh et plus proches de nous Jimmy Hendricks, Philip K. Dick... On parle bien des poètes maudits. Pourquoi ne pas étendre cette notion à celle de l'artiste maudit ? La créativité ne devient elle pas liée aux conditions de souffrance de l'artiste lui-même ? L'art a peut-être besoin de créateur écorché vif pour être sublimé. Or l'homme est le plus vulnérable dans ce qu'il a de plus intime, c'est à dire dans tout ce qui touche à l'amour. Voilà la faille de tout être, le point de souffrance sur lequel on peut jouer.
C'est un peu la problématique posée par Elizabeth Hand dans ce roman. D'autant que pour tout artiste, la seule façon de passer à la postérité, c'est de réussir à créer le chef d'oeuvre dont on se souviendra pour des siècles, voire des millénaires. Alors, entre la souffrance et la créativité, pour un artiste le choix n'est-il pas compliqué ?
A travers un siècle de rencontres d'artistes réels comme Swinburn, Rossetti et d'autres imaginaires, l'auteur américain nous plonge également dans l'histoire du Sud ouest de l'Angleterre, d'ailleurs pas très loin de la mythique Tintagel, où les légendes les plus anciennes doivent bien avoir quelque origine vertement historique.

La conclusion de

L'ensorceleuse est un roman judicieusement construit dont le traitement de l'oeuvre créatrice se glisse de belle manière dans cette intrigue passionnelle.

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