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Critique du Roman : Une Fille comme les autres
Une Fille comme les autres >

Critique du Roman : Une Fille comme les autres

Avis critique rédigé par Lucie M. le dimanche 11 mars 2007 à 1550

N’en parlons plus…

Qu’est-ce qui pourrait nous faire le plus peur ? Un énorme monstre concupiscent de notre chair et de notre sang ? Ou un Jeu, tout d’abord enfantin, qui tourne à la torture et au meurtre à cause de la folie d’un adulte? Une frayeur se déroulant dans le monde réel qui pourrait se perpétrer à côté de chez nous, presque devant nos yeux, sans que nous nous en rendions compte. Des tas de choses horribles se passent à travers le monde et c’est bien plus effrayant que de penser à certains êtres humains puissant agir comme des bêtes que de penser à un monstre fantastique désirant nous faire du mal.
Dans un cadre idyllique, Jack Ketchum nous campe une histoire horrible où nous voyons évoluer des pré-adolescents découvrant d’une drôle de manière leur vie sexuelle. Une transition vers la vie d'adulte horrifiante qui leur laissera des marques à tout jamais. Tout d’abord, le roman débute comme un bon petit roman de Stephen King mettant en scène une bande de pré-ados traînant durant les vacances d’été dans leur beau et calme quartier où vivent de bons Américains moyens. Ce quartier est l’accomplissement du rêve américain des années 50 où tout est joli et où tout le monde il est gentil. Le récit est raconté 30 ans plus tard par l’un des protagonistes de cette tuerie malsaine. Il s’appelle David et nous conte comment il a assisté à la mise à mort par ses petits camarades d’une jeune fille de 14 ans. Celle-ci se nomme Meg et elle vient habiter dans ce si joli quartier chez sa tante Ruth avec sa petite sœur Susan après que leurs parents soient morts dans un accident de voiture. Cet accident laissera les deux sœurs orphelines et la petite Susan sera physiquement atteinte. Tout d’abord, un lien tendre se lie entre David et Meg. Une petite amourette de jeunesse débute. Les vacances sont là, le temps est au beau fixe et tout se déroule calmement. Sauf que la manière d’agir de Ruth envers Meg est assez "bizarre". David ne le remarque pas tout de suite que la mère de son meilleur ami ne traite pas de la même manière Meg et Susan. Néanmoins, il est loin de s’imaginer comment va évoluer cette situation. La construction du roman est réellement bien agencée. L’auteur sait nous lier à notre lecture par divers "subterfuges" littéraires ; des phrases très fortes dont la puissance évocatrice du "non-dit" est impressionnante. Cette technique du "non-dit" nous accroche au texte avec efficacité. Jack Ketchum évite de rentrer dans le voyeurisme malsain c’est un fait, pourtant nous sommes embarrassés par notre soif de lecture puisque l’histoire n’est pas très reluisante. Le roman se lit très vite et sans arrêt ; comme si nous étions envahis par une fièvre maligne. Certains passages sont inqualifiables et nous bouillons intérieurement. La plupart du temps de ma lecture s’est déroulée ainsi je bouillonnais et j’avais envie de hurler. Une lecture viscérale qui donne envie de péter la gueule à Ruth puis de la voir mourir. Si ! Si ! j’avoue avoir ressentie une haine irréfléchie envers la plupart des protagonistes de cette histoire. Un sentiment qui va même à l’encontre du roman et je me suis dit que ce roman n’était qu’une horreur abjecte même si l’auteur dénoncait un trait existant de la nature humaine. D’ailleurs, Jack Ketchum s’explique en fin de roman et il s’est malheureusement inspiré d’un fait réel pour écrire Une fille comme les autres. Malgré tout, ce sentiment de haine persiste et je dois dire que celui que j’ai le plus détesté ce fut David puisqu’il assiste à tout sans néanmoins y participer essayant même d’aider Meg et sa sœur ; sans toutefois le faire à temps.
Ce qui m’a le plus gênée dans ce roman c’est l’âge des gamins. J’ai même posé différentes questions autour de moi en ce qui concernait à quel âge l’émoi sexuel d’un garçon commencé et je dois dire que 12 ans, l’âge de la plupart des gamins dans le roman, est je trouve trop jeune. Surtout dans leur manière d’appréhender ce désir naissant. Cependant, cet éveil sexuel est encouragé par un adulte et à cause de cela c’est sûrement plausible. Il est également encouragé dans la violence. Les gamins se sentent comme forts et puissants. D’ailleurs, cette adulte, qui n’est autre que la Tante de Meg, est une femme complètement folle. Elle est complètement psychotique et vit dans un délire permanent. Cette femme fut abandonnée par son mari la laissant seule avec trois garçons. Ce mari ne lui a laissé comme souvenir qu’un abri antiatomique construit en dessous de leur maison. Elle est assez libertaire au niveau de l’éducation de ses gamins et devient vite dans le quartier la maman qui est "cool". Entourée la plupart du temps par les amis de ces trois gamins elle est comme l’aura sexuelle de cette bande de garçons et de par ce fait la venue de Meg, âgée de 14 ans, et de sa petite sœur Susan, âgée de 9 ans, ébranlera le pouvoir de cette femme. Bien évidemment, Meg est une jeune fille très jolie ce qui n’arrange pas les choses. Meg et Susan seront les deux personnages les plus admirables. J’ai admiré cette gamine de 14 ans qui a tout fait pour protéger sa sœur en se laissant torturer corps et âme. Jusqu'au bout, elle a lutté, mais elle en est morte.
Je ne peux pas conseiller ce roman sans me poser des questions d’éthiques. Il est horrible, mais il dénonce des faits existants. Jack Ketchum est manifestement un très bon auteur puisqu’il sait à travers ses mots déclencher en nous des sentiments puissants sans toutefois tomber dans le voyeurisme malsain. Pourtant, ce roman n’est pas une lecture facile. Nous sommes constamment en proie à des doutes ignobles. Nous avons envie de crier et de lourder violemment le roman. Cette lecture est dure, mais comment expliquer qu’il en faut pour que nous puissions ne pas oublier que des faits terribles se passent pas si loin de chez nous. Des faits exécutés par des êtres humains, oui des gens comme nous, qui un jour ne font plus la différence entre le bien et le mal ; poussés par un désir malsain de se soulager de leur misérable vie par la violence. Un sentiment de vengeance envers leur vie ratée décuplé par le sentiment de puissance qu’ils possèdent tout d’un coup. Mais le plus ignoble reste dans le fait que ces personnes puissent entraîner dans leur délire psychotique destructif des enfants et là c’est encore plus rageant.

La conclusion de

Une fille comme les autres de Jack Kektchum ne laisse pas indifférent. C’est une lecture douloureuse et terrible. Je ne peux réellement l’encenser ou vous le conseiller. En fait, c’est réellement difficile de faire la part des choses en le lisant. Nous sommes envahis par l’envie ignoble de cogner la plupart des personnages pour ce qu’ils représentent et pour ce qu’ils font. Mais nous sommes également envahis par le désir de le lire jusqu’au bout pour essayer de comprendre pourquoi Jack Ketchum nous sert une histoire aussi ignoble. Pourtant, le talent littéraire de cet auteur est là, bien présent, nous liant à cette histoire. L’auteur sait utiliser le « non-dit » avec efficacité pour nous atterrer encore plus et nous déposséder de notre envie de lourder le roman. Une fille comme les autres n’est pas une lecture saine je peux vous le dire, mais il en faut des romans comme ça qui nous tiraillent les tripes et qui nous écorchent les nerfs.

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