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Critique du roman : les trois reliques d'Orvil Fischer [2007], par Manu B.

Avis critique rédigé par Manu B. le jeudi 8 mars 2007 à 17h31

Qui es tu, Orvil Fisher ?

"Les nuages sont lourds et noirs; comme ce monde à l'agonie. J'ai froid. Lucité est déserte, rongée par le temps. Les immeubles m'entourent en enfilades mornes et effondrées. Je ne dois pas perdre une seconde. Mes prochains morts m'attendent..."
Au mauvais moment, au mauvais endroit. Orvil Fischer est un jeune enfant vivant dans Lucité, auprès de ses grands-parents, dans le bloc n°51. Longtemps après, il se demandera pourquoi tous ceux de cet immeuble ont été massacrés, sauf lui. Aucune justification, aucun témoin, aucun mobile. La blessure qu'Orvil éprouvera jusqu'à la fin de sa vie sera tant morale que physique, dans l'acceptation de son bras revenu. Toujours est-il qu'Orvil a dès lors un destin tout tracé...
Après la parution de La lumière des morts, la profondeur des tombes et Meddik, Les trois Reliques d'Orvil Fischer est le quatrième roman de Thierry Di Rollo à être publié aux édition Le Belial'.
Pour entrer dans le vif du sujet, sachez dès maintenant que l'univers de ce nouveau roman est comparable à celui des précédents. Mais ne vous y méprenez pas, au delà de la noirceur de ce monde - dont l'essentiel tient dans le désespoir des hommes qui peuplent les villes en pleine décrépitude -, chaque roman a sa spécificité. Celui-ci insiste sur le côté absurde de la vie. Ou de la mort.
Orvil est finalement un homme pour qui le sens de la vie perd toute signification le jour où il va se tourner vers la mort, lors du massacre de ses grands-parents. C'est à partir de ce jour que la mort va être aussi importante que la vie. Il va devenir guetteur, piqueur, mais restera avant tout enfant de la mort. Thierry Di Rollo excelle dans la transcription de la peine, du désespoir, de la folie passagère. On se souviendra de John Stolker, le héros de Meddik, un enfant haïssant son père, haïssant à ce point sa condition qu'il en devient meutrier pour la simple raison d'échapper à son statut d'héritier. Il cherchait la déchéance par le meurtre, par le défi de la mort. On retrouve un peu de ce personnage dans Orvil, avec le goût du meurtre d'une absurdité exacerbée. Il semble être complètement détaché de son oeuvre de mort. EN quête d'identité, il devient un parfait instrument de mort en fin de compte.
Il faut dire que le monde a sacrément morflé et complètement cinglé pour aimer cette existence merdique. La pollution a fait de notre planète un champ de ruines, où la moindre goutte d'eau filtrée soit d'une valeur inestimable. Où est l'espoir dans les décombres d'un immeuble crasseux ? Peut-être dans un livre qu'un grand-père raconte le soir. Que faire sinon fuir ? Fuir le Nord et son froid mordant. Fuir les femmes qui vous possèdent tout entier. Fuir la gloire d'un jeu immoral. Partir en quête d'une identité. Orvil, pourquoi parcours tu les contrées désertes à dos de girafe, ta belle Lenny? Mais qui es tu donc, Orvil ? Orvil ?

La conclusion de à propos du Roman : les trois reliques d'Orvil Fischer [2007]

Manu B.
85

En 180 pages, Thierry Di Rollo vous sort encore des sentiers battus dans une littérature noire, atypique, absurde, immorale, avec la caresse d'un rasoir. Encore une belle claque.

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