75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°4 : Au secours ! Un Publi-killer se ballade dans le coin. Une seule solution, le désactiver pour de bon.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Bug >

Critique du Film : Bug

Avis critique rédigé par Lucie M. le mardi 27 février 2007 à 16:19

AHHHH! AHHHH!

Alors là voici bien un film qui va être dur à chroniquer. Non pas au niveau des impressions que j’ai ressenti en le visionnant mais simplement en restant consciente de la réussite de la réalisation de William Friedkin en ce qui concerne les émotions qu’il transmet. Même si je n’ai pas aimé ce long métrage il a su déclencher en moi divers sentiments et cela jusqu’aux frissons de dégoûts et d’horreur. Le nouveau film du réalisateur de l’Exorciste fut tout d'abord projeté au cours du Festival de Cannes 2006 durant la Quinzaine des réalisateurs. Bug est un terme informatique définissant le mal fonctionnement d’un logiciel. Un disfonctionnement du à une erreur de conception qui peut s’avérer bénigne ou maligne. Présentement, le Bug subit par les différents personnages sera effroyable.


Tout d’abord, je vous enjoins de ne pas tenir compte de la bande annonce puisque les effets visuels annonçant un film d'apparence fantastique pur et dur n’est en fait qu’une fausse publicité mensongère pour tromper le chaland ou tout simplement pour que ce film soit une véritable surprise à tous les niveaux ; attendu que dans Bug point d’insectes tueurs ou serials killer mais plutôt un gros délire psychotique transmit d’un personnage à un autre. Un huit-clos épidémique où les deux personnages principaux, Agnès et Peter, suite à leur rencontre fortuite et suite à un début de relation amoureuse, vont s’enfermer dans l’enfer d’une folie paranoïaque sur un éventuel complot militaire. Un huit-clos puisque toute l’action du film se déroule dans la chambre d’hôtel d’Agnès - Ashley Judd - ; une chambre se trouvant sur les bords d’une portion d’autoroute des Etats-Unis où les voitures sont rares et où l’on entend juste quelques fois le bruit d’hélicoptères.
Dès les premiers instants de Bug, nous sommes agressés par des sonneries de téléphone et nous faisons connaissance avec Agnès, interprétait par Ashley Judd, attentive à ces incessantes sonneries stridentes dont elle donne à chaque fois réponse par un déluge d’insultes retentissantes qui visent un certain Jerry. Agnès nous apparaît tout de suite comme étant une femme émotionnellement fragile qui passe son temps à essayer d’oublier une période de sa vie qui fut malheureuse. Elle passe son temps seule dans sa chambre d’hôtel à noyer son mal de vivre dans l’alcool et la drogue. Le soir elle bosse dans un rad de lesbiennes où R.C. sa meilleure amie l’entraîne un petit peu à sortir de sa solitude. C’est par celle-ci qu’Agnès rencontrera Peter ; un jeune homme timide et mystérieux. Elle l’hébergera pour une nuit et peu à peu ils deviendront amants. Cette confiance absolue qui unira peu à peu Agnès et Peter sera possible grâce à leur sincérité et leur passé malheureux. La construction de cette relation amoureuse sera entrecoupée par les révélations de la vie passé des deux personnages. Les premières confidences seront faites par Agnès plus encline à parler à cause de la soudaine réapparition de son instable ex taulard de mari, le certain Jerry, interprétait par Harry Connick Jr, qui lui causera de forts désagréments. Ensuite, nous apprendrons ce qui cloche chez Peter - Michael Shannon - et là ce sera l’apogée de la folie et de l'horreur.
La réalisation de William Friedkin comportera des enchaînements de séquences rapides pour surprendre le spectateur et surtout pour mettre à rude épreuve ses nerfs. Grâce à ces enchaînements rapides nous serons placés devant le fait accompli plus vite que de raison et la folie paranoïaque des deux personnages nous sautera à la figure tel un jaguar affamé. La pression nerveuse ressentie sera envisageable grâce à l'emploi d’un fond sonore désagréable que Friedkin utilisera comme des éléments déclencheurs de la folie de ses personnages. Un travail sur le son, abominable à subir, puisque peu à peu les acteurs hurleront leur déséquilibre émotionnel. D’ailleurs, le jeu des acteurs est en tous points remarquable mais irritant. Un travail également au niveau du rendu de l’image représenter dans une évolution visuelle en rapport avec l’état nerveux de ce couple infernal dans la transformation de la chambre d’hôtel d’Agnès en une sorte de bunker de l’horreur. Le changement psychologique d’Agnès et Peter se fera sans détours hasardeux et entrecoupés de scènes où des dialogues, parfois trop longs, nous permettrons de mieux se rendre compte de l’étendue de leur état psychologique. Cette réalisation intelligente et très aboutie ne m’a pas aidé à apprécier Bug. Je n’ai pas du tout accroché au film et je me suis par moments sentis ennuyée, furieuse, effrayée, dégoûtée et hésitante puis par moments j’ai eu réellement envie de quitter la salle de cinéma. Pourtant, je suis restée jusqu’au bout mais pas pour savoir comment aller finir les personnages, puisque nous comprenons très bien que ceux-ci vont se détruire, mais plutôt pour savoir jusqu’où irait William Friedkin dans l’accomplissement de son Bug.

70

Bug est un film qu’on n’aime ou qu’on déteste mais qui ne nous laisse pas indifférent grâce à sa forme de réalisation graduelle se calquant bien avec l’évolution du scénario. Néanmoins, comment attribuer une note à Bug ? C’est un exercice délicat puisque au fond je n’ai pas aimé et je suis passée par différentes étapes émotionnelles très puissantes en le visionnant même si elles étaient pour la plupart négatives. Les deux photos choisit pour illustrer ma chronique représentent très bien Bug puisqu’au niveau du rendu visuel nous passerons d’un visuel cosy vers un visuel froid survenant quand Agnès et Peter sombreront dans leur folie destructive. William Friedkin nous livre un film abouti à la réussite visuelle et sonore qui accompagne avec savoir-faire l’utilisation de changements très rapides de séquences. Pourtant, comme je le disais plus haut, je n’ai pas apprécié Bug mais je reconnais que Friedkin a su montré un véritable talent de réalisateur.

Critique de publiée le 27 février 2007.

Acheter Bug en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Bug sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Suis nous sur facebook !