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Ghetto Blues >

Critique du Manga : Ghetto Blues

Avis critique rédigé par Lucie M. le dimanche 18 février 2007 à 16:22

I've got the Bluesss...in the Ghetto Bluesss...

En l’an III, ère du dirigeant Néponine, une épidémie d’un genre nouveau a envahi la Terre et a fait plus de 1983 691 personnes atteintes d’un mal virulent incurable. Ce virus, le Marabout, entraîne une modification du code génétique humain et ne laisse guère d’espoir de guérison et grâce à une facilité d’adaptation génétique il se propage allègrement. Les malades atteints du Marabout mutent et deviennent des parias. C’est pour cette raison que beaucoup de Sanatoriums ont vu le jour. Ces endroits sont des sortes de mini villes, à l’aspect de bidonvilles, où sont parqués les malades atteints de ce dangereux virus. Ces Sanatoriums sont protégés par des radars qui arrivent à déceler tous les individus atteints par le Marabout et peuvent les faire exploser. Ces radars meurtriers sont là pour éviter toute fuite. Pour distraire et faire oublier ce mal incurable, le gouvernement utilise des robots-chanteurs pour endormir les foules. Le public est sous le contrôle total de ce gouvernement totalitaire administré par Néponine. Mais parmi ces pops-idoles cybernétiques, une adolescente du nom de Lolita HR vieille au grain et ne mâche pas ses mots. Devenant de plus en plus une inévitable star de la chanson, elle déchaîne les passions et devient une véritable icône de la révolution et de la liberté d’expression. Un jeune homme Médhi, prisonnier de l’un de ces nombreux Sanatoriums, est depuis raide dingue de Lolita et n’arrive à vivre grâce à un espoir fou qui est de rencontrer cette star rebelle et de se marier avec.
Je ne suis pas une habituée des mangas. Je n’en ai lu que très peu et il m’arrive de temps en temps de regarder quelques adaptations de certains d’entre eux à la télé comme Naruto ou TriGun. Pourtant, c’est avec curiosité que j’ai ouvert mon premier manga Humanoïdes Associés. Mon choix s’est porté sur le premier tome de Lolita HR, Ghetto Blues ; préalablement publié dans le magazine Shogun. Et bien je peux vous dire que je suis amplement satisfaite de ma lecture et je n’ai qu’une hâte c’est de découvrir, la suite !
Cette satisfaction de lectrice, très peu portée sur les œuvres manga, se trouve être positive grâce au traitement du dessin et à l’élaboration des personnages, ainsi que de l’histoire, se rapprochant de la culture européenne. Delphine Rieu, la scénariste, est d’origine française et Javier Rodriguez, le dessinateur, se trouve être espagnol. Lolita HR est bien sûr une œuvre apparentée au manga, mais juste pour sa forme éditoriale. Ce qui pourrait être un point faible pour les fans de culture japonaise et amateurs de manga. Ici nous remarquerons que les points distinctifs des mangas japonais sont presque inexistants ; pas de gros yeux interrogatifs, pas d'interventions humoristiques, pas de scènes de baston de folie, mais simplement un coup de crayon distinctement européen. Bien sûr, certains traits graphiques se rapprochent du dessin japonais, mais c’est très succinct. Il faut surtout retenir que le côté pratique de la forme éditoriale d’un manga est réellement à prendre en compte puisque pour lire une bande dessinée dans les transports en commun ce n’est pas la joie et puis deux autres avantages à soulever, qui sont très importants, sont le prix non onéreux pour une bd qui contient 192 pages où nous allons découvrir une histoire riche en évènements ; décuplée grâce à la contenance énorme qu'apporte le format éditoriale manga.
Mais concentrons-nous sur l’histoire et les personnages de Lolita HR qui ont été pour moi une agréable surprise. Le récit est bourré de retournement de situations et de surprises sur le fondement même de la confection des deux personnages principaux qui sont Lolita HR et Médhi. Ces retournements incessants étoffent l’histoire de manière accrocheuse et ce qui aurait pu être qu’une simple histoire d’amour se transforme en un récit intrigant et palpitant. D’ailleurs, l’intrigue s’avère fouillée et travaillée grâce à l’imagination de Delphine Rieu qui s’efforce de donner vie à un univers cohérent où évoluent de nombreux personnages secondaires, tous aussi importants les uns que les autres. Ensuite, venons-en aux qualités graphiques de Ghetto Blues réalisées par Javier Rodriguez. Bien sûr, ce n’est pas très facile que de faire ressortir des dessins sans employer des couleurs toutefois et grâce à un encrage bien utilisé le coup de crayon imaginatif de Javier Rodriguez est agréable à l’œil et donne lieu à une élaboration physique des personnages très réussis.
De plus, dans ce premier tome de Lolita HR vous pourrez découvrir des bonus intéressants sur l’œuvre en question en découvrant les débuts et les évolutions de cette pop-star au caractère révolutionnaire qui était tout d'abord destinée à une édition classique sous forme de BD franco-belge.

80

Lolita HR est une œuvre attachante. Nous passons un agréable moment de lecture grâce à Delphine Rieu qui a su créer des personnages accrocheurs et qui a su élaborer une intrigue fouillée et travaillée. Le tout dessiné par Javier Rodriguez qui arrive avec talent à donner vit à l’imagination de Delphine Rieu. Ghetto Blues, premier tome de cette série, donne envie de suivre les aventures de Lolita HR et de son plus grand admirateur Médhi.

Critique de publiée le 18 février 2007.

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