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Critique de la bande dessinée : L'Afridienne #1 [2007], par Richard B.

Avis critique rédigé par Richard B. le dimanche 18 février 2007 à 14h11

Les stryges sur Mars ?

Les Hydres d’Ares, est la quatrième série déclinée de l'univers des stryges. Il y a d’abord eu le fameux chant des stryges, ensuite fut arrivé le maître de jeu, et pour terminer, le clan des chimères. Sans oublier l’apparition d’un stryge dans la série Asphodèle, même si cette série n’est pas considérée comme étant - officiellement - rattachée à l'univers des stryges.
Les Hydres d’Ares se situe en 3455 sur la planète rouge : Mars. Désormais l’homme peut enfin faire du tourisme sur la planète. Cependant, Mars n’est pas qu’une planète touristique. Il y a désormais des villes, et des enjeux économiques. Mais aussi, certaines zones à risque. Particulièrement là où rôdent les redoutables Afridiens, peuple créé génétiquement par l’homme. David Soho, un ex-commando reconverti, va être malgré lui, chargé d’enquêter sur d’étranges meurtres se situant non loin des territoires des Afridiens.
Depuis le début j’avais été captivé et intrigué par la couverture des Hydres d’Ares. La couverture dévoilait assez pour accrocher (2 yeux sur une seule face et des dents bien acérées), tout en laissant beaucoup de questions sur le sujet de cette bande dessiné. En ouvrant l’album, ma première réaction fut une énorme déception. Le dessin semblait statique, les effets Photoshop multiples, et l’encrage noir semblait ressortir baveux sur le papier.
Le scénario est signé d’Éric Corbeyran. Le scénariste est du genre prolifique, il est capable du meilleur (la loi des 12 tables, Weena, Archipel) comme du pire (Goïrid et Leôdhas). Dans le cas des Hydres d’Ares, d’Éric Corbeyran, reprend un univers qu’il connaît : celui des stryges, et le glisse dans un autre : celui de la pure science-fiction. Si on regarde le côté généraliste de l’histoire, celle-ci est très sympathique et l’on passe un bon moment. Si on s’attarde un peu plus, la trame n’est pas dénuée d’interrogation et de trous scénaristiques. Certains sont certainement voulus, mais le doute s’installe forcément. Par exemple, dans les premières pages, un couple est victimes d’une grosse bébête. Juste avant de mourir, la femme rentre dans leur voiture pour appeler de l’aide. Hors une fois les corps retrouvés, il ne reste plus que la main de la femme avec son téléphone. Où est passée la voiture ? Comment est sortie la main du véhicule ? Ça a l’air d’un rien, mais dans la manière dont l’action est montrée, cela perturbe.


Comme signalée un peu plus haut, ma première impression fut une légère déception face aux attentes. Cependant, il faut relativiser. Cet album est le premier d’Alexis Sentenac. Par moment, le dessinateur fait preuve de talent : son dessin n’est pas toujours régulier, mais des cases ou même des planches se révèlent très belles. Alexis Sentenac souffre surtout de régularité dans son travail. Par moment, on distingue des erreurs de proportions, ou, par rapport à l’action, des dessins trop statiques ; mais juste à côté, sur d’autres cases, ses défauts disparaissent. L’élément le plus désagréable est les effets ‘Photoshop’, parfois trop flagrant, et pas toujours de bon goût. Puis par moment, il y a aussi cette impression flagrante de voir se détacher la couleur et l’encrage noir, ce qui coupe toute alchimie entre les deux.
Malgré les nombreux défauts, les Hydres d’Ares peut devenir une bonne série. Corbeyran peut facilement corriger les quelques détails choquants de l’album, surtout qu’il possède une base intéressante. Alexis Sentenac quant à lui peut facilement progresser et devenir un bon de la bande dessinée. Les défauts de ce premier tome ne sont pas rares et justement se retrouvent souvent dans les premiers albums. La suite demeure donc à surveiller.

La conclusion de à propos de la Bande Dessinée : L'Afridienne #1 [2007]

Richard B.
55

Les Hydres d’Ares n’est pas un album parfait, mais il possède assez d’attraits pour intriguer. Le scénario, de même que le dessin et la couleur soufrent d’imperfections. Pourtant, on ne peut pas dire que cela soit un ratage : il y a assez de bonnes idées et de bonnes intentions pour faire de sa suite une potentielle réussite.

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