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Critique de la Bande Dessinée : Halloween
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Critique de la Bande Dessinée : Halloween

Avis critique rédigé par Lucie M. le dimanche 28 janvier 2007 à 1545

Halloween, à la découverte de la vie

L’album Halloween n’est pas une bande dessinée conventionnelle. Nous pourrions plutôt le comparer à un conte graphique où Olivier G. Boiscommun nous offre des dialogues en alexandrins et des dessins somptueux disposés de manière à ce qu’aucun des détails n’échappent à l’œil du lecteur. Les cases sont grandes et nous retrouvons plusieurs pleines pages ; celles-ci se rapprochant plus d’un tableau que d’une case habituelle de bd. Nous retrouvons également son amour pour l’architecture où souvent ses personnages se retrouvent sur les toits de bâtisses gigantesques à l’agencement gothique.


Tout d’abord éditée chez les éditions du cycliste en 1998 et depuis 2006 réédité chez les Humanoïdes Associés avec un bonus de 26 pages, Halloween conte l’acceptation de la vie de la petite Asphodèle ainsi que l’acceptation de la mort. Celle-ci a perdu son grand frère et la vie ne lui plaît plus. La mélancolie rythme sa vie et elle se sent seule, abandonnée. Trop effacer et prédisposer à être gouvernée par la peur, Asphodèle ne s’amuse jamais. Pourtant, durant une nuit d’Halloween et déguisée en un squelette effrayant, Asphodèle retrouvera le sourire et confiance en elle. Elle rencontrera un drôle de personnage qui se révélera être un singulier fantôme.
Olivier G. Boiscommun nous avez déjà régalé avec son album l’histoire de Joe tout aussi poétique qu’Halloween. Il aime à utiliser des enfants dans ses histoires et nous le prouve encore une fois en faisant même apparaître Joe et Béa. Ceux-ci découvrent le sens de la vie et les changements physiques ainsi que moraux qui interviennent peu à peu en eux. A l’identique de l’histoire de Joe, Olivier G. Boiscommun utilise le côté sombre d’une situation, comme dans Halloween la mort, pour enseigner les émotions de la vie à un personnage grandissant en âge.
Malgré tout, en lisant ces 56 pages de pure poésie et graphiquement sensationnelles je me suis un peu ennuyée. J’avoue que l’album m’a paru un peu trop long et les 26 pages rajoutées dans la présente édition des Humanoïdes Associés en doivent être la cause. Bien sûr, l’exercice de réaliser des dialogues en rimes doit être une chose difficile, mais par certains moments ces dialogues alourdissent notre lecture et ce qui aurait dû être un album léger grâce à des dialogues chantants de poésie en devient un peu trop long et surtout à partir de la 40ème page.

La conclusion de

Halloween est un conte graphique très beau où la disposition des cases et des nombreuses pleines pages attirent notre œil de manière enjôleuse. Olivier G. Boiscommun nous livre un album tout de poésie vêtue où nous rencontrons l’acceptation de la vie par l’acceptation de la mort grâce à une nuit d’Halloween où la petite Asphodèle rencontre un singulier fantôme. Bien sûr, graphiquement c’est toujours aussi impeccable. Le style d’Olivier G. Boiscommun se rapprochant plus de la peinture que d’une simple case de bd conventionnelle apporte un fort intérêt à cet album. Néanmoins, le côté poétique que nous découvrons dans les dialogues essentiellement en alexandrins alourdit un tant soit peu le déroulement de notre lecture.

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