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Critique du Roman : Hier les oiseaux
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Critique du Roman : Hier les oiseaux

Avis critique rédigé par Manu B. le mardi 23 janvier 2007 à 1306

Clonage

"Ce que David détestait toujours le plus dans les dinners de famille des Sumner, c'était la façon dont tout le monde parlait de lui, comme s'il n'était pas là..."
Alors que le monde sombre dans le chaos, du fait de la pollution et de la guerre éclatant un peu partout, dans un recoin de la Virginie, la famille Sumner se prépare à reconstruire un nouvel embryon d'humanité. David, notamment, oeuvre à créer de nouveaux hommes, depuis que la stérilité des hommes est devenue la menace principale de l'extinction pure et simple de l'Homme. Les premiers clones sont nés...
Kate Wilhelm est méconnue du grand public. Une dizaine à peine de ses romans ont été traduits en France, dont un seul est vraiment connu. Hier les oiseaux est en effet un des trop rares romans de cet auteur, femme de l'auteur Daemon Knight, mais non des moindres puisqu'il a reçu les prix Hugo et Locus en 1977. Il traite du clonage humain, mais sous un angle tout à fait étonnant.
Et pourtant, ce roman commence comme de nombreux romans: le monde est agonisant, du fait de la pollution, des réserves énergétiques réduites et de ce fait, de la guerre. Il fallait que cela arrive, les bombes ont éclaté, ne laissant ici et là que quelques groupes de survivants. Le résultat est catastrophique puisque la stérilité condamne l'humanité à s'éteindre d'ici la prochaine génération. Or, le travail acharné des Sumners va payer en "créant" des clones qui à leur tour seront féconds. Une lueur d'espoir dans le sombre avenir des hommes apparaît. Sauf que ces clones se conduisent de manière différente des humains uniques: chaque groupe de clones se comporte comme un organisme unique. Comme si l'on avait une individualité à plusieurs corps. Et ces corps souffrent d'être séparés du reste du groupe. Ce concept a été développé dans deux autres oeuvres de manière très intéressante: un feu sur l'abîme de Vernor Vinge avec les hordes de canidés, et le voile de l'espace de Robert Reed avec des extra-terrestres.
La différence avec ces deux romans réside dans le fait qu'un des élément du groupe se retrouvant seul peut néanmoins survivre, soit dans la folie ou la dépression, soit en cultivant son individualité. C'est sur ce point que Kate Wilhelm insiste en opposant les groupes de clones à ces individualités. C'est de cette rivalité que découle la question de l'humanité et de sa définition. Pouvons nous vraiment vivre en société de type ruche, comme les fourmis ou les abeilles ? Peut on évoluer, progresser ou survivre dans ce genre d'organisation ?
Ce thème est développé de manière magistrale, qu'une écriture pleine de sensibilité, rend ces histoires (trois personnages, trois parties) poignantes. Ce roman est tout simplement magnifique.

La conclusion de

Hier les oiseaux est un roman magnifique dont le thème du clonage soulève de nombreuses questions au point de vue de l'identité de l'homme et de son avenir. A découvrir d'urgence !

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