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Critique du roman : La Forteresse Noire [1984], par Lucie M.

Avis critique rédigé par Lucie M. le dimanche 10 décembre 2006 à 15h05

Celui qui réveille le démon ne connaîtra plus le sommeil

1941. L’officier SS Éric Kaempffer – expert dans les camps de la mort – se rend dans le bureau de l'Oberführer Hossbach pour être informé qu’il doit se rendre en compagnie de sa troupe d’élite SS – les Einsatzkommandos - dans le col de Dinu en Transylvanie pour résoudre une affaire qui échappe au contrôle du Capitaine Woermann. Le message de celui-ci est simple et glace le sang des lecteurs : « Quelque chose extermine mes hommes » L’officier Kaempffer est bien décidé à régler cette affaire en vitesse pour qu’ensuite il puisse enfin prendre le commandement d’un nouveau camp de concentration prévu à Poliesti. Un dernier coup d’éclat pour qu’ensuite son apogée militaire de bon Aryen puisse être reconnu de tous et surtout du Führer. Mais c’est sans compter l’ambiance malsaine qui règne dans le Donjon où se trouve le Capitaine Woermann et ses troupes en faction dans ce point stratégique militaire. Bientôt tous acculés, ils devront se résoudre à faire appel à un vieil érudit juif, le Professeur Cazu, féru d’histoire et de faits étranges. Celui-ci sera emmené de force au Donjon en compagnie de sa fille puisque il est atteint d’une maladie rare. Dès les portes passées du Donjon, ils devront faire appel à leur savoir-faire pour enfin démêler cette sombre affaire.
Le point de mire du roman est bien sûr ce Donjon ténébreux perdu dans le col de Dinu en Transylvanie. Poste stratégique militaire, il possède la qualité d’être un poste d’observation sans précédent pour surveiller une possible invasion des troupes russes. C’est ce qu’est censé surveillé d’ailleurs le Capitaine Woermann et ses troupes en faction dans ce lieu sans âge et où il plane une atmosphère de mystère et de surnaturel. Une atmosphère sombre distillée dès les premiers instants où le Donjon nous est présenté comme étant d’un esthétique hors du commun et unique en son genre puisque recouvert de croix. Des croix incrustées dans ces murs et qui seront l’élément déclencheur de la série de meurtres sanglants. L’ambiance est d’ailleurs très bien décrite par Paul Wilson et la peur s’ointe de partout. Nous sommes subjugués par le début de l'histoire qui propage en nous un sentiment de curiosité saupoudré par un sentiment de peur haletante.
L’histoire tourne autour de plusieurs personnages tout liés dans l’horreur. Ils nous sont présentés par Paul Wilson de manière alternative et à chaque changement de chapitre. Ces passages alternatifs d’un personnage à l’autre nous prodiguent une sensation de manque puisque dès que nous sommes bien ancrés dans le déroulement de l’histoire vu par l’un des personnages nous sommes coupés sans préavis de ce point de vu pour nous retrouver malgré nous dans une toute autre vision. Bien sûr c’est une forme courante de narration qui donne à l’histoire un atout prodigieux qui est celui de ne pas ennuyer le lecteur, mais qui parfois a tendance à le lasser puisque nous n’avons pas le temps d’apprécier plus à fond l’histoire. Malgré cela, les personnages sont très précieux au récit, car ils ont tous une vision très différente de ce qui se déroule dans ce maudit Donjon, mais tous ont un point commun. Qu’ils soient Allemands nazis, Roumains juifs et hommes ou femmes, ils sont tous logés à la même enseigne celle de la peur.
Pourtant, chacun essayera de s’en tirer de la meilleure des façons et de faire valoir ses aspirations personnelles. L’officier SS Kaempffer n’aura de cesse que de rejoindre son affection dans le nouveau camp de concentration de Poliesti, le Professeur Cuza n’aura de cesse que de vouloir faire fuir sa fille loin du danger des nazis et en dernier lieu la créature mystérieuse n’aura de cesse que de retrouver sa liberté. Par contre, trois personnages se situent bien loin de ces luttes de pouvoirs internes à l’intrigue générale. Ceux sont la fille du Professeur Cuza, Magda, et l’homme mystérieux à la chevelure de feu, Glenn, venu de loin et en connaissant beaucoup sur le Donjon, mais ne disant rien pouvant faire avancer l’enquête. Ces deux-là tomberont bien sûr amoureux l’un de l’autre donnant un côté romantique au roman fort appréciable. Ainsi que le Capitaine Woermann, homme las des faits de la guerre et des horreurs commises par les nazis et qui n’aura de cesse que de quitter l’armée allemande et de retrouver sa Olga !
Paul Wilson ne s'encombre pas de fioritures stylistiques. Le roman écrit en 349 pages va à l’essentiel ne s’embarrassant pas de descriptions fades et inopportunes qui souvent déstabilisent un récit bien construit. Pourtant, à quelques occasions nous sentons que l’auteur ne sait plus où il va et nous distillent des informations sans fondements en rapport à l’intrigue principale et le tout devient par moment trop délirant et sans queue ni tête. Paul Wilson a désiré confectionner un récit comportant énormément de détails liés à l’intrigue qui est de découvrir qui est véritablement la créature. Des éléments apportés par les études du Professeur Cazu et de la découverte dans le Donjon de plusieurs livres interdits comme le Nécronomicon par les officiers allemands. Des instants bien trop vite passés. Toutefois, Paul Wilson arrive à nous distiller de la peur au cours de son roman, mais pas toujours à cause de la créature mystérieuse qui tue sans vergogne les officiers nazis ou autres militaires allemands. Une peur survenue à cause d’une question qui vient immanquablement à notre esprit : nous en venons à nous demander qui est finalement le véritablement le monstre dans cette histoire. La Créature ? L’officier SS Kaempffer ou le Porfesseur Cazu ? Tous avançant de manières mesquines et horrifiantes pour donner gain de cause à leurs intérêts personnels.

La conclusion de à propos du Roman : La Forteresse Noire [1984]

Lucie M.
85

La Forteresse Noire tout d’abord éditée en 1982 par les éditions Presses de la Cité sous son titre original Le Donjon est devenu peu à peu une sorte de classique de la littérature fantastique/épouvante à ne pas louper. Le roman fut d’ailleurs adapté par Michael Mann en 1983 avec des acteurs tels que Ian Mckellen, Gabriel Byrne, Jürgen Prochnow ou Scott Glenn. Un film que nous attendons toujours avec impatience en DVD. Paul Wilson arrive à nous installer dans un climat d’horreur surnaturel qui plane sur une terre dévastée par l’Allemagne nazi et ses plans ignobles d’exterminations. Un mélange doublement actif pour notre pauvre petit cœur et malgré quelques petits moments légèrement saugrenus le charme horrifique de ce roman fonctionne.

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