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Critique du Roman : L'autre côté du rêve
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Critique du Roman : L'autre côté du rêve

Avis critique rédigé par Manu B. le mardi 21 novembre 2006 à 0603

Alternance de réalités

"Portée par les courants, poussée par les vagues, entraînée irrésistiblement par toute la force de l'océan, la méduse dérive dans les fonds marins. Là où parvient la lumière et où commencent les ténèbres..."
George Orr a un pouvoir fabuleux: il peut remodeler la réalité. Le seul problème est que cela se produit uniquement sans ses rêves. Or, il n'a aucune prise sur la portée des changements puisque seul son inconscient est maître à bord. Comment maîtriser un tel pouvoir ? Il commence par prendre des médicaments, trop de médicaments, et arrive enfin chez un psychiatre...
Et si l'on pouvait résoudre le problème de la surpopulation ? Et si l'on pouvait éradiquer les guerres ? Et si l'on pouvait éliminer toutes les maladies ? Et si l'on pouvait la réalité de ce monde ?
Telles sont les questions que ce roman pose, à partir de l'idée qu'un homme est capable de changer la réalité dans ses rêves. Or, a t-on le droit de changer le cours de l'histoire, ou bien de rayer 7 milliards d'habitants pour mettre un terme à la surpopulation ? Orr est un personnage quelconque, ni extraverti, ni introverti, ni intelligent, ni déficient, il se situe dans la moyenne de tout ce qui définissent un homme du point de vue psychologique. Et pourtant, il détient un pouvoir énorme, il tient dans sa main le destin de toute l'humanité. Grâce aux rêves.
Haber, le psychiatre qui suit Orr, le tient en son pouvoir. Ce psy est assez opportuniste et croit détenir le pouvoir de changer le monde. Mais il détient uniquement le pouvoir par procuration, par l'inconscient de Orr. C'est au travers de ces multiples glissements d'univers, de réalités qu'on va découvrir que la manipulation de la réalité pour, a priori, faire le bien (éliminer la surpopulation, les maladies, la faim etc), n'a pas forcément la finalité que l'on espère. Le Guin voit juste dans son analyse. Et si ce pouvoir était détenu par un esprit malade ? Fait-on le bien au bout du compte ? Peut-on se substituer à Dieu ou la Nature ?
A la façon d'un roman de Philip K. Dick, Ursula K. Le Guin nous écrit un roman philosophique et sociologique sur notre appartenance au monde et sur la subjectivité du point de vue de chaque homme. Elle nous fait revisiter le discours de la méthode de Descartes, en nous plongeant en pleine psychanalyse d'un patient a priori déséquilibré. Mais qu'en est-il vraiment ?

La conclusion de

Voilà un beau roman plein d'humanité. George Orr est un personnage trop faible pour le pouvoir qu'il détient, d'où le paradoxe de la tâche. Enfin un roman de Ursula K. Le Guin que je peux apprécier à sa juste mesure !
Prix Locus en 1972.

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