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Critique de la Bande Dessinée : La Fièvre d'Urbicande
La Fièvre d'Urbicande >

Critique de la Bande Dessinée : La Fièvre d'Urbicande

Avis critique rédigé par Manu B. le samedi 28 octobre 2006 à 0904

Ubaniste humanum est

Eugène Robick est l'urbatecte de génie qui a parachevé les ponts entre la rive nord et la rive sud. Mais dans son projet initial, il était prévu trois ponts dont la construction du dernier est au point mort. Il en découle une sorte de déséquilibre architectural en terme de symétrie. D'autant plus que l'écart social entre les deux rives s'accentue de jour en jour. Un cube en filigrane trouvé dans un chantier et posé sur le bureau de Robick commence mystérieusement à croître...
C'est donc sur une planète différente que se situe cette ville d'Urbicande. On voit d'ailleurs sur les premières planches les cartes où se situe exactement Urbicande. Or la civilisation est tout à fait humaine, tant du point de vue physiologique que social. La ville d'Urbicande est séparée en deux par un fleuve. Or ce fossé naturel induit un fossé social avec d'un côté les nantis et de l'autre...le reste. Le projet d'Eugène Robick est donc, au travers de ses constructions architecturales, de recréer un lien entre les deux rives. Le design urbain se décline dès lors à la sauce politique. C'est d'ailleurs au pouvoir détenu par le rapporteur que l'urbatecte se heurte. C'est aussi pour des raisons politiques que le troisième pont -achèvement de l'oeuvre de Robick- n'est pas construit. Or l'accroissement du cube intervient au moment même où le projet est dans une impasse.

urbicande: un étrange treillis
urbicande: un étrange treillis
Curieusement, ce cube en pleine expansion va combler ce fossé entretenu par les autorités, un peu comme une émanation même du créateur Robick, un bras indestructible en fait. Et même s'il terrorise la ville, on va bientôt se rendre compte que l'incorporation de ce treillis métallique vivant est rapide, montrant quel peuvent être les progrès surprenants de l'urbanisme et son perpétuel changement. Ce domaine est sans cesse changeant.
Il semblerait que l'on puisse modéliser l'accroissement de ce treillis sous forme d'une suite mathématique authentique. Le souci du détail est donc poussé à l'extrême, c'est tout à l'honneur des auteurs.
Urbicande: l'espace urbain
Urbicande: l'espace urbain
Au delà de l'histoire, les graphismes montrent une ville de grandeur, les espaces sont immenses, tout est dans la démesure et dans l'anti confinement. Or ce vide ambiant semble perdre les personnages. Ils semblent terriblement seuls et isolés dans leur grands domaines et grandes maisons. Cette solitude incite à la réflexion, mais distend les rapports sociaux, illustrés par la relation entre Eugène et sa voisine Sophie. Graphiquement, autant j'ai bien aimé le design urbain, autant je n'ai pas aimé les personnages: j'ai trouvé un manque de constance dans leur traits et leur représentation (celle des émotions par exemple).
Un dernier lien pour aller plus loin dans l'univers d'Urbicande et des cités obscures: http://www.urbicande.be/

La conclusion de

La fièvre d'Urbicande est une réflexion sur le génie créateur architectural. Que penser de cet objet intimement lié à cet architecte. Le graphisme tout en noir et blanc ajoute au mystère. Autant l'histoire intrigue et captive, autant certains détails graphiques, notamment au niveau des personnages, m'a moins plu.

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