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Critique du Jeu Vidéo : Vampire the Masquerade: Bloodlines
Vampire the Masquerade: Bloodlines >

Critique du Jeu Vidéo : Vampire the Masquerade: Bloodlines

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 18 octobre 2006 à 1052

Plongez dans l'univers des Non-morts


Vampire The Mascarade : Bloodlines est, de la même manière que le vampirisme - la nature du sujet traité -, synonyme de malédiction. Il est en effet entré dans les croyances communes qu’il est le titre qui a entraîné la célèbre compagnie Troika vers son extinction. Même si c’est aller un peu vite en besogne de ne voir en ce jeu que l’unique raison de la disparition de la plus talentueuse des sociétés de développement dans le domaine des jeux de rôle PC, il faut bien reconnaître que Bloodlines en est la raison la plus évidente. Produit très ambitieux, successeur d’un très décevant Vampire Rédemption, le monument de Troika finira par orner de manière lugubre la pierre tombale de la société. Triste. En attendant la sortie des hits de Noël, deux ans après la sortie de ce jeu, j’ai eu envie de me replonger un peu dans l’ambiance de l’époque, avec toutefois un recul bienvenu – accompagné de ses patchs ! - qui, je l’espère, me permettra d’être plus objectif qu’en cette époque.
Vampire : The Mascarade est avant toute autre chose, un jeu de rôle papier célébrissime édité en anglais par White Wolf et en français par Hexagonal. Cette œuvre fait partie d’un groupe commun intitulé le Monde des Ténèbres (en compagnie de Loup-Garou, Requiem, Orpheus ou Mage). Dans La Mascarade, on est loin des stéréotypes victoriens du vampirisme puisque le joueur est plongé dans un monde underground contemporain proche de l’ambiance des ouvrages de Anne Rice (à noter que la série de films Underworld emprunte la plus grande partie de sa mythologie à Vampire, qui a même eu l’honneur d’être déclinée en une série télé). Dans cet univers, les vampires sont divisés en clans ethniques régis par un conseil multiracial nommé la Camarilla. Composé des personnages les plus prestigieux et les plus anciens des castes vampires, le conseil de la Camarilla veille à ce que les individualités ne mettent pas en péril la communauté par des actions de violence ou de trop voyantes manifestations surnaturelles. La peine encourue pour enfreindre à cette loi nommée la Mascarade peut aller, dans les cas les plus graves, jusqu’à la destruction pure et simple du vampire coupable (en jargon vampire, on appelle ça la Fin Ultime).
Au début de la partie, le joueur doit passer par la phase de création de son personnage. Identique à la version papier, elle propose 7 stéréotypes qui correspondent aux différents clans du jeu de rôle. Ainsi, contrairement à Rédemption qui était limité à ce niveau, le joueur pourra choisir entre les discrets Nosferatu, les sociables Toréadors, les violents Gangrel, les toniques Brujah, les raffinés Ventru, les excentriques Malkaviens ou les mystiques Tramere. Une option très intéressante car chaque clan possède ses propres qualités et défauts et changera radicalement votre manière d’aborder les défis du jeu. Personnellement, j’ai effectué deux parties complètes avec deux clans radicalement opposés : un Gangrel et un Nosferatu, et je peux dire que l’aventure change presque de tout au tout (j’en ai cependant bavé beaucoup plus avec le faible Nosferatu).
La fiche de personnage est quasi identique à celle du jeu de rôle de White Wolf, avec un récapitulatif des compétences qui permettent d’obtenir un bonus lors des simulations de jet de dés. En théorie, car dans le jeu vidéo, n’espérez pas effectuer avec succès une action si votre niveau de compétence n’est pas assez satisfaisant, ainsi vous avez un +3 en informatique ou en crochetage, vous arriverez sans encombre à pirater tous les systèmes informatiques et crocheter toutes les serrures de niveau de difficulté 3 ou inférieur et vous n’aurez strictement aucune chance d’effectuer une action d’un niveau supérieur. Là, en rôliste acharné, je dis bof !

La fiche de caractéristiques vous indique également le niveau courant de Mascarade et d’Humanité de votre personnage. Chaque infraction à la Mascarade fera descendre votre compteur et arrivé au seuil fatidique (5 infractions), vous aurez à rendre des comptes à vos tuteurs de la Camarilla qui ne sont pas très tolérants à ce sujet (autant dire : une très mauvaise affaire!). D’un autre coté, votre jauge d’Humanité va descendre à chaque fois que vous effectuerez une action cruelle (comme vampiriser un innocent à mort) et vous amènera petit à petit (la vitesse dépend du clan de votre personnage ; les Gangrels sont les plus exposés) à l’état de bête fauve difficilement contrôlable. Il convient donc de ne pas céder trop souvent à ses penchants pour les excès vampiriques si l’on ne veut pas risquer de se transformer à tout bout de champ en un peu discret monstre assoiffé de sang courant sur Hollywood Boulevard.
Au niveau du jeu à proprement parlé, le patch 1.2 a corrigé bon nombre de bugs qui ont rendu ce jeu quasiment injouable lors de sa sortie fin 2004 (retour intempestif sur Windows, quêtes bloquées, plantages purs et simples, bref, la cata !) et Bloodlines est aujourd’hui parfaitement jouable avec nos machines récentes ; même avec un niveau graphique en plein détail (ce qui n’était pas vraiment le cas à l’époque, le moteur graphique étant faiblement optimisé). En 60 heures de jeu, je n’ai eu en tout et pour tout qu’un seul bug qui m’a foutu une quête en l’air (bon, c’est vrai, elle était importante, mais bon !). Personnellement, je trouve le jeu assez joli (malgré des personnages un peu carrés), avec des nuances glauques qui retranscrivent bien l’univers du Monde des Ténèbres. Seul reproche à faire, le manque de sensation de vie, avec ces PNJs décoratifs à l’attitude purement ‘’zombiesque’’ et de trop nombreuses phases de chargement qui cassent le rythme du jeu.

Dés les premiers instants, on s’aperçoit que Bloodlines est en fait une sorte de mélange de jeu d’action et de jeu de rôle. Le contrôle du personnage se fait par des combinaisons souris-clavier, très loin des habituels jeux de Troika (Fallout, Arcanum…). Et force est de reconnaître qu’au niveau du gameplay, c’est plutôt raté. Les mouvements sont abrupts, les soudains basculements de caméra parfois chiants. Dans les déplacements, on n’arrête de se prendre les pieds dans des éléments d’un décor absolument pas interactif (à part poignée de porte et leviers…) ou de se balader dans une pléthore de salles vides. Et, encore plus grave, les combats sont pourris. Dans les corps à corps, de loin la technique la plus simple, on se contente de cliquer comme une brute, donnant parfois un ou deux coups de touches clavier, alors que les phases de tir sont horriblement laborieuses et vraiment pas fun. Bref, la qualité de Bloodlines ne se trouve pas du coté technique, c’est certains.
Non, le point fort de ce jeu est - en plus de fournir une extraordinaire atmosphère ‘’gothic new-age’’ qui parvient à plonger totalement le joueur dans une ambiance bien flippante et ‘’adulte’’- la profondeur scénaristique de cette aventure ainsi que le nombre et la richesse des quêtes proposées. Certaines de ses quêtes sont, c’est vrai, trop dures et/ou trop ‘’laracroftiennes’’, mais la plupart du temps, elles sont vraiment excellentes (heureusement, car dans Bloodlines, le seul moyen de gagner des points d’expériences est d’effectuer avec succès des quêtes). La trame principale est passionnantes, remplis de personnages du jeu de rôle papier (ce qui séduira sûrement les fans) dotées de phases de dialogue recherchées bien interprété en langue anglaise (le jeu est sous-titré en français). Le tout bercé par des ambiances sonores et des musiques excellentes. Même s’il peut sembler que certaines discussions sont à sens unique, il faut savoir que les choix du joueur influenceront grandement le déroulement du jeu et que plusieurs dénouements sont possibles. Bref, si vous parvenez à passer outre les défauts cités plus haut, Vampire The Mascarade : Bloodlines va totalement vous séduire.

La conclusion de

Véritable gâchis lors de sa sortie précipitée (afin d’être présent sur les étals pour Noël 2004) qui l’a transformée en véritable panier de bugs, Vampire : La Mascarade : Bloodlines mérite d’être redécouvert maintenant que les fameux patchs ont fait leur office. Malgré des défauts irrattrapables - comme une gestion des combats bien décevante -, les volontaires y découvriront un jeu doté d’un scénario riche en évènements et à l’ambiance accrocheuse, doté de PNJs bien travaillés, et à la très longue durée de vie.

Que faut-il en retenir ?

  • Une ambiance extraordinaire
  • Nombreuses quêtes
  • Dialogues recherchés, voix réussies
  • Scénario passionnant et évolutif

Que faut-il oublier ?

  • Coté FPS pourri et moteur graphique poussif
  • Combats laborieux et inintéressants
  • Encore quelques bugs
  • Quelques quêtes de moindre intérêt.

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