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Critique du roman : La saison de la sorcière [2003], par Manu B.

Avis critique rédigé par Manu B. le lundi 17 juillet 2006 à 06h37

La saison de la sorcière

"La routine, encore la routine. Toujours les mêmes gestes renouvelés à l'infini de matin en matin. Tendre la main vers la radio-réveil pour couper le sifflet à un prétendu journaliste débitant comme chaque jour un bulletin de désinformation visé par quelque comité de censure..."
Fric est un délinquant sortant tout juste de prison dans une France en pleine effervescence, comme le reste du monde, d'ailleurs, puisque les sorciers se sont découverts et ont accompli des actes qui ont fait verdir les gouvernements: l'enlèvement de la Tour Eiffel par une créature pterodactylienne colossale en a été le premier acte. Seul point positif: aucune victime n'est à déplorer. Le point négatif est que les U$A en ont profité pour occuper beaucoup de pays au nom de la sûreté mondiale...
On connaît l'humour de Roland C. Wagner, et cette propension à parfois faire grincer des dents... américaines. Le dernier en date fut ce L.G.M. dont le petit homme vert ambassadeur en avait fait voir de toutes les couleurs aux US, en Californie et ailleurs. La novella Pax Americana dressait un tableau très sombre mais réaliste des prochaines décennies face à la crise du pétrole dont les réserves déclinent rapidement. La réédition de la saison de la sorcière par J'ai Lu ce mois-ci entre dans la même catégorie que ces derniers pastiches de la politique hégémonique américaine.
Il nous promène dans la banlieue parisienne avec Fric et ses trois acolytes qui se cachent dans un no man's land, tandis que de l'autre côté de l'atlantique, les tazus (américains pour la traduction) cherchent un moyen de stopper ces soi-disant terroristes puisqu'ils ne tuent personne. La chasse aux sorcières est ouverte pour les aliéner de façon à trouver la source de tous ces maux. Mais pas trop vite, puisque cette situation de crise a permis d'occuper quelques pays et d'en pomper les ressources au passage pour alimenter les caisses du gendarme du monde.
Roland C. Wagner joue dès lors sur les clichés, avec pas mal de coups cinglants au passage (description de lavage de cerveau, quelques réflexions anti-impérialistes également) et en campant encore une fois des personnages stéréotypés, notamment d'une armée américaine qui semblent avoir deux muscles (dont l'un entre les jambes) et un cerveau, incapables de fonctionner en même temps. Il pousse le bouchon aussi loin que possible, et il semble avoir de grands bras ! D'un autre côté, la partie parisienne et française n'est pas mal non plus avec un membre révolutionnaire apprenti terroriste un peu neuneu et une fraternité soixante-huitarde anar un peu déjantée.
Pour résumer, c'est un roman qui se lit bien, très deuxième (voire troisième) degré par moment, très divertissant et assez drôle. Un bémol pour le dénouement qui arrive comme un cheveu sur la soupe.

La conclusion de à propos du Roman : La saison de la sorcière [2003]

Manu B.
75

Roland C Wagner s'amuse à mettre à mal l'Amérique impérialiste post 11/09/2001 avec ses "étazunis" gendarmes du monde et défenseurs de la planète contre le fléau magique qui s'abat sur toute la surface de notre bonne vieille Terre. Cinglant, amusant, cynique, il ne laisse rien au hasard avec cette farce fantastique mais dont la fin nous laisse sur notre faim.
Prix Bob Morane 2004. Prix Rosny Ainé 2004.

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