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Dustin >

Critique de la Bande Dessinée : Dustin

Avis critique rédigé par David Q. le mercredi 12 juillet 2006 à 11:34

Levez la main droite et dites... oups pardon Dustin

Dustin Goldfinger est né avec une anomalie physique un peu embêtante, il a deux mains gauches. Si ce n’est pas pratique pour jouer à la Playstation – déjà que les manettes pour gauchers sont rares alors imaginez pour un double gaucher, c’est encore plus ennuyeux pour Dustin lorsqu’il est la risée de l’école et qu’il est traité comme un de ces Freaks de foires. Mais un jour où, en bon gaucher maladroit, il se retrouve puni à la cave, une fée apparaît et lui révèle le secret du pouvoir de cette deuxième main gauche qui va changer sa vie…


La première chose qu’on peut dire de cet album c’est que l’idée est très bonne. On a l’habitude de lancer des vannes aux maladroits en leur disant qu’ils ont deux mains gauches et la BD pousse cet état de fait à l’extrême pour nous emmener dans un univers fantastique ancré dans un monde réel. Ce qui nous frappe ensuite c’est la façon dont est montrée la main gauche. Véritable acteur de la BD, la main semble presque autonome. Parfois cachée tantôt en gros plan, ses apparitions se font toujours remarquer et on suit ses mouvements et « expressions » comme un enfant demain la main magique d’un prestidigitateur. L’univers de Corbeyran nous plonge dans un monde à double face, opposant riches et pauvres, chacun cherchant à tirer parti au maximum des autres, n’hésitant pas à user de tous les moyens possibles et imaginables pour arriver à leurs fins. Un univers cruel où finalement, Dustin semble être l’intrus qui peut faire changer les choses, si et seulement si ses choix l’amènent dans cette voie, ce qui n’est pas certain vu la tournure des évènements et la convoitise suscitées par cette main miraculeuse. Pour une fois, la BD démarre très vite, on a un aperçu rapide des pouvoirs de Dustin dès la première page ce qui nous fait de suite rentrer dans la BD et seule notre main gauche devra lâcher l’album pour tourner les pages suivantes.

Les dessins des Gil Formosa collent parfaitement à l’ambiance de la BD. Les femmes aux courbes élancées et formes généreuses sont autant de femmes fatales qui d’un regard peuvent hypnotiser n’importe lequel d’entre nous. Nous pouvons sans aucun doute faire une analogie entre ces femmes et celles des dessins animés de Tex Avery tant elles se ressemblent. Les autres personnages sont présentés essentiellement sous leur plus mauvais visage et Formosa s’applique à leur donner des têtes patibulaires correspondant à leur comportement. Seul tête-de-clou, le dur au cœur tendre et Dustin ont un traité un peu plus indulgent. Les ombres franches sont comme autant de couteaux qui tranchent dans le vif pour faire ressortir le coté obscur de ces personnages. L’ensemble est confiné à une palette de couleurs essentiellement pastel marron/jaune/rouge où le noir a tendance à être une couleur à part entière. Le terme le plus approprié pour qualifier l’impression qui ressort de la BD est sinistre, un terme suggéré par le nom de la ville de Dustin : Sinostropolis. Un nom qui fait penser à la ville de Superman, Métropolis. Sûrement un petit clin d’œil parmi tant d’autres, on peut d’ailleurs citer les clins d’œil à James Bond (Dustin Goldfinger ; le style adulte de Dustin, entouré de femmes prêtes à céder à son charme) et à Peter Pan (la fée clochette).

Que faut-il en retenir ?

  • Le style graphique et les couleurs
  • La main gauche, véritable personnage dans le personnage
  • L’idée de base du scénario
  • La beauté des courbes féminines

Que faut-il oublier ?

  • Le jeune Dustin semble un peu trop naïf après avoir compris le pouvoir de sa main
83

Double Gauche est une BD qu’il faut mettre à gauche (qu’il faut garder pour soi). Avec ses graphismes particuliers, sa mise en scène appuyée, ses personnages caractériels et son scénario original, ce premier tome à tout pour faire de la série une grande BD à la fois intéressante, drôle et plaisante à lire, même pour les gauchers.

Critique de publiée le 12 juillet 2006.

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