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Critique de la Bande Dessinée : Le Chant d’Anorœr
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Critique de la Bande Dessinée : Le Chant d’Anorœr

Avis critique rédigé par David Q. le mercredi 12 juillet 2006 à 1016

Le long chemin de la servitude

Le maître d’armes Kiriel va épouser Lérine, la fille du bon roi (qui ne s’appelle pas Dagobert). Ce mariage arrangé permettra d’envoyer Kiriel vers Nilin où les changements politiques de la région annoncent de mauvais présages. Mais pas mal d’évènements vont chambouler leurs noces ainsi que le royaume…
Premier tome d’une série prévue en cinq volumes, Servitude impose son style graphique sépia tout au long de l’album comme une vieille fable retrouvée sur des manuscrits antiques. L’histoire sans être un exemple d’originalité suscite l’intérêt du lecteur même si certaines scènes ne sont pas toutes compréhensibles dès la première lecture, mais un rapide retour en arrière une fois arrivé au bout vous permettra de mieux appréhender l’ensemble de l’histoire et ses implications possibles pour la suite. Les personnages ressemblent pas mal à ceux du Seigneur des Anneaux au niveau de leurs caractères et de leurs statures : on a le vieux roi fatigué par les combats (Théoden ?), le jeune héros déjà aguerri qui évite les responsabilités (Aragorn ?), le traître (Boromir ?). Attention donc à ne pas tomber dans la facilité dans les tomes suivants, mais je fais confiance aux auteurs qui ont l’air de maîtriser leur sujet et de l’emmener vers des chemins plus personnels.
Si le démarrage de l’histoire semble piétiner en début d’album, on arrive ensuite rapidement à entrevoir les premières intrigues sans pour autant pouvoir en deviner toutes les implications, laissant à la suite de quoi nous sustenter. Une très bonne chose que de garder les surprises pour plus tard dans un style d’univers, le médiéval fantastique, où de nombreuses histoires ont été écrites.
Les dessins très détaillés semblent exclusivement colorisés à l’aquarelle, une aquarelle sépia. Loin d’être monotones ils donnent un ton et un caractère épique à l’histoire. Que ce soient les personnages, leurs expressions ou les décors, tout est travaillé avec le souci du détail, Eric Bourgier jouant parfois avec la lumière, les contre-jours, les ombres, les reflets et le clair-obscur propre aux peintres hollandais pour accentuer ses messages, démontrant par là même une maîtrise graphique incontestable. Rajoutez à cela quelques cases explicitement torrides, des combats à l’épée et une superbe double page avec un dragon géant et vous avez un parfait exemple d’une BD très agréable à lire plusieurs fois. La mise en page reste par contre très classique. Les dialogues sont très corrects sans être exceptionnels et beaucoup de questions restent en suspens à l’issue de ce premier tome. Espérons que la suite éclaire nos lanternes et qu’elle soit du même niveau, voir meilleur. En tout cas le pari est lancé pour cinq volumes.

La conclusion de

Une BD médiéval fantastique d'une qualité graphique excellente mais dont les thêmes et personnages sont un peu trop classique, en tout cas pour ce premier tome. Heureusement, la suite semble nous réserver un chemin plus personnel. A suivre et en tout cas à lire !

Que faut-il en retenir ?

  • De la pure heroic fantasy
  • Le ton sépia de toute la Bd
  • Comme un gout du SDA
  • Des dessins magnifiques et détaillés emprunts de réalisme

Que faut-il oublier ?

  • Trop peu d'originalité

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