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Critique du Roman : L'Oiseau d'Amérique
L'Oiseau d'Amérique >

Critique du Roman : L'Oiseau d'Amérique

Avis critique rédigé par Manu B. le lundi 5 juin 2006 à 1012

Très beau roman

"Spofforth remonte la Cinquième Avenue. Il est minuit. Spofforth se met à siffler. Un air dont il ignore le nom, mais de cela, il ne soucie guère. C'est un air compliqué, un air qu'il siffle souvent lorsqu'il est seul..."
Robert Spofforth vaque àa ses occupations de tous les jours comme on lui a dit de le faire, d'apprendre la tâche qu'on l'a programmé à faire, alors qu'autour de lui, le monde s'enfonce doucement dans la décrépitude, les gens s'individualisent, ne se parlent plus, enfermés dans leur monde intérieur à cause des drogues, se suicident...comme lui aimerait le faire. Sauf que Bob n'a pas été programmé pour mettre fin à ses jours. C'est un robot classe 9 et sa mission est de prendre soin du monde...
L'Homme est né de la longue évolution de la vie. C'est un aboutissement, en quelque sorte le chef d'oeuvre de la création de Mère Nature.
Vraiment ?
Mais si la Nature l'a doté de tant de talents qui le différencient des autres espèces vivantes de la Terre, qui l'ont érigé maître de la planète, qui pourra le faire tomber ?
Lui-même.
Walter Tevis nous décrit un monde où la décrépitude gagne largement du terrain, mettant peu à peu la tête de l'Homme sous l'eau pour l'asphyxier, en le mettant dans la plus favorable des situations: le plaisir à l'état pur. Et de la bonne en plus.
Il ne vit désormais plus que par la drogue comme moyen de ne plus faire face à la réalité qui blesse, qui fait couler les larmes, qui procure aussi son lot de joie, parfois fugitive, à en faire mal, qui nous donne un amour et nous le reprend. Comment ça, la vie, c'est aussi les coups ?! Reprenons un pillule ou un joint et ça ira mieux. Sauf que, les pillules du bonheur nous enferment dans du coton, une prison de coton qui nous isole du mal, de l'extérieur et de l'Autre. Or ne sommes nous pas une société ? Ne vivons pas parce que nous sommes en société, parce que nous avons besoin des autres ? Le monde peut-il tourner sans les autres ? Encore une illusion dérisoire.
Mais ne nous y trompons pas, ce roman ne parle pas de drogue, qui n'est qu'un moyen comme un autre, mais de l'individuallisme, l'isolation de l'être et son incapacité à pouvoir garantir une cohésion de la société sans ce ciment qu'est le rapport à l'Autre, pleinement au travers d'interactions inévitables. Sinon...
Sinon, c'est la chute, pour la société, l'Homme n'a aucune chance de pouvoir lutter. Il doit lutter, il doit s'y employer de toutes ses forces, il doit travailler à progresser et le plaisir seul ne suffirait à garantir la force d'aller de l'avant. L'instrumentalisation du labeur par le biais du robot est il une solution ? Peut être sera il la solution de l'extinction...
L'étincelle de l'espoir viendra...
L'oiseau d'Amérique est un vrai un beau roman à plusieurs voix évocateur, à la croisée des fleurs pour Algernon, le meilleur des mondes et des robots, Walter Tevis nous adresse un message de l'espoir qu'il nous reste, encore.

La conclusion de

Un beau vrai roman qui allie qualités d'écriture et de narration sur la chute insensée de l'humanité. A lire d'urgence !

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