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Critique de la Bande Dessinée : L'Exode

Avis critique rédigé par Lucie M. le mardi 2 mai 2006 à 16:07

Dans la vallé, éh ho, de Tir Nan Og, la li lala…

“On les appelait enfants des landes. On les appelait peuple de lumière. Ils étaient les Tuatha de Danann. Ils avaient toujours été là – plus vieux que l’Irlande elle-même – apparaissant et disparaissant au gré des saisons…Ils étaient le vent dans les bruyères. La douce rosée des songes. Ils étaient les juges. Les consolateurs…Nous étions en 1851…Et doucement… l’Irlande se mourait“.
Nous voici donc en 1899 à New York, où nous suivrons les mésaventures quotidiennes d’une fille et de trois garçons, garnements des rues livrés à eux-mêmes. Cela se passera bien après l’épisode du grand exode de ces centaines de milliers d’irlandais poussés par la famine à quitter leur terre et malheureusement leur famille. Mais Tir Nan Og met l’accent également sur leurs croyances puisque ce n’est pas que cela qu’ils quittèrent, ils quittèrent également leurs croyances les plus profondes en annihilant même certaine d’entre elles. Ce n’est pas que la terre d’Irlande qui se meurt, mais la mythologie de tout un peuple. Une mythologie très ancienne venue des Celtes où évoluent les Tuatha de Danann dieux protecteurs à la morphologie féerique et elfique.
Cet exode sera nocif pour leur progéniture ainsi que pour leur culture celtique. Le royaume de Tir nan Og, dont l’entrée se trouve à New York, en sera même plongé dans une léthargie profonde et son accès en sera clos. Pourtant, des Tuatha de Danann traînent encore à New York et certains d’entre eux cherchent même le moyen de rouvrir le passage menant à cette merveilleuse contrée pour des buts personnels, mais il n’y a pas qu’eux !…C’est ce qu’apprendront, malgré eux, les quatre petits garnements vivants de vols et de magouilles dans ce New York si nocif pour les immigrés.
Aux commandes de ce premier tome de Tir Nan Og, l’écrivain français, Fabrice Colin, et la dessinatrice belge, Elvire de Cock. Cette collaboration est à surligner d’un trait rouge puisqu’il s’agit, pour tous deux, d’une première publication dans le monde de la bande dessinée. Un beau début de plus ! Ce premier tome, alliant l’histoire et la mythologie du peuple irlandais, est savamment dosé grâce à l’élaboration du scénario de Fabrice Colin qui y apporte une touche façon conte urbain et où l’on ressent également son côté romancier. Un côté perceptible, car il nous semble que ce scénario est composé de deux parties bien distinctes. Une partie pour la narration et une seconde partie pour les dialogues qui au gré des pages viendront se rejoindre en la personne de Stephen qui sera en définitive le narrateur de cette histoire. Ensuite, n’oublions surtout pas de parler du dessin d’Elvire de Cock. Un dessin élégant tout imprégné de contrastes colorés dont les dégradés rappellent parfois l’aquarelle. Un dessin très surligné d’ailleurs où l’on peut encore discerner les coups de crayons de la dessinatrice ce qui donne un côté suranné à l’ensemble se mariant très bien à l’époque où se déroule l’histoire. Elvire de Cock a su indéniablement bien illustrer le scénario de Fabrice Colin.

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Pourrait-on qualifier cette entrée dans le monde de la bande dessinée de l’écrivain Fabrice Colin et de la dessinatrice Elvire de Cock comme fracassante ? Oui et non puisque nous ne pouvons réellement juger le devenir d’une série de bandes de dessinée qui vient de débuter. Une série qui n’a pas encore de suite annoncée et qui ne pourrait être qu’un seul coup d’essai pour un romancier très connu dans la communauté fantastique et autre et également un essai pour une dessinatrice peu connue. En revanche, nous nous laissons porter par le récit où cette bande de garnements évolue dans un New York, froid et distant, où se glissent des créatures celtiques merveilleuses qui semblent entamer une lutte contre l’urbanisme illustré par l’apparition des terribles Tecknées…à suivre !

Critique de publiée le 2 mai 2006.

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