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Critique du Roman : Le chant de Kali
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Critique du Roman : Le chant de Kali

Avis critique rédigé par Manu B. le samedi 22 avril 2006 à 0509

Calcutta

« Il est des lieux maléfiques qui ne devraient pas exister. Il est des villes malfaisantes où l’on ne devrait pas demeurer. Calcutta est de celles-là. Avant Calcutta, pareille idée m’aurait fait rire. Avant Calcutta, je ne croyais pas au mal, et surtout pas comme s’il était une force indépendante des hommes. Avant Calcutta, je n’étais qu’un imbécile …»
1977, Robert Luczak est un poète romantique, heureux comme la majorité des hommes vivants aux USA, avec une vie comme tout le monde, marié avec sa charmante femme d’origine indienne, et père d’une jolie petite Victoria. Puis on lui confie la mission d’aller à Calcutta, pour chercher le manuscrit d’un poète indien, Das, qui est porté disparu depuis huit ans. Or, ce manuscrit est beaucoup récent que cela. Luczak prend donc l’avion, accompagné par sa femme et sa fille et découvre, dès les premiers pas à l’aéroport, Calcutta, dans toute sa grandeur, dans toute sa misère et tout son mystère…
Premier roman. Dan Simmons est bien connu pour ses Cantos d'Hyperion, chef-d'oeuvre absolu de la Science Fiction des années 80-90. Or, ce que l'on peut aussi lire dans Hypérion, Dan Simmons est aussi et surtout un auteur d'horreur et de fantastique. Le chant de Kali est donc dans cette mouvance horrifique. Il est d'ailleurs intéressant de noter que pour un premier roman, Dan Simmons frappe déjà un grand coup. J'ai le sentiment que ce roman est en quelques sorte un brouillon à son chef-d'oeuvre Hypérion, du moins en contient les germes, puisque certains détails ne peuvent passer inaperçus, comme la mention du poète John Keats ou bien simplement cette déesse Kali et ses nombreux bras comme autant d'épines, au regard hypnotisant et aux dents acérées...
L'atmosphère de Calcutta. Outre une intrigue somme tout intéressante, Simmons se penche sur le fossé des cultures occidentale et orientale et l'incompréhension qui peut naître de leur rencontre. Le personnage intéressant est Amrita, épouse de Robert, qui fait le lien entre ces deux conceptions culturelles, puisque d'origine indienne et vivant en occident, elle est capable d'interpréter certains signes avant-coureurs. Ceci étant dit, Simmons s'échine tout de même à décrire Calcutta au travers de nombreux clichés relevant de nos peurs stéréotypées occidentales vis à vis des indiens: sacrifices humains pour les déesses Kali ou Shiva, sectes etc planent sur ce roman où la misère est - a priori dans ce roman - omniprésente. Une image biaisée et datée mais que j'ai aimée parce qu'elle procurait une sensation de malaise et une tension constante tout au long du livre. Même si les moyens sont bancals, le résultat est stupéfiant.
On sent déjà le potentiel narratif de l'auteur qui, après lecture, laisse un petit amer tant il frôle l'inachevé, notamment dans l'horreur. A lire tout de même.

La conclusion de

Le chant de Kali est le premier roman d'un auteur qui allait devenir une figure de la littérature de science fiction mais aussi de l'horreur et du fantastique. Dan Simmons pose le premier pas sur la marche des grands auteurs de ces dernières décennies.

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