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Critique de la Bande Dessinée : L'Ennemie Qui est en Moi
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Critique de la Bande Dessinée : L'Ennemie Qui est en Moi

Avis critique rédigé par David Q. le mardi 11 avril 2006 à 0339

Alice au pays du virtuel

Lorsqu'une jeune femme est sur le point de succomber à sa maladie et que ses médecins ne peuvent rien faire, une solution demeure; La faire traverser en urgence le miroir des Alices pour que son esprit puisse survivre dans ce monde virtuel construit à partir du roman de Lewis Caroll. La jeune femme, prénommée Alice est alors une sans protocole, un être virtuel sans passé pré chargé dans la mémoire centrale du monde.
Qui dit monde virtuel dit monde dans lequel les lois physiques sont différentes. Et en effet, elles le sont. Dès les premières cases, on est plongé dans ce monde aux résonances réelles mais qui est bien différent. La première preuve de cette différence est qu'on y voit rarement le sol et que les constructions défient sans cesse les lois de la physique. On voit des maisons empilées les unes sur les autres, des édifices gigantesques dont la base n'est pas visible ou carrément des objets flottants, comme dans un jeu de plateforme du type Mario Bros. Ces édifices à l'inspiration clairement japonaise campent une ambiance, un monde où tout semble possible, comme une sorte de rêve éveillé construit petit à petit. C'est dans ce monde à mi-chemin entre le jeu vidéo et le réel qu'évoluent les personnages eux aussi réels dans le virtuel.
Le miroir des Alices est un curieux mélange entre magie, technologie, mythe et psychologie. Les personnages "haut niveau" semblent tout puissant et maîtrisent le monde de façon presque magique mais utilisent la technologie, notamment des scripts, des protocoles et autres virus, pour arriver à leurs fins. Ca ressemble à un mélange de Matrix - où les gens sont au courant de leur condition - avec un MMORPG où chacun utilise des lignes de commande, des plug-ins et autres améliorations pour booster son personnage. C'est d'ailleurs un passage rigolo lorsque Alice se rend compte de son apparence, enfin de l'apparence de son avatar, qui es une elfe aux oreilles pointues. Il n'est d'ailleurs pas rare de voir les personnages changer d'habit d'une page à l'autre, comme le ferait un perso de jeu vidéo qui trouve une meilleure armure en chemin.
Mais le miroir des Alices n'est pas qu'un univers original, c'est aussi une BD qui laisse à réfléchir sur les valeurs humaines : la vie, la mort, l'amitié et l'amour. Qu'est ce que la vie lorsqu'on ne meurt plus, qu'on ne vieillit plus, qu'on n'a plus peur ? Que vaut la vie quand on sait qu'on n'est pas dans le monde réel ? Quel est l'intérêt quand on n'est plus limité à rien ? Alice va s poser toutes ces questions et va, du coup, déclencher des évènements propres à tout chambouler.
Un chamboulement qui s'accompagne de dessins hauts en couleurs mélangeant plusieurs styles et technologies. Tout d'abord mélange entre le manga pour les visages et les tenues, et la BD traditionnelle pour la mise en page, la colorisation et les décors, on sent l'influence de Kara pour ces deux cultures. Ensuite, mélange de dessin traditionnel, de colorisation informatique et de 3D, la technique utilisée illustre parfaitement le miroir des Alices en utilisant les avantages de chaque méthode pour produire un album de qualité. Même si la mise en page aurait pu être plus audacieuse et les dessins parfois un peu moins puérils - sur quelques cases seulement - il n'empêche que l'aspect graphique soit une réussite qui confère une ambiance particulière à la BD, un sentiment de connaître ce monde sans y avoir jamais été. Un plaisir que la plastique d'Alice et Lay-Ing contribue à augmenter grâce à leurs tenues sexy. De quoi se mettre au zen de suite.

La conclusion de

Le miroir des Alices est une véritable réflexion spirituelle sur les mondes virtuels, mêlant beauté des images et originalité du scénario, le tout enrobé de culture japonaise. Un excellent livre qui nous permet de mieux apprécier notre monde réel.

Que faut-il en retenir ?

  • L'inspiration de la culture japonaise
  • Lay-ing et Alice toujours sexy
  • Les nombreuses questions spirituelles
  • Le mélange dessin et 3D

Que faut-il oublier ?

  • Quelques cases (très rare) un peu "jeunes"

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