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Critique du Roman : Téranésie
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Critique du Roman : Téranésie

Avis critique rédigé par Manu B. le vendredi 24 mars 2006 à 0354

Un Greg Egan un ton en-dessous

"L'île étant trop petite pour accueillir une communauté et trop élevée des routes maritimes habituelles pour servir de repère cartographique, les habitants des îles Kai et Tanimbar n'avaient jamais eu de raison de lui donner un nom..."
Prabir est un enfant plutôt précoce. Il vit en compagnie de ses parents et de sa petite soeur Madhusree sur une île à l'écart de tout pour la simple et bonne raison que son père et sa mère, biologistes chercheurs ont trouvé une race mutante de papillons. D'origine indienne, ils se sont donc exilés sur ce petit bout de terre paradisiaque qu'ils ont nommé Téranasie. Mais la guerre dans cette partie du monde vient apporter son lot de drame et mort. Prabir et Madusree doivent se sauver...
La biologie semble être la marotte de ce mathématicien et c'est donc avec plaisir que j'ai abordé ce roman. Cet écrivain, qui avait transcendé la mécanique quantique au travers de son chef-d'oeuvre Isolation, nous décrit un monde comme toujours très proche du notre. Dans un background très actuel: un conflit dans les îles de Papouasie, Prabir, son héros, est un enfant surdoué. Greg Egan, dont on avait peut-être reproché le manque de psychologie de ses personnages au profit du thème scientifique, pour le coup, peaufine très bien Prabir. C'est un enfant qui a subit un atroce traumatisme, et qui, devenu adulte en porte encore de profonds stigmates.
Greg Egan arrondit-il les angles ? Peut-être, et cela rend son roman plus lisible pour le profane, et moins intéressant pour le spécialiste scientifique. En contrepartie, il s'attache à aborder les thèmes du fanatisme religieux -de manière moins poussée que dans l'énigme de l'univers certes-, effleure la guerre et ses conséquences dramatiques, et le danger que représente internet vis à vis des enfants.
Son thème principal est tout de même la biologie génétique et c'est là qu'il déçoit un peu, parce qu'il manque de profondeur. L'intrigue se base sur cet élément mutagène qui va intriguer le monde scientifique, et fortement influer sur la faune et la flore locales. Le point très intéressant est de lier cet élement à la mécanique quantique pour expliquer son essence-même, mais je ne peux en dire plus sans en dévoiler le dénouement!
Le résultat est donc très plaisant à lire, ce monde est suffisamment "humain" et psychologiquement parfait pour qu'on se demande si ce roman est vraiment de la science-fiction ou une projection à court terme de notre monde. C'est ce sentiment-même qui peut décevoir les inconditionnels de Greg Egan. Il a peut-être déçu un public pour en convaincre un autre de son talent incontestable.

La conclusion de

Greg Egan, le pape de la hard-science, après ses oeuvres phares Isolation, l'énigme de l'univers et la cité des permutants signe un roman moins ambitieux que d'habitude. Et ça se ressent. Un goût amer d'inachevé nous reste dans la bouche.

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