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L'arme des dieux >

Critique de la Bande Dessinée : L'arme des dieux

Avis critique rédigé par Lucie M. le dimanche 22 janvier 2006 à 09:47

Qui sont réellement ces dieux?

D’anciennes légendes racontent qu’un homme sans nom, né adulte, et qui échappe aux pouvoirs des dieux, viendra un jour les détruire…
Redhand, l’homme né homme, poursuit sa quête d’oubli et malgré lui sera rattrapé par ses facultés singulières. La magie est inefficace sur celui-ci et Redhand possède d’énormes aptitudes au combat. Venu se fondre dans l’anonymat d’une grande cité portuaire, Redhand est vite contraint de suivre deux voleurs, le magicien Ishmin et la belle Mara, suite à une altercation dans une taverne. Les deux voleurs voient dans les facultés de Redhand un compagnon idéal pour améliorer leur quotidien de pauvres hères. Bientôt, ils se liront d’amitié. Cependant, Redhand ne passe pas inaperçu et un notable du nom de Radric désirera utiliser les aptitudes du valeureux Redhand pour subtiliser une relique placée dans l’un des temples de la cité…
C’est en 2004 que débute la série Redhand, issue de la collaboration du scénariste américain Kurt Busiek avec le dessinateur italien Mario Alberti. L’histoire est celle de Rehdand, un homme né adulte n'ayant pas sa place dans le monde qui l'entoure. Un monde régi par la magie et l’adoration de plusieurs dieux où de nombreux temples ont été édifiés pour leur rendre hommage. Redhand est un homme désabusé devant tant de crédulité à travers la dévotion de certains. Il est en quête de paix et d’oubli suite à sa désastreuse aventure dans le tome 1, le Prix de l'oubli.
Pourtant Redhand se pose beaucoup de questions. Comment se fait-il qu’en adorant autant de dieux avec dévotion il y ait encore des classes sociales dans toutes les cités et que certains de ses habitants souffrent toujours de la pauvreté ? C’est Ishmin, le magicien, qui lui apprendra les raisons de cette injustice : Il fut un temps où tous les hommes vivaient en harmonie et où la pauvreté n’existait pas. Néanmoins, le seizième dieu, serait venu embrouiller l’esprit de certains d’entre eux en leur inculquant l’avidité, la malice et l’orgueil. Et à cause de cela, les hommes se seraient révoltés et auraient détruit la plupart des citadelles de leurs seigneurs. Le résultat étant que les dieux, courroucés, n’eurent plus confiance envers les humains et leur enlevèrent leur libre arbitre.
C’est dans un univers régi par la magie et le pouvoir des dieux, que Kurt Busiek entame une étrange quête de savoir avec son personnage Redhand. Aidé par le dessin de Mario Alberti, ce héros naît de nulle part, est un véritable mystère. Il est comme qui dirait issu d’une autre époque. Ne serait-il pas possible que cet homme étrange soit un visiteur du futur ou plutôt du passé ? Du temps où les hommes pouvaient encore réfléchir de manière scientifique et ne pas se fonder uniquement sur le bon vouloir des dieux. D’ailleurs, la possibilité que Redhand vienne du passé se révèle quelque peu quand il arrive à subtiliser cette arme très puissante qui est en fait une arme nucléaire ! On voit également quelques détails révélateurs dans les décors somptueux réalisés par Mario Alberti, comme à l’exemple d’une guitare électrique glissée dans le paysage d’un temple.
Mario Alberti excelle dans l’art des décors. Cela se voit dès les premières pages où l’on découvre le port de la cité Silacaea mis sur toute une double pleine page. En revanche, l’élaboration morphologique de ses personnages laisse à désirer. Parfois trop petits, on voit qu’il a dû mal à respecter les normes du corps humain. Pour continuer sur les défauts, certains passages nous semblent quelque peu fouillis à cause d’une mise en page ressemblant à une vitre cassée. Nous n’arrivons pas trop à suivre l’action du récit et cela est bien dommage. Ensuite, je reprocherais quelque petits défauts dans l’élaboration des dialogues qui sont légèrement plats et linéaires.

75

Malgré une histoire réellement intéressante et des décors détaillés, le duo Kurt Busiek et Mario Alberti manque de tonus. Notre lecture s’essouffle quelque peu à cause de dialogues pas très vifs, de personnages peu soignés en ce qui concerne leur morphologie et certains passages où la mise en page devient chaotique. Dommage, car le récit des aventures de Redhand est réellement intéressant !

Critique de publiée le 22 janvier 2006.

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