Marco Beltrami a fait du chemin depuis qu'il a été l'élève de
Jerry Goldsmith. Sa première composition, pour
scream fait à l'époque déjà partie des musiques de genre, fantastique ou horreur, un genre qu'il continuera à alimenter de son talent jusqu'à aujourd'hui. Il est passé par
scream 2,
mimic,
the faculty,
scream 3,
the crow salvation,
resident evil,
halloween resurrection,
Terminator 3,
I robot, Hellboy,
underworld evolution,
the omen et sa toute dernière création:
Max Payne.
Peut-on parler d'un spécialiste du genre ? On dira que c'est un habitué, certes, même s'il peine à trouver le petit truc qui le mettra au panthéon des grands compositeurs de genre, à côté des
John Williams,
James Horner ou
Hans Zimmer.
Max Payne s'inscrit dans les grands films de justicier où Max Payne, passant d'une vie heureuse à celle d'un écorché vif, ne voit plus que par les yeux de la vengeance. Tiré du jeu Max Payne qui a eu un succès considérable et donc attiré les scénaristes pour une énième adaptation cinématographique d'un jeu vidéo (ça devient une habitude, ces dernières années, alors qu'il y a encore des chefs d'oeuvre de la littérature qui n'attendent que cela), Max Payne semble n'avoir pas comblé les critiques du fait d'un scénario assez mince. Ceci étant dit, qui dit mauvais film ne sous-entend pas forcément mauvaise bande originale.
Marco Beltrami instille dès les premières notes une ambiance qui repose sur l'utilisation des instruments classiques et de la musique électronique. Le premier morceau
Max attacks plante le décor et montre d'emblée toutes les facettes du score tout entier: le piano avec un fond de synthétiseur, puis samples électronique, percussions, cordes et cuivres sans toutefois dégager un thème vraiment marquant.
La suite montre toutes les déclinaisons de ce morceau moins l'un ou l'autre des ingrédients, ce qui n'empêche pas qu'ici ou là on ait des morceaux qui touchent l'auditeur.
Payneful piano avec un fond de synthé et un piano suscite un sentiment de profonde mélancolie qui éveille beaucoup d'émotion. On a la même perception en écoutant
dark heaven où le piano est accompagné par les cordes dans une complainte triste et extrêmement touchante. Toujours dans les morceaux lents et tristes,
Marco beltrami, avec
heaven to the max, compose une envolée musicale qui prend aux tripes, avec simplement deux violons.
Il nous plonge dans l'ambiant music dans des morceaux tels que
Max returns dans un mix piano/synthé/cordes et cuivres sporadiques, ou bien le début de
factoring max.
Investigation (intéressant avec ses staccatos),
storming the office ou
lupino spreads his wings sont des recherches de sonorités afin de plomber un peu plus l'ambiance. Etonnamment, le compositeur (aidé de Buck Sanders) n'arrive à faire tomber la température de plus de quelques degrés, de façon à faire frissonner l'auditeur ou bien à le mettre mal à l'aise. Il manque le petit truc.