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Critique du Roman : Marée Stellaire
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Critique du Roman : Marée Stellaire

Avis critique rédigé par Manu B. le vendredi 13 janvier 2006 à 0649

La fuite du Streaker

« Extrait du journal de bord Gillian Baskin
Le Streaker se traîne comme un chien sur trois pattes. Hier, nous avons pris le risque d’effectuer un bond en surmultiplié afin de mettre une certaine distance entre nous et les Galactiques lancés à notre poursuite. L’unique bobine de probabilité qui ait survécu à la bataille de Morgran n’a cessé de gémir et de râler mais elle a finalement consenti à nous relâcher ici dans le puits de basse gravité d’une naine de population II nommée Kthsemenee… »

L'univers est un vaste lieu où la vie a fait son apparition même aux premièrs stades de son expansion. Ainsi donc les hommes sur Terre ne sont pas les seuls êtres vivants ayant accédé à la sapience. Ce qu'ils ne savent pas, c'est qu'ils sont les premiers à s'y être hissés eux-mêmes... La vie fourmille dans l'univers, et les races qui sont déjà au niveau sapiens "aident" d'autres à y parvenir... avec une contrepartie: elles sont plus ou moins leurs serviteurs pendant quelques milliers d'années, voire plus. Un profit considérable pour les races supérieures ! Alors quelle rage quand ces races découvrent l'Homme déjà au stade supérieur lorsqu'il est découvert par les Galactiques ! Ces chiens fous ont en outre une arrogance et une chance folle. A peine le statut de race indépendante atteint, malgré leur sapience d'à peine quelques milliers d'années d'existence, ils entreprennent d'élever d'autres races: les dauphins et les chimpanzés. Pire encore: le Streaker, vaisseau humain dont l'équipage est constitué d'hommes, femmes, neo-dauphins et neo-chimpanzés, vient de tomber sur un artefact remontant à la nuit des temps, provenant très certainement des premiers sapiens de l'univers. Les galactiques n'entendent pas de voir damner le pion aussi facilement...
Les ET et Brin. Est-ce étonnant si David Brin écrit des romans de science-fiction dont l'action se situe de facto dans l'univers remplis de vaisseaux stellaires plus vrais que nature ? Quand on est docteur en astrophysique, la réponse est non. Car Monsieur Brin est une tête. Il maîtrise l'astrophysique qu'il a enseignée et a même été consultant pour la NASA. Autant dire qu'il se plaît à décrire l'intérieur d'un astronef. C'est pourquoi j'imagine que c'est avec jubilation qu'il écrit cette histoire qui s'inscrit en grande partie comme huis clos où un équipage doit faire face à la plus grande peur de leur vie: toute une clique d'ETs aussi dangereux les uns que les autres en veulent à leur peau, dans l'espoir de récupérer l'objet aussi ancien que l'univers. David Brin aime ces ETs, il aime décrire des races assez variées auxquelles il donne une société puis une culture, un comportement, une place dans l'univers et enfin la vie. Certaines races sont parfois au bord de la caricature. Je suis d'avis que c'est de manière ironique et subtile que Brin s'attache à nous décrire ce genre d'ETs, pour peut-être rendre hommage aux grands auteurs de l'âge d'or: Van Vogt ou particulièrement Jack Vance, ce dernier étant le pape du planet opera. Toujours est il que ce roman regorge de descriptions de races ET de tous poils et de toutes plumes !
L'évolution. Mais ce qui m'a le plus fasciné dans ce roman est cette notion de races patronnes et races "soumises". La théorie mise en exergue est que chaque race a un potentiel pour évoluer vers l'intelligence, une intelligence qui la mènera vers les étoiles pour devenir une des races des Galactiques. Or il faut une race patronne pour les mettre sur la voie, par manipulation génétique. Alors les Hommes de la Terre auraient-ils un patron ? On peut dès lors se poser la question de l'évolution de l'homme. Quand a-t-il acquis ce gène qui lui a permis de se différencier de son cousin le chimpanzé ou l'orang-outang ? Et si cette étincelle était d'origine cosmique ? Autant de questions auxquelles on ne peut légitimement encore répondre. Le deuxième point sur lequel David Brin a basé son roman est cette relation entre l'homme le singe, et le dauphin. Puisque nous sommes proches génétiquement de notre cousin animal, comment évoluerait ce dernier avec un petit coup de pouce génétique ? Quels seraient nos relations avec lui ? L'auteur imagine aussi que les dauphins acquièrent la parole d'une manière telle que le résultat est stupéfiant. A croire que le langage est à l'image de son propriétaire. Les fins (dauphins) s'expriment par trilles, des chants poétiques dont les origines abyssales terrestres et qui ont une profondeur quasi incompréhensible pour le lecteur. Cette incompréhension s'expliquerait par la structure du roman qui montre le point de vue de chaque antagoniste, d'où cette confusion lorsque David Brin laisse s'exprimer ses dauphins et autres, comme si les extraits écrits, son texte qui leur était consacré appartenait aux dauphins, chimps ou bien aux autres Galactiques.
Un beau roman, dans le plus pur esprit du space opera, aux ET nombreux et variés, dont on pourra reprocher la banalité de l'intrigue.

La conclusion de

Marée Stellaire est le premier roman de science fiction que j'ai lu d'où mon jugement de coeur. Mais au-delà de cet aspect, ce roman a les ingrédients en terme de trame, de construction, d'imagination des ET pour mériter amplement son Hugo.
Prix Hugo en 1984 Locus en 1984 Nebula en 1984

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