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Critique du Film : Lost Highway
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Critique du Film : Lost Highway

Avis critique rédigé par Lucie M. le mardi 10 janvier 2006 à 0314

Lost Highway

Quand on entre dans l’univers de David Lynch, on n’est loin de se douter qu’il va être fort difficile de s’en défaire. David Lynch sait envahir le spectateur par son inqualifiable savoir faire. Des images à la narration tout en passant par la direction des acteurs et en finissant avec son travail audio recherché, ses films sont de réelles œuvres artistiques et sensorielles.
Avec la réalisation de Lost Highway, Lynch opte pour une nouvelle forme de narration. Il s’introduit dans son film à travers le personnage de l’Homme MystérieuxRobert Blake – et de fait il dicte les règles de sa réalisation mais de l’intérieur. Les acteurs passent de conteur à spectateur/témoin. D’ailleurs cette échange se ressent dès le départ où les acteurs principaux, Bill Pullman – Fred Madison – et la belle Patricia Arquette – Rennée/Alice –, reçoivent des vidéos de leur maison filmées par une personne mystérieuse. Cela continue également quand Bill Pullman revient à lui-même, et en compagnie de l’Homme Mystérieux, filment Robert Loggia - Mr. Eddy/Dick Laurent – en mauvaise posture dans le désert. Cette vue narrative rejoint son habituel traitement du dédoublement de la personnalité. Un thème récurrent qu’il sait aborder avec une touche de fantastique.
Bon soyons sérieux, avons-nous les moyens d’interpréter l’univers de Lost Highway. Et si tout simplement on ne pouvait pas l’interpréter ! Et si il était tel le mystérieux sourire de la Joconde ? Et si il était tout simplement un film inexplicable où se mêlent rêve, beauté et le tréfonds d’une âme torturée ?
A part une élaboration d’histoire assez complexe jouant sur le temps, Lost Highway contient des scènes au pouvoir de séduction sans précédent. Agrémenté par des acteurs extrêmement bien dirigés, Lost Highway est un film qui sait nous ensorceler tout au long de sa vision. Certaines scènes sont inoubliables à l’exemple de celle où Robert Loggia - Mr.Eddy/Dick Laurent – donne une leçon du code de la route, des plus traumatisantes, à un foutu chauffard ou des scènes d’une violence sanglante, dignes d’un film gore, comme celle du cambriolage commis par Patricia Arquette – Alice – et Balthazar Getty - Pete Dayton – où la victime termine la tête la première dans un angle de table basse. Néanmoins toutes ces scènes sont pourvues d’une atmosphère très particulière, à la limite hermétique, mais qui transpirent la sensualité à fleur d’image.
On retrouve également les petites manies de David Lynch. Le récurent rideaux de théâtre - ou même le lieu dans certains films - qui se trouve dans la maison de Bill Pullman et de Patricia Arquette. Ce rattachement au monde du spectacle et du rêve est un thème précieux chez le réalisateur. Et les éternels fondus au noir qui sont, soit dit en passant, très perturbants.
Il faut également souligner l’inventif travail sonore qu’effectue David Lynch. A l’exemple d’une performance sonore et visuelle, il touche le spectateur en mettant à profit sa perception auditive. Cela se remarque en début de film, quand Bill Pullman et Patricia Arquette chuchotent leurs dialogues et que certains bruits du quotidien, comme la sonnerie de l’interphone ou même le crépitement d’un feu dans une cheminée, viennent se jeter à nos oreilles. La bande originale est composée de divers styles musicaux, aussi bien de musiciens tel que l’éternel David Bowie qui nous chante pendant le générique du film « I’m deranged » en passant par les excellentes compositions de Barry Adamson, les irruptions tonitruantes d’un saxophone d’Angelo Badalamenti et en finissant par des touches de métal comme celles de Rammstein ou de Marylin Manson qu’on aperçoit dans une des scènes du film en compagnie de son ancien bassiste Twiggy Ramirez. Toute cette musique a été réunie, en collaboration de Lynch, par un compositeur de génie le grand Trent Reznor, fondateur et membre du groupe Nine Inch Nails.

La conclusion de

David Lynch nous livre un véritable chef d’œuvre dérangeant d’une beauté inqualifiable. Après avoir visionné Lost Highway, beaucoup chercheront à percer le secret de ce long métrage et le message qu’a voulu transmettre le réalisateur. Et si Lost Highway n’était en fin de compte qu’une sorte de fabuleux rêve ayant la faculté de nous transporter, nous le spectateur et eux les acteurs, dans une indicible descente vers les profondeurs de l’âme d’un réalisateur de génie David Lycnh.

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