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Critique du Film : Les Frissons de l'angoisse
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Critique du Film : Les Frissons de l'angoisse

Avis critique rédigé par Lucie M. le dimanche 8 janvier 2006 à 1004

Profondo Rosso

Mark Daly est un pianiste de jazz. Fraîchement installé à Turin pour enseigner le piano au conservatoire, il va être le témoin d’un meurtre sanglant perpétré sur l’une de ses voisines, Helga Ullman, une célèbre parapsychologue. Cette dernière, de passage en Italie pour présider une conférence, venait juste de ressentir des ondes malfaisantes présageants un probable assassin. Mark Daly, désireux de lui porter secours, aura le sentiment d’avoir aperçu un tableau indiquant un précieux indice dans l’appartement de la victime. Aidé par la journaliste Gianna Brezzi, rencontrée sur le lieu du crime, Mark Daly sera entraîné malgré lui vers une enquête des plus terrifiantes.
Profondo Rosso marquera différents changements dans le courant de la vie de Dario Argento ainsi que dans sa carrière. Premièrement il fait la connaissance de sa future femme et co-scénariste, le belle Daria Nicolodi, qui est également la mère d’Asia Argento et l’inspiratrice de la trilogie inachevée des sorcières. Deuxièmement il rencontre, suite à une mésentente avec Giorgio Gaslini, le groupe des Goblin ; futurs compositeurs attitrés des bandes originales de ses films. Profondo Rosso est en quelque sorte le film charnière donnant le ton aux futures réalisations d’Argento et cela même si il présente des caractéristiques analogues aux précédents gallios du réalisateur.
Dario Argento donne le ton traumatique de Profondo Rosso dès les premières minutes du film. Avec en fond sonore la musique des Goblin, on assiste à un meurtre violent projeté en ombre chinoise sur un pan de mur. Suite à cela, l’arme du crime se révèle aux yeux du spectateur et on découvre un couteau de boucher sanguinolent atterrissant aux pieds d’un enfant. D’ailleurs on ne sait pas exactement si ce sont les pieds d’une petite fille ou ceux d’un petit garçon. Le ton traumatique et intriguant est donné. Il continuera tout au long du film agrémenté par des soudains fondus au noir venant déstabiliser le spectateur. Argento excelle dans l’art de nous déstabiliser et cela jusqu’à la dernière minute.
On retrouve également plusieurs repères spécifiques à la réalisation d’Argento. Néanmoins, l’emploi de la caméra subjective se fait plus présent et invite le spectateur à se glisser dans la peau du tueur ; dont on aperçoit souvent les gants de cuir ou voire juste ses yeux. Plusieurs scènes de meurtre sont ignobles et carrément surréalistes ; comme à l’exemple de celle où l’un des protagonistes, protecteur de la voyante Helga Ullman, se fait frapper la bouche sur différents coins de meubles avant de se faire transpercer le cou par une espèce de machette.
En revanche, des perspectives nouvelles s’offrent à la réalisation d'Argento avec l’utilisation d’un rendu proche de la vie quotidienne italienne. Cette démonstration, à l’approche fellinienne, se réalise par l’emploi de petits détails fort intéressants au gré du film. Nous assistons tout d’un coup à une bagarre de chiens en pleine rue ou nous découvrons des personnages à la limite du grotesque ; comme à l’exemple de la petite fille rousse qui aime à torturer des animaux. Cette approche vient sûrement de la collaboration d’Argento avec le scénariste Bernardino Zapponi dont le travail avec Fellini est reconnu. Ces passages ou ces personnages n’apportent rien de bien spécifiques au déroulement de l’enquête de Mark Daly mais ils agrémentent la réalisation du film tout en lui donnant ce côté très fellinien.

La conclusion de

Profondo Rosso marque une époque de transition vers ce que va devenir la réalisation singulière de Dario Argento. Se détournant de ses gallios d’origines, il part quérir d’autres sources d’inspiration dans le fantastique. C'est grâce à des films comme Suspiria qu'il devient l’un des réalisateurs les plus apte à nous faire ressentir par une atmosphère à la sonorité hermétique et à la touche colorée des histoires toutes aussi traumatisantes les unes que les autres.

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